Lisez dans mes pensées… à vos risques et périls !
9 sept 08
Vois-tu
Les photos que j’ai de toi
Celles encadrées qui m’envahissent
Qui embellissent mon chez moi
Qui me rendent encore plus fou de toi
Elles sont à moi.
Et quand les souvenirs en soupirent
Je te vois venir
Je vois mes rêves princiers s’accomplir
Puis s’anéantir
Je me referme sur moi
Et je suis las de garder mon désarroi
Et ma mélancolie pour moi.
Te souviens-tu
Ton pyjamas que tu as laissé là
Qui me largue et ne m’abrite de froid
Et qui, toutes les nuits, me partage mon matelas
Porte ton parfum et imite ta voix
Il est à moi.
Et quand l’envie me trahit
Et que je passe mes nuits
Comme un con à tourner en toupie
La vie s’accroupit, se plie et s’évanouit
Quand j’en peux plus et que de douleur je crie
Le fil, joyeux, s’enroule autour de mon cœur et renoue partie
S’obsède et me met à plat.
Penses-tu
Que le bougeoir n’est plus là
Portant une flemme fière et têtue
Comme celle de la tribu de Dana
Me rappelant comme si je n’ai su
Que le ciel n’est plus là
Que rien ne fut
Que le noir et le vide, de noir vêtu
Sont tout à moi
Sauf toi
Et tout ce que j’ai entretenu ou perdu
En essayant de t’avoir pour moi
Et tout à moi.
Bilel
Lundi, 8 Septembre 2008
J’ai lu avec grand intérêt ce texte qui m’a été recommandé par une amie que je remercie au passage.
Il s’agit d’un speech qu’a donné Chris Hedges – ancien chef du bureau Moyen-Orient à New York Times – le 22 Mai 2008 à Princeton University.
Cet expert des problématiques géopolitiques du Moyen-Orient explique comment depuis son existence Israël a pu faire en sorte que ses intérêts soient financés et défendus – sans pour autant être partagés – par les États Unis d’Amérique. Et comment, de l’autre coté, après tant d’années de dévouement sans limites, les USA ne seraient probablement plus prêts aujourd’hui à défendre ces intérêts qui ne sont pas les siens, ou qui vont même jusqu’à contraindre sa politique extérieure et l’épuise sur les plans économique et militaire.
Je vous invite à lire le texte sur le site du Islamic information center (anglais).
Voilà enfin en accès grand public, depuis hier soir à 21h exacte, le nouveau navigateur du géant d’Internet : Google Chrome. Tout le monde attendait que Google débloque l’accès à la page de téléchargement. Pourtant, contrairement à l’énorme buzz qu’avait fait Mozilla pour Firefox3, l’équipe Google s’est contentée d’une journée pour annoncer le lancement de son navigateur à travers un article sur son blog officiel et une bande dessinée sur Google Books.
Puis, juste après l’activation des URL, une petit message a été rajouté sur la page d’accueil du moteur de recherche pour inviter les internautes à télécharger le nouveau navigateur (de mémoire, ça a été fait avant pour Google Toolbar mais pas pour tous les produits Google).

Puisque certaines personnes ont eu accès au navigateur en bêta test quelques jours avant le lancement, on peut voir dans le centre d’aide de Google Chrome qu’il y a déjà des bugs à résoudre, dont certains qui me paraissent assez critiques (comme «Google Chrome does not support SSL client authentication» ou encore «Sometimes your laptop won’t go to sleep when Google Chrome is running») et pour lesquels la réponse de Google est : «We know about this and don’t currently have a fix.» («Nous sommes au courant de ce problème et nous n’avons pas encore de correctif.»).
Indépendamment de tout ça, mes premières impressions après une heure d’utilisation sont les suivantes :




Il est encore trop tôt pour désinstaller vos navigateurs préférés…
Il y a quelques jours j’ai terminé la lecture de ce petit roman merveilleux en attendant d’acquérir «One hundred years of solitude». Entre temps, pour «Chronique d’une mort annoncée», et même en regardant les reviews sur le Web, j’ai l’impression que tout le monde est surtout ébahi par la même chose ; comment Gabriel García Márquez arrive à te faire lire un livre avec passion et curiosité jusqu’au bout alors que tu connais déjà le début et la fin, l’assassin et la victime, rien qu’en lisant le titre.
On en ressort aussi en remuant dans tous les sens la question de la fatalité, ce qu’on en subit tous les jours, et puis aussi notre contribution qui n’est point moindre.
Maintenant je suis prêt à attaquer le deuxième bouquin dès que je l’aurai acheté, en espérant que Gabo ait su y doser le détail du descriptif comme il l’a soigneusement fait dans le premier.
L’écrivain : Gabriel García Márquez
Gabriel José de la Concordia García Márquez est un écrivain colombien (essentiellement romancier et novelliste) lauréat du prix Nobel de littérature en 1982, né le 6 mars 1927, et non pas 1928. Également journaliste et activiste politique, il a beaucoup voyagé en Europe et vit actuellement à Mexico où il se bat depuis huit ans contre un cancer. Il est affectueusement surnommé « Gabo » par ses lecteurs et par la presse.
On associe fréquemment le nom de García Márquez au réalisme magique.
Il vient de lancer une édition mexicaine de son hebdomadaire colombien Cambio.
Il est le père du réalisateur Rodrigo García.
Suite de la présentation sur sa page Wikipédia.
Le livre : Chronique d’une mort annoncée
LGF – Livre de Poche, janvier 1987
116 pages
Présentation de l’éditeur :
Les frères Vicario ont annoncé leur intention meurtrière à tous ceux qu’ils ont rencontrés, la rumeur alertant finalement le village entier, à l’exception de Santiago Nasar. Et pourtant, à l’aube, ce matin-là, Santiago Nasar sera poignardé devant sa porte. Pourquoi le crime n`a-t-il pu être évité ? Les uns n’ont rien fait, croyant à une simple fanfaronnade d’ivrognes ; d’autres ont tenté d’agir, mais un enchevêtrement complexe de contretemps et d’imprévus – souvent joyeusement burlesques -, et aussi l’ingénuité ou la rancœur et les sentiments contradictoires d’une population vivant en vase clos dans son isolement tropical, ont permis et même facilité la volonté aveugle du destin. Chronique d’une mort annoncée est un roman hallucinant où l’humour et l’imagination du grand écrivain colombien, prix Nobel de littérature, se débrident plus que jamais pour créer une nouvelle et géniale fiction sur les thèmes éternels de l’honneur et de la fatalité.
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