Lisez dans mes pensées… à vos risques et périls !
Dans la dernière de ses éditions, une revue économique tunisienne affirmait en parlant des résultats de la dernière enquête des dépenses des ménages tunisiens, que « par catégorie, les plus riches (parmi les Tunisiens), quelque 747 mille tunisiens dépensent plus de 4000 DT chacun par an » ! Il est vrai que dans le document distribué par le ministère du développement et de l’INS (Institut National de la Statistique ) qui en a été le maître d’œuvre, que cela n’est pas aussi clairement dit. Dans ledit document, la répartition des dépenses familiales a été faite en 7 paliers. Le plus bas est consacré à ceux qui dépensent plus ou moins 400 DT par an et par personne et le plus haut est consacré à ceux qui ont un niveau de dépense de plus de 4000 DT par an et par personne. Ce sont donc, en théorie, les plus pauvres, ceux qui vivent avec légèrement plus d’un Dinar par jour et par personne et ceux qui dépensent, au moins par jour 11 DT et donc les plus riches ! Par défaut ou par souci de ne pas défalquer cette somme des 747 mille Tunisiens et Tunisiennes par tranches de dépenses, cette enquête considère de fait donc comme riche, toute personne ayant un niveau de dépenses de plus de 4000 DT par an !
Riches sans le savoir !
Avant d’aller plus loin dans cette « analyse » (le mot est certainement plus grand que nos connaissances en la matière), rappelons ce qu’a déclaré le Chef de l’Etat tunisien, Zine El Abidine Ben Ali à l’occasion de la célébration du cinquantième anniversaire de la proclamation de la République. « Le revenu annuel moyen par habitant a été porté à 4.000 dinars, et le taux de pauvreté a été ramené à 3,8 %, ce qui a contribué à élargir la classe moyenne de la société tunisienne pour atteindre 80 % » ! Pour ceux qui voudraient une explication scientifique, le revenu par tête (ou RNB par habitant, ou revenu per capita), est défini comme le revenu national brut (RNB) pour une année, divisé par le nombre total d’habitants, ceci pour un pays ou une région donné. C’est ainsi que pour les enquêteurs, ou ceux qui au ministère du développement ont fait la lecture des résultats chiffrés de l’enquête, le seuil de la richesse en Tunisie serait égal au revenu annuel par habitant qui est de 4000 DT !
Prenons ensuite un exemple, celui d’un cadre célibataire qui gagne l’équivalent de 1000 DT par mois. Par an, cela lui fait un revenu annuel de 12 mille DT, sans compter le 13ème mois, la prime de rendement et autres ! En supposant (et ce n’est pas le cas car il est de notoriété que le taux d’épargne tunisien est l’un des plus bas), qu’il en met de côté 5 mille DT par an dans un carnet d’épargne et en dépense le reste en achat de divers biens et services, ce cadre est certainement riche sans le savoir !
Prenons ensuite l’exemple d’un simple chauffeur d’entreprise privé, célibataire lui aussi pour faire toujours simple, et qui est payé un net de 500 DT par mois. Cela lui fait un revenu annuel de 6000 DT net. Lui aussi est apparemment un riche qui s’ignore, puisqu’il va dépenser ses 6000 DT par an !
Pour 1 DT par jour, ce n’est pas la pauvreté, c’est un peu plus !
Sans aller jusqu’à dire que les chiffres de l’INS et de son ministère de tutelle, sont faux, on dira qu’ils restent très imprécis et pourraient donner une fausse image de la société tunisienne. Considérer le premier, comme le second exemple parmi les riches de la Tunisie , est une aberration des plus insoutenables ! Il aurait été plus juste de défalquer plus finement cette portion de la population tunisienne qui dépense plus de 4000 DT ! Cela aurait même augmenté, pour les amateurs de chiffres, celui de la proportion de la classe moyenne ! Un riche ca consommerait plus de la moitié de cette somme en rien qu’en cigarette d’une certaine marque américaine connue ! Qu’appellerait-on alors ces quelques milliers de Tunisien pour les besoins desquels des marques prestigieuses de voiture vendent et se développent ?
L’enquête place ensuite le début de la classe moyenne, à partir d’un seuil de dépenses de 585 DT par an et par personne, c’est-à-dire une dépense de 1,6 DT par jour ou le prix d de moins de deux sandwichs par jour ! La pauvreté, pour les experts de l’INS, ne commencerait donc qu’à partir d’une moyenne de dépense de 1 DT par jour ou une dépense annuelle de 400 DT par personne ! Avec ce que rapporte ce 1 dinar en Tunisie où tout le monde affirme que tous les prix ont augmenté, ce n’est pas uniquement de la pauvreté, c’est un peu plus ! Les chiffres sont pourtant là, la Tunisie ne compte que 376 mille pauvres et cela résoudrait bien toute la dialectique de la caisse de compensation qui se débat dans une dépense annuelle de plus de 450 MDT par an pour ne pas léser ces personnes !
Tout est certainement une simple question de chiffres qui ont des objectifs. On pourra certainement, nous les présenter autrement. Mais le chiffre projette une image et lorsqu’il est déformé, l’image l’est aussi !
Source : African Manager
21 août 07
Les passagers du vol Djerba Tunis, du dimanche 19 août à 20h15, n’en reviennent toujours pas. Après avoir accompli les formalités de sécurité à l’aéroport et embarqué, l’avion de Sevenair a décollé vers Tunis. Arrivé au niveau de Monastir, le pilote a atterri ! Il n’y avait pas de problème de sécurité ou de panne dans l’avion, mais il se trouve que le pilote a atteint ses heures de vol et devait donc dormir comme le stipule la règlementation.
Dans ce cas la question qui se pose est : Pourquoi a-t-il accepté donc de prendre en charge ce vol alors puisqu’il sait qu’il ne va pas mener ses passagers à bon port ?
Mais ce qui est encore plus étonnant, c’est que le mal ne s’arrête pas là, puisque les passagers, parmi lesquels une députée fort connue à Djerba, ont dû passer la nuit sur une chaise à l’aéroport. Le pilote, lui, a passé la nuit dans un hôtel, selon un passager digne de foi.
Une source proche de la compagnie nous présente d’autres éléments. Selon elle, le pilote a fait face au niveau de Grombalia à de sérieux problèmes météorologiques qui l’ont empêché d’aller jusqu’à Tunis et a dû retourner vers Monastir. C’est durant ce retour qu’il a atteint les limites de son volume horaire. L’aviation civile lui a, tard dans la nuit, obtenu une dérogation spéciale pour qu’il puisse rentrer, avec les passagers, à Tunis. Il a cependant refusé, arguant de la fatigue et des risques météo.
En fait, il ne voulait prendre aucun risque pouvant compromettre la vie des passagers, comme l’autorise la réglementation en vigueur. Résultat des courses : les passagers ont dû rester la nuit à l’aéroport le temps qu’on leur trouve une solution, raison pour laquelle ils n’ont pas été transférés à l’hôtel.
Outre le fait de rager sur leur sort, le fait qu’ils aient perdu leur temps, leur argent et leurs correspondances pour certains, les passagers ont dû apprendre que le vol de Sevenair qui a décollé après eux de Djerba est arrivé à Tunis ! Ils ne comprennent pas pourquoi les conditions météo se sont appliquées à eux et non à l’avion qui a suivi ? Ils ne comprennent pas non plus la « mauvaise volonté » du pilote qui refuse d’allonger son temps de travail de quelques minutes pour lesquelles il a été autorisé par l’aviation civile ! Une histoire fortement regrettable!
Source : webmanagercenter.com

Création de Patrick Châtelain
14 août 07
Certains d’entre nous se sont demandé au moins une fois ce qu’ils auraient changé si on leur donnait la chance de revenir en arrière. Ne pas faire telle bêtise ? Sauver telle personne ? Éviter d’en avoir connu ou perdu une autre ? Supprimer toute une journée entière ? Pas facile quand ce changement en impliquera un autre sur votre présent, un changement que vous ne supporterez pas à présent…
C’est ce que Guillaume Musso a très bien su illustrer à travers cette histoire passionnante dans laquelle Elliott, à 60 ans, trouve le moyen de voyager dans le temps pour revoir Ilena, la femme de sa vie, morte il y a 30 ans.
Son double, l’Elliott de 30 ans, l’oblige à lui donner plus d’informations sur la mort d’Ilena pour qu’il puisse la sauver. Mais si Ilena est sauvée, le jeune Elliott ne rencontrera pas dans quelques années une femme avec qui il est sensé passer un week-end et concevoir Angie, la fille actuelle du vieil Elliott à laquelle il tient comme à sa vie.
Alors les deux hommes se mettent d’accord pour sauver à la fois Ilena, la raison de vivre du jeune Elliott et Angie, cette du vieux. Mais ce n’est pas aussi simple…
L’écrivain : Guillaume Musso
Né en 1974 à Antibes, Guillaume Musso est professeur d’économie. Passionné de littérature depuis l’enfance, il commence à écrire alors qu’il est étudiant. L’immense succès de ses romans Et après… (XO, 2004), Sauve-moi (XO, 2005), et Seras-tu là ? (XO, 2006), traduits dans plus de 20 langues, fait aujourd’hui de lui l’un des auteurs français favori du grand public. Deux de ses romans sont en cours d’adaptation cinématographique.
Le livre : Seras-tu là ?
Editions Pocket, 3 mai 2007
336 pages
Et si l’on nous donnait la chance de revenir en arrière ?
Elliott, médecin réputé, père comblé, ne s’est jamais consolé de la disparition d’Ilena, la femme qu’il aimait, morte il y a trente ans.
Un jour, par une circonstance extraordinaire, il est ramené dans le passé et rencontre le jeune homme qu’il était alors.
Les années 1970 battent leur plein à San Francisco, Elliott est un jeune médecin passionné et plein d’ambition. Fera-t-il cette fois le geste décisif qui pourrait sauver Ilena ? Saura-t-il modifier son implacable destin ?
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