J’ai finis de lire cet ouvrage la semaine dernière et je n’aurai jamais voulu l’entamer. Plus je lisais, plus j’étais envahi par la joie d’avoir découvert ce processus de communication, de savoir qu’il existe une façon simple et efficace de mettre en pratique ma volonté d’entretenir avec les autres des rapports basés sur la bienveillance et nourris par un élan du cÅ“ur.

Certaines personnes de mon entourage m’ont vu lire ce livre et m’ont dit : “C’est toi qui lis ça ?”. C’était pour dire que, selon eux, dans ma façon de communiquer avec eux et avec les autres il y avait de tout sauf de la violence. Ils étaient surpris de me voir lire dans ce thème car leur définition ne correspondait pas à la communication non violente telle que décrite par ce processus.

La communication violente est celle qui incite à la violence et la provoque, celle qui engendre la souffrance morale qu’elle soit ou physique. Plusieurs d’entre nous, pour ne pas dire la majorité, ont grandi dans un environnement qui favorise les jugements, l’attribution à autrui la responsabilité de nos propres sentiments, la formulation des besoins sous forme d’exigences, la nécessité de pouvoir tout qualifier de bon ou de mauvais, l’expression de ce qu’on ne veut pas au lieu de ce qu’on veut.
C’est ce mode de communication qui fait que la personne en face soit à la défensive, voit en ce que nous disons une attaque personnelle, ne comprend pas nos sentiments et nos besoins, et ne saisit pas ce que nous aurions pu demander clairement.

Le processus de la communication non violente schématise une approche qui redonne au dialogue (même quand il s’agit d’un silence) son efficacité et son sens, qu’on s’adresse à nous-mêmes ou aux autres, en identifiant quatre éléments essentiels à exprimer : ce que nous observons, les sentiments que nous avons en dehors de tout jugement et de toute évaluation, les besoins que nous avons et dont l’insatisfaction a motivé ces sentiments, et enfin ce que nous demandons concrètement pour les atteindre.
Ainsi, pour reprendre un exemple du livre, au lieu de dire “Tu m’énerves, tu es toujours en retard” qui jette une faute sur l’autre, porte un jugement et n’exprime rien de nos sentiments et de nos besoins, on dira mieux “Je suis contrarié que tu arrives en retard car j’espérais que nous pourrions choisir les meilleurs places”.

Le processus traite aussi de certaines situations spécifiques qui peuvent surgir dans un dialogue, comme la gestion de la colère, le refus d’une demande, l’expression du remerciement et sa réception, l’empathie, le tout enrichi avec des cas pratiques et des exercices permettant d’aider le lecteur à valider sa compréhension en reconnaissant ce qui est conforme au processus de ce qui ne l’est pas.

À la fin, je tiens à remercier Mme Jalila Susini, formée à la CNV, qui m’a recommandé ce livre (ainsi qu’un deuxième que je ne vais pas tarder à attaquer). Madame, je me sens heureux et soulagé après avoir lu cet ouvrage et m’être introduit à ce mode de communication que j’avais besoin d’adopter pour améliorer la qualité de mon dialogue en m’intéressant à mes sentiments et besoin ainsi que ceux des autres pour aboutir à des demandes claires qui permettent d’avancer vers la réalisation des attentes de chacun au lieu de tomber dans la “violence”.

À mon tour, je recommande ce livre à tous ceux qui, comme moi, croient qu’une communication de qualité est le chemin vers la bienveillance et le moyen de contribuer à la vie et de lui redonner son sens.


biography of Marshall B. Rosenberg, Ph.D., founder of the Center for Nonviolent communicationL’écrivain : Marshall B. Rosenberg

Marshall B. Rosenberg, formé à la psychothérapie psychanalytique, puis élève de Cari Rogers, docteur en psychologie clinique, est le fondateur et le directeur de la formation du Center for NonViolent Communication, une organisation internationale. Il voyage dans le monde entier pour intervenir en tant que médiateur dans les conflits et promouvoir la paix.

Biographie de l’auteur sur le site du CNVC
Site officiel du CNVC : Center for Nonviolent Communication : www.cnvc.org
Site Internet européen du CNVC : www.nvc-europe.org

 

Le livre : Les mots sont des fenêtres (ou bien ce sont des murs) : Introduction à la Communication NonViolente

Marshall B. Rosenberg - Les mots sont des fenêtres (ou bien ce sont des murs) : Introduction à la Communication NonViolenteEditions La Découverte, septembre 2004
259 pages

Présentation de l’éditeur :

La plupart d’entre nous avons été éduqués dans un esprit de compétition, de jugement, d’exigence et de pensée de ce qui est “bon” ou “mauvais”. Au mieux, ces conditionnements peuvent conduire à une mauvaise compréhension des autres, au pire, ils provoquent colère ou frustration, et peuvent conduire à la violence. Une communication de qualité entre soi et les autres est aujourd’hui une des compétences les plus précieuses.
Par un processus en quatre points, Marshall Rosenberg met ici à notre disposition un outil très simple dans son principe, mais extrêmement puissant, pour améliorer radicalement et rendre vraiment authentique notre relation aux autres. Grâce à des histoires, des exemples et des dialogues simples, ce livre nous apprend principalement :

  • à manifester une compréhension respectueuse à tout message reçu,
  • à briser les schémas de pensée qui mènent à la colère et à la déprime,
  • à dire ce que nous désirons sans susciter d’hostilité,
  • à communiquer en utilisant le pouvoir guérisseur de l’empathie.

Bien plus qu’un processus, c’est un chemin de liberté, de cohérence et de lucidité qui nous est ici proposé. Cette nouvelle édition est entièrement mise à jour, enrichie de nouveaux cas, d’un chapitre inédit sur la relation compassionnelle à soi-même et d’une préface d’Arun Gandhi, petit-fils du Mahatma Gandhi.

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