Lisez dans mes pensées… à vos risques et périls !
Dans cet été de l’année 2007, il y avait tellement de fêtes de mariage qu’on dirait que plus personne n’est célibataire.
C’était plutôt normal dans l’entourage de Minet (c’était comme ça que l’appelaient ses amis, pourtant il n’avait rien d’un minet). Entouré d’amis et de collègues de la tranche d’age de 26-30 ans, la plupart étaient – ou se faisaient – bons-à-marier.
Le jeune homme ne s’est pas absenté de ces fêtes, c’étaient ses amis, parfois ses meilleurs amis. Et comment peut-il ne pas leur montrer sa joie et combien il était heureux pour eux ?
De ces soirées, Minet n’a pas encore oublié ce sourire qui illuminait les visages des mariés, cet effet « seconde vie », ce regard concentré de joie, de fierté, de challenge. Il se souvient même de cette vielle femme de 70 ans qui dansait comme si elle n’en avait que 7, de cette petite fille qui pleurait pour avoir perdu sa maman dans la foule, de Tonton qui était présent partout dans la salle et n’attendait qu’une chose : que tout le monde vienne vers lui pour le féliciter du succès de son enfant qui se marie, un succès qu’il s’approprie sans gêne.
Devant toutes ces scènes et bien d’autres, le jeune homme s’est posé mille et une questions ; Sera-t-il dans plusieurs années ce grand père auteur de familles et de générations ? Sera-t-il ce papa formidable qui en a les larmes aux yeux de joie comme de peine de voir ses enfants voler de leurs propres ailes, et lui chuchoter qu’ils apprendront de ses erreurs à lui pour être les meilleurs parents du monde ? Moins loin, occupera-t-il un jour la place de ce jeune marié, fier comme il est de ce qui lui arrive, de cette tentation de franchir la porte pour plonger dans un inconnu, prétendu accès au bonheur, qu’on appelle conventionnellement « le mariage » ? Encore moins loin, aura-t-il l’honneur, la chance ou même une lueur d’espoir de partager avec une femme, son amour, son unique et éternel amour, le désir et la volonté qu’ils soient unis tous deux pour la vie ?
Elle.
Elle a choisit le soir du jeudi 30 août, dans un café au bord de la plage de La Goulette, un soir où il faisait un temps dont il ne se souvient point, un soir ou a sonné l’heure pour annoncer la fin de sa vie, et le début d’un deuil qui durera jusqu’à ce que que son cœur cesse de fissurer ses veines en y injectant malheur et dégoût, jusqu’à ce que mort mettra fin à sa mort.
Elle a choisit l’avant-veille des vacances qu’ils avaient prévu de passer ensemble, l’un à coté de l’autre, ce qui était amplement suffisant pour illustrer leur conception du bonheur. « Être ensemble ».
Elle a choisit ce soir là pour lui donner une réponse à toutes ces questions qu’il a pu se poser une dernière fois dans sa vie.
Et c’était un « non ».
11 réactions pour "Le début du deuil"
chnya elli non?? non a3lech? chnya la7keyya bellehi?
Pourquoi en faire un deuil ?, les déceptions amoureuses sont multiples, tu n’es pas le premier et tu ne seras pas le dernier.
Il faut dépasser tout cela et recréer son bonheur et creuser un nouveau chemin.
Raby m3ak.
et si tu cherchais le pkoi de ce non..
ne dis jamais « jamais »..
la vie ne s’arrête pas à cause d’une personne.. et rappelle toi que rien ne pourrait être aussi nul que d’essayer de prévoir l’avenir..
I’m so sorry to hear about this my dear friend.
I can imagine how hard this must be for you.
But, like that conversation we had the other day, try to search deep inside this story for a bright side to it all, I know it’s hard, but at least now things are clearer for you.
Sometimes you might think that maybe it would have been better to go on without geting your answer; but it’s really not, at least now, things are clear, and each one of you can pick up the pieces and move on; the pieces are obviously part of another puzzle.
And the answer to your question is « Yes », because you deserve it.
@ 24faubourg : Non est une réponse aux questions que s’est posé Minet dans la première partie de l’essai, quand il assistait aux mariages…
@ Téméraire : Merci de compatir avec le jeune homme, je lui transmet ton message…
@ Penelope : On put tuer quelqu’un parce qu’il est dangereux, parce qu’il est laid, ou même sans raison, mais ça ne change rien du résultat ; Il est mort.
Sinon je suis d’accord avec toi, on n’a jamais été bons à prévoir le futur, et heureusement ! Mais on prévoit quand même, on programme, on projette, on envisage, et on ajuste (ou on chamboule carrément) nos prévisions en fonction de ce qui nous arrive au fil du temps…
@ MMM : Thank you very much my friend, I agree with all what you said, you already got your answer the other day, I prefer not to write it down here…
Je suis sincèrement désolée pour tt ce qui arrive à ce jeune homme… Mais c’est la vie, on ne choisit pas l’issue de notre vie comme on veut… Il comprendra ce qu’il gagne par rapport à cet échec avec le phénomène de le rétroactivité du non amour…
On est tous passé par la… Au moment de l’échec, on passe génerallement par les fameuses 5 phases: le déni, la révolte, le marchandage, la dépression, et enfin l’acceptation…
Au moment ou on accepte ce qui nous arrive, on revit, on se donne une nouvelle chance, et tu ne peux pas savoir ce qui t’attends…
j’ai moi même vécu la même chose, et je suis passée par ces étapes, mais je m’en suis sortie à merveille el hamdoulah… D’ailleurs, au moment même ou j’ai subi ce que l’on m’a infligé, je pensais avoir perdu le bonheur, mais avec la rétro activité du non amour, je me rends compte que ce que j’ai vécu n’est qu’une illusion que je me suis faite, d’un monde parfait, d’une personne que j’ai façonné moi même pour qu’elle soit parfaite à mes yeux…
Je ne nierai pas que c’est quelqu’un de bien, mais je me dis que ça n’est surement pas la bonne personne… aprés un an et demi, j’ai compris que mon bonheur est ailleurs et que j’aurais surement gaché ma vie et celle de l’autre si jamais on a fait notre vie ensemble, étant differents à tous les niveaux…
La je renais, je revis, je respire le bonheur… je ne me pose plus autant de question que ds mon passé… Pourquoi??? ptet simplement, parce qu’avant, ce n’etait pas la bonne relation, ni la bonne personne, ni les bonnes circonstances…
Je ne sais pas ce qui s’est passé ds ton cas, mais tt ce que je peux te dire, c’est que demain est un autre jour, ce qui ne te tue pas, loin de te nuire te rends plus fort, à toi de savoir ou te mettre, à la place d’une victime, une ame perdue morte, ou d’un homme fort qui apprend de la vie…
Bon courage à toi,
Sincerement,
Moi…
Vraiement désolée minet :(, je viens de l’apprendre à travers ton post.
Ta façon d’écrire est très touchante, rabbi ysabrek pour que tu puisses dépasser ta souffrance. Tu sais que je vous adore tous les deux, donc je vais m’abstenir de tout commentaire…
bon courage mon pote..
@ Sassou : Merci de ta sincérité. Tu dis vrai. Sauf qu’il ne s’agit pas de choisir entre faire la victime et être une personne forte, on n’est jamais fort si on n’est pas faible. Tu l’as dit toi-même, après un échec ou une déception, on passe par plusieurs phases, tu es certainement d’accord avec moi qu’il ne faut en zapper aucune, et que chaque chose doit prendre son temps…
@ Amaryllis : Merci beaucoup sœurette, je te souhaite le bonheur avec ton homme…
@ Adel : Merci beaucoup amigo…
Ds cette vie il y a pas de bonheur total ,ni absolu .Croire qu’un jour tt sera trop beau ,réel ,partager sa vie avec la personne qu’on a chéri ,qu’on a aimé ,réaliser les choses dont on a tjs rêver a deux, c pas vraiment possible.
il y aura tjs ce petit qq chose qui cloche ,il y aura tjs qq part qq chose qui n’ira pas vraiment bien,qui fera que les choses n’iront pas comme tu as espérer ..
donc faut arrêter de croire au » bonheur ».le bonheur c hier ,c aujd ,c demain.le bonheur c que tu es la ,tu cogite ,tu pense ,tu réagis ,tu t’énerve,tu tombe et tu reprends .. cette force en toi de te ressaisir même si tu es a bout ,de vouloir avancer même si tu n’en peux plus . cette chose au fond de toi qui te fait comprendre tant de choses ,que si cette fois ca n’a pas marcher ,c parce que c comme ca et pas autrement .ca peut marcher la prochaine fois avec une femme qui sera tienne pour de bon,comme ca peut ne jamais marcher .l’essentiel a mon avis c d’œuvrer pour que les choses aillent mieux ,on n’a rien sans rien!!
et stt personne n’œuvrera pour toi ,c a toi de te prendre en main.pour que demain soit meilleur ou simplement pour pouvoir faire avec les moyens du bord .
un non ,c peut etre le début du deuil ,mais surement c ce deuil qui te forgera et t’apportera tant de choses a la fin.ce deuil saura te guider au fil des jours vers les bonnes choses et stt quand tu t’attendra le moins.
la vie est pleine de tant de surprises et n’oublie pas qu’on apprends entre temps et qu’on grandis et que devenir ce qu’on est c le plus important .
tt le reste viendra le temps voulu.
@ founa : C’est marrant que tu reviennes commenter ce texte une année plus tard, c’est un deuil qui avait commencé il y a exactement un an, qui s’est annulé pendant quelques mois puis repris et est toujours d’actualité.
En lisant et relisant ton commentaire plusieurs fois, j’y vois à chaque fois et de plus en plus combien tu voudrai tant m’aider à sortir de cet impasse, à me voir oublier, dépasser, avancer, reconstruire. A me voir heureux ! Et je trouve ça magnifique.
Et j’ai à chaque fois envie de présenter à mes amis ma vision du bonheur ou ma conception de la vie en général. Je n’ai point cherché l’idéal dans son sens le plus absurde – celui du parfait. Le parfait, du moins pour moi, n’existe pas. Notre histoire n’était pas parfaite, elle était proche de l’idéal, et l’idéal pour moi c’est l’équilibre. Mon équilibre à moi c’est quand mes besoins essentiels sont satisfaits, que j’ai des sentiments vrais là où je puise ma vraie vitalité. Après il peut y avoir des imperfections, ce qui est aussi l’idéal pour moi.
Dans cet idéal j’ai été heureux, ce qui fait donc que je crois au bonheur, je l’ai vécu, je crois qu’il existe, même si aujourd’hui j’en suis loin comme sol et ciel.
Ce bonheur là, ces sentiments, cette vitalité, cette fraîcheur, il est possible que je les retrouve un jour, ce jour là je ne cracherai pas dans la soupe, je ne dirai pas non à un bonheur m’attendant sur mon chemin.
En même temps, au jour d’aujourd’hui, je suis amoureux d’une personne qui n’est pas à moi. J’ai tellement besoin d’écoute et de compréhension pour ça. C’est mes sentiments, ce qu’il y a de plus vrai et pur en moi. J’ai envie de les laisser vivre. Peut-être que j’apprendrai à vivre avec, peut-être que dans x temps je ne serai plus amoureux et je tournerai la page avec le bout du doigt, je n’en sais rien et personne d’ailleurs.
J’aimerai tellement être vrai à ce moment là, tout comme j’insiste à l’être aujourd’hui en ne pas refoulant mes sentiments.
Je n’attends pas non plus que quelqu’un fasse quelque chose pour moi. On s’obstine à faire, agir, pour nos amis, pour les voir heureux. Alors qu’il ne s’agit pas de faire. Il s’agit juste d’être là, de leur offrir la présence dont ils ont besoin et l’empathie, le temps qu’ils retrouvent la force en eux pour se relever par eux-mêmes. Aujourd’hui, même cette écoute je ne l’ai pas trouvée et je m’en donne à moi-même. C’est juste pour te dire que je ne demande ni n’attend rien qui soit fait (dans le sens de l’action) pour moi.
J’ai juste envie d’être vrai, d’être moi. Je n’ai point besoin de porter un masque ni d’étouffer ma vitalité (dans ses états les plus mélancoliques) ni de jouer un rôle pour juste paraître. Je suis et j’ai envie de continuer à être.
Réagir à cet article