Lisez dans mes pensées… à vos risques et périls !
9 sept 08
Vois-tu
Les photos que j’ai de toi
Celles encadrées qui m’envahissent
Qui embellissent mon chez moi
Qui me rendent encore plus fou de toi
Elles sont à moi.
Et quand les souvenirs en soupirent
Je te vois venir
Je vois mes rêves princiers s’accomplir
Puis s’anéantir
Je me referme sur moi
Et je suis las de garder mon désarroi
Et ma mélancolie pour moi.
Te souviens-tu
Ton pyjamas que tu as laissé là
Qui me largue et ne m’abrite de froid
Et qui, toutes les nuits, me partage mon matelas
Porte ton parfum et imite ta voix
Il est à moi.
Et quand l’envie me trahit
Et que je passe mes nuits
Comme un con à tourner en toupie
La vie s’accroupit, se plie et s’évanouit
Quand j’en peux plus et que de douleur je crie
Le fil, joyeux, s’enroule autour de mon cœur et renoue partie
S’obsède et me met à plat.
Penses-tu
Que le bougeoir n’est plus là
Portant une flemme fière et têtue
Comme celle de la tribu de Dana
Me rappelant comme si je n’ai su
Que le ciel n’est plus là
Que rien ne fut
Que le noir et le vide, de noir vêtu
Sont tout à moi
Sauf toi
Et tout ce que j’ai entretenu ou perdu
En essayant de t’avoir pour moi
Et tout à moi.
Bilel
Lundi, 8 Septembre 2008
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