Lisez dans mes pensées… à vos risques et périls !
« Quand on ne sait pas où on va, la vitesse du déplacement ne compte plus. » Cees Nooteboom

Florence, Mai 2009
Par : Bilel
Voici un bouquin que j’ai acheté il y a plusieurs mois et que j’ai prêté à pas mal d’amis avant de lire. C’est un chef d’Å“uvre de la presse Business des 10 dernières années présentant une analyse qui a fait et fera office de bouée de secours pour bien des entreprises qui souffrent la concurrence.
Les deux écrivains assimilent la place de marché à un océan. Plus la concurrence est rude, des requins se battent et s’arrachent petits et gros poissons (clients) et l’océan se mélange de sang et prend de la couleur. Dans cette guerre, les business ont tendance à faire focus sur leur concurrents, les imiter, les contrer, les éviter…
L’idée est de dire qu’il peut être beaucoup plus intelligent de créer un océan bleu ; s’adresser à des individus non acheteurs ou même consommateurs mais que seraient sensibles à une offre différente, avec justement un produit abordable et qui met en avant des valeurs qui sont négligées par les autres offres. Se différencier de cette façon fait que la concurrence sera tout juste obsolète ; l’offre est tellement différente sur certains points que vous n’aurez plus de concurrents directs, et vous concentrez vos efforts non plus sur eux mais sur vos clients.
Ce processus passe par l’innovation au niveau de la chaîne des valeurs. Vous définissez l’ensemble des valeurs (bénéfices client) sur lesquels vous et vos concurrents faites des investissements, vous éliminez certaines valeurs (coûteuses ou pas pertinentes pour les clients), en renforcez d’autres et créez des nouvelles qui n’existaient pas dans la chaîne. L’ensemble constituera une configurations bien différence de celle de vos concurrents.
A titre d’exemple, quand le commerce des cirques était peu rentable (plus d’offre que de demande, peu d’intérêt pour les parents, énormément d’investissement sur les animaux et les artistes…), Cirque du Soleil ont fait la différence en minimisant les coûts (bcp moins d’animaux, des artistes pas forcément expérimentés, peu d’efforts sur la déco des tentes…) et en créant la différence au niveau du show ; le focus a basculé du dressage/domptage des animaux vers un spectacle complet avec de la danse, de la musique et un thème (histoire) se rapprochant ainsi du théâtre tout un gardant la fantaisie du cirque. Résultat : des prix plus raisonnables pour un spectacle bcp plus riche attirant petits et grand, un lieu où on peut aller se divertir en soirée.
Le livre explique toutes les étapes de réflexion et de mise en Å“uvre d’une « Blue Ocean Strategy ». Pour moi le seul point qui n’a pas été suffisamment développé c’est de savoir à quel moment et avec quels pré-requis une entreprise peut envisager d’adopter la Value Innovation. Car il y en a qui l’ont tenté à un moment où il ne fallait pas…
W. Chan Kim is Co-Director of the INSEAD Blue Ocean Strategy Institute and The Boston Consulting Group Bruce D. Henderson Chair Professor of Strategy and International Management at INSEAD, France (the world’s second largest business school). En savoir plus
Renée Mauborgne is The INSEAD Distinguished Fellow and a professor of strategy at INSEAD, (the world’s second largest business school). She is also Co-Director of the INSEAD Blue Ocean Strategy Institute. En savoir plus
Le livre : Blue Ocean Strategy: How to create uncontested market space and make the competition irrelevant
Harvard Business School Press, janvier 2005
256 pages
Présentation de l’éditeur :
Kim and Mauborgne’s blue ocean metaphor elegantly summarizes their vision of the kind of expanding, competitor-free markets that innovative companies can navigate. Unlike « red oceans,» which are well explored and crowded with competitors, « blue oceans» represent « untapped market space» and the « opportunity for highly profitable growth.» The only reason more big companies don’t set sail for them, they suggest, is that « the dominant focus of strategy work over the past twenty-five years has been on competition-based red ocean strategies» -i.e., finding new ways to cut costs and grow revenue by taking away market share from the competition. With this groundbreaking book, Kim and Mauborgne-both professors at France’s INSEAD, the second largest business school in the world-aim to repair that bias. Using dozens of examples-from Southwest Airlines and the Cirque du Soleil to Curves and Starbucks-they present the tools and frameworks they’ve developed specifically for the task of analyzing blue oceans. They urge companies to « value innovation» that focuses on « utility, price, and cost positions,» to « create and capture new demand» and to « focus on the big picture, not the numbers.» And while their heavyweight analytical tools may be of real use only to serious strategy planners, their overall vision will inspire entrepreneurs of all stripes, and most of their ideas are presented in a direct, jargon-free manner. Theirs is not the typical business management book’s vague call to action; it is a precise, actionable plan for changing the way companies do business with one resounding piece of advice: swim for open waters.
J’étais donc de passage au salon essentiellement pour la conférence d’Edatis, après j’ai été invité au déj par les organisateurs (que je remercie au passage) et enchaîné par un petit tour du salon. Mon retour est le suivant :
Très respectable vu la non implication des différents acteurs (j’avais suivi les préparatifs) ; les annonceurs/agences hésitant à participer, y’en a qui ont même regretté dès le premier jour de pas avoir réservé un stand, d’autres ne voulaient pas participer si leurs concurrents n’étaient pas là … Bref, un peu de sauce tunisienne pour mariner le tout.
Hormis le fait qu’il n’y avait pas bcp d’agences (j’en ai vu que deux), les exposants n’ont pas mis en valeur leurs stands. J’avais du mal à reconnaître les labels, un peu dommage pour des gens qui sont sensés faire du marketing ! Seuls ont peut se différencier BeeWeb avec leurs fameuses abeilles, et le business a été au rendez-vous… (bravo Teyssir, bonne continuation)
J’ai assisté quelques minutes à une conférence le troisième jour et regardé d’autres en vidéo. Je n’ai pas trouvé le contenu enrichissant. Mon feeling est que les tunisiens n’ont pas encore l’expérience des conférences, il sont là seulement pour s’afficher, aucune valeur ajoutée. Et que de l’autre coté, ça ressemblerait plus à des témoignages personnels et/ou des tables rondes entres acteurs pour discuter de tout et de rien, ce qui traduit un grand vide événementiel dans le sens où le professionnels n’ont pas d’occasions pour discuter au cours de l’année de leur vécu et de leurs préoccupations les plus basiques, alors ils profitent des conférences pour combler ce vide.
A noter aussi une ou deux conférences qui ont été annulée pour absence des intervenants…
L’organisation est très suffisante pour mener à bien cet événement, maintenant pour l’année prochaine faut que les exposants/conférenciers se bougent un peu et séduisent leur public !
Et oui, ils nous ont menti les Philip Morris & co. Les tabacs Light sont exactement aussi nocives que les autres et présentent le même risque. C’était du marketing !
L’escroquerie a été dénoncée en 2006 et confirmée avant hier (vendredi 22/05/09) par le US federal appeals court.
WASHINGTON (AFP) – A US federal appeals court Friday ruled the tobacco industry had deceived smokers by labeling some cigarettes as « light» when they posed just as high a health risk as other brands.
The appeals court confirmed a ruling by a lower court in August 2006 that tobacco companies lied for years about the dangerous effects of such cigarettes.
And it upheld the earlier decision that the companies must remove misleading statements such as « light» or « natural» from cigarette packets.
« We affirm in large part the finding of liability,» the Washington appeals court said in its ruling in the case which pitted the US government against several powerful manufacturers including Philip Morris and Reynolds.

Florence, Mai 2009 – Vue à partir du Ponte Santa Trinita
Par : Bilel
Les touristes l’écoutaient
Ne comprenaient pas, applaudissaient
Ce guitariste-chanteur à Ponte Vecchio
S’en contre-balançait
Engagé dans le rythme
Chantonnait sa jalousie
Pour ces couples enlacés
Il chantait pour ces âmes apprivoisée
Il pensait ainsi que j’étais un intrus
Seul, mal barré
Non monsieur, et l’Italie que vous vantiez
J’étais bien accompagné
C’est même que ma solitude m’étouffait
La solitude, vous connaissez ?
Moi, je ne connaissais pas
Je m’y mets
J’apprends vite, vous savez
On dirait que c’est pour ça que je suis né
Sacrée destinée !