Le blog d'un jeune tunisien

Lisez dans mes pensées… à vos risques et périls !

Archive pour juillet 2009

Troisième lecture à Gladwell et je ne suis pas déçu. Ce journaliste a vraiment le sens de l’observation et la capacité d’étudier de près des phénomènes qui nous paraissent anodins alors qu’ils méritent l’attention et l’analyse.

Quand on parle succès, nous focalisons sur ce que la personne a entrepris, son implication, son intelligence, et aussi sur le facteur « chance » alors qu’il y a fort à puiser dans l’origine des personnes, l’environnement dans lequel ils ont grandi et la période dans laquelle ils ont rencontré le succès. C’est à dire dans tout ce qui dépasse la personne elle-même et tout ce sur quoi elle ne peut pas – ou très peu – agir (peut-être tout ce que nous résumons justement en un mot : « la chance » ?).

Par exemple, ce qui a entre autres fait le succès de Bill Gates et Paul Allen (Microsoft), Steve Ballmer (Apple), Eric Schmidt (Google) ou encore Bill Joy (UNIX) c’est… leurs dates de naissance ! Tous nés autour de 1955, ce qui leur a permis d’avoir l’age parfait en 1975 quand les universités ont commencé à s’équiper avec des ordinateurs les plaçant ainsi parmi les premiers à pouvoir passer des milliers d’heures à expérimenter le développement informatique.

Et si les asiatiques sont les meilleurs en maths, ce n’est pas pour rien. Ce n’est pas non plus car ils sont plus intelligents que les autres (ce qui – au passage – n’est pas vrai). C’est plutôt lié à la construction de leurs langues et à l’industrie du riz !

Tout rentre en jeu ; la date de naissance, le pays, la langue, la culture… Et j’ai trouvé très intéressant de voir l’influence de ces facteurs sur les possibilités de succès à travers des cas concrets.

Bonne lecture à tous.


L’auteur : Malcolm Gladwell

gladwell dot com - malcolm gladwell, blink, tipping point and new yorker articlesNé en Angleterre, élevé en Ontario, diplômé de l’université de Toronto, Malcolm Gladwell vit actuellement à New York. De 1987 à 1996, il travaille au Washington Post, d’abord comme journaliste scientifique, puis comme correspondant en chef du bureau de New York. En 1996, il intègre la rédaction du magazine The New Yorker. Il est l’auteur de deux best-sellers : The Tipping Point: How Little Things Can Make A Big Difference et Blink: The Power Of Thinking Without Thinking.

Site officiel de Malcolm Gladwell : www.gladwell.com

 

Malcolm Gladwell - OutliersLe livre : Outliers: The Story of Success

Penguin, octobre 2008
320 pages

Présentation de l’éditeur :

Why do some people achieve so much more than others? Can they lie so far outside the ordinary? What is the secret of their success?

In this provocative and inspiring book, Malcolm Gladwell examines everyone from business giants to scientific geniuses, sports stars to musicians, and reveals what they have in common. He looks behind the spectacular results, the myths and the legends to show what really explains exceptionally successful people.

Gladwell argues that, when we try to understand success, we normally start with the wrong question. We ask « what is this person like? » when we should really be asking « where are they from? ». The real secret of success turns out to be surprisingly simple, and it hinges on a few crucial twists in people’s life stories – on the culture they grow up in and the way they spend their time.

What does Bill Gates have in common with the Beatles? How does your IQ relate to your salary? What can a linguist tell us about airline safety? How does the way you child speaks to an adult affect their success in life? What do rice paddies have to do with maths results? And how can you predict a maths star without even making them take a test? Malcolm Gladwell has the answers.

This book will really change the way you think about your life. And it will challenge you to make the most of your own potential.

Le livre sur Amazon.fr

Selon une étude publiée par AMRB et JWT en octobre 2008, reprise sur le site de l’IAB France (Internet Advertising Bureau), basée sur les populations des pays couverts (7031 personnes ont été interviewées dans 10 pays à population majoritairement musulmane) en Afrique du Nord (Égypte, Algérie), Moyen Orient (Arabie Saoudite, UEA, Jordanie), Asie Centrale (Turquie, Iran) et Asie du Sud Est (Pakistan, Indonésie, Malaisie) :

  • En moyenne, 34% de ceux interviewés dans l’étude déclarent avoir utilisé Internet dans les 3 derniers mois. Les chiffres sont nettement plus élevés en Turquie (79%), dans l’Union des Emirats Arabes (65%) et en Arabie Saoudite (50%), alors que l’Indonésie (15%) et le Pakistan (22%) tirent les chiffres vers le bas.
  • Une fois utilisateurs, ils sont utilisateurs fréquents avec 78% d’entre eux qui l’utilisent une fois par semaine ou plus. Cependant, l’usage quotidien est nettement moindre avec 37% de la population des pays étudiés qui déclarent surfer tous les jours.
  • Enfin, les internautes dans ces pays déclarent utiliser Internet principalement pour communiquer via email, chatter et surfer tant pour les femmes que pour les hommes. Également, les sites de musique sont aussi appréciés.

Chiffres couronnés par un témoignage d’une jeune musulmane interrogée à Djeddah qui dit :

Être moderne c’est être capable d’utiliser un ordinateur, des téléphones mobiles et connaître Internet. Si vous ne les connaissez pas vous êtes considérés traditionnels.

Il est noté que l’étude couvrira ultérieurement les pays manquants, et donc pour moi cette version ne représente pas le monde musulman mais uniquement les pays concernés à ce stade. On aurait pris la Tunisie et le Maroc au lieu de l’Égypte et l’Algérie, les tendances et les utilisations auraient été sensiblement différentes, au moins grâce à un meilleur équipement des foyers (infrastructure télécom) et une culture plus proche de l’occident (donc un Islam plus modéré).

Faites une recherche sur Google avec l’expression « trou du cul du Web » et …

Google Bombing - Nicolas Sarkozy

Selon le communiqué de presse de Google :

Si vous tapez une certaine succession de mots sur notre moteur de recherche, le premier résultat qui apparait en ce moment est le site www.sarkozy.fr. Nous souhaitons très clairement expliquer ce qui se passe actuellement sur ce résultat de recherche afin de lever toute ambiguïté.

Les résultats de recherche de Google sont générés par un algorithme qui classe, entre autres, les pages web en tenant compte de la relative popularité des sites qui pointent vers ces pages. Toutefois, en faisant appel à une pratique appelée « Google Bombing », des webmestres peuvent ponctuellement faire remonter des résultats inhabituels sur certaines requêtes. Dans ce cas précis, un grand nombre de webmestres ont utilisé l’expression en question pour pointer vers le site www.sarkozy.fr, faisant ainsi remonter ce site parmi les résultats de recherches liés à cette requête.

Nous n’excusons pas cette pratique, ni aucune autre pratique visant à altérer l’intégrité de nos résultats de recherche, mais nous ne sommes pas plus enthousiasmés par l’idée de modifier manuellement nos résultats pour empêcher de telles informations d’apparaitre. Cette pratique malveillante du « Google Bombing » est peut-être divertissante pour certains, mais en aucun cas leur démarche n’affecte la qualité générale de notre moteur de recherche, dont l’impartialité reste, comme toujours, au centre de notre mission.

  • 1 réaction
  • Thèmes : Web
  • Dioxyde de carboneAprès La Suède depuis 1991 avec des résultats remarquables, La France s’y mets à la taxe sur les émissions carboniques, ou ce qu’elle appellera plutôt « Contribution Climat Énergie » qui sera effective d’ici 2011-2012.
    La démarche a été proposée il y a pas longtemps par le PS (Parti Socialiste), l’objectif étant de diminuer la consommation d’énergies fossiles (au biais d’une modification en profondeur et à long terme du comportement citoyen) et de faire baisser en conséquence l’émission de gaz à effet de serre.

    La question qui se pose aujourd’hui concerne les mesures de justice sociale qui vont accompagner cette contribution et qui n’ont pas encore été clarifiées par le gouvernement (exemple des chauffeurs routiers pour qui il sera plus difficile de rester concurrentiel sur la marché européen face à des pays qui n’appliquent pas encore cette taxe).

    Ça reste tout de même une bonne nouvelle !

    Après mon intervention au salon MCOM Expo, divers responsables marketing d’entreprises tunisiennes m’ont contacté en quête de plus de recommandations autour de l’emailing pour mieux réussir leurs campagnes.

    En réponse, je partage avec vous ici un interview qui a été réalisé par Benoîs Méli et publié sur JournalDuNet.com en avril dernier.

    Bonne lecture !


    Souvent négligé, l’objet d’une campagne d’e-mailing mérite pourtant d’être intelligemment conçu, tant il détermine l’intérêt que portera l’internaute au message. Voici cinq conseils pour éviter à une campagne d’être disqualifiée avant même d’être lue.

    Être concis, mais pas trop

    Les objets d’e-mail sont comme les plaisanteries : les plus courts sont souvent les meilleurs. Les campagnes e-mails dont l’objet ne dépasse pas une quarantaine de caractères offrent de meilleurs taux d’ouverture et de clic que les autres. Les messages les plus courts sont en effet ceux qui sautent le plus aux yeux de l’internaute. D’autre part, un objet trop long risque d’être tronqué dans l’affichage des webmails ou des clients de messagerie.

    « Un bon objet d’e-mail doit être court et clair »

    Ne pas dépasser une quarantaine de caractères reste cependant un idéal qui se révèle souvent difficile à atteindre. Il n’est donc pas interdit de dépasser cette limite, tant que le titre du message ne va pas au-delà de 100 à 120 caractères. « Le mieux reste de faire tenir l’objet d’un e-mail en quatre à cinq mots accrocheurs, tout en évitant les successions de mots-clés », explique Bilel Besbes, directeur marketing et innovation d’Edatis.

    Si la concision est une nécessité pour la rédaction d’un objet d’e-mail, elle ne doit pas pour autant être poussée jusqu’au ridicule. « Certains annonceurs ont tendance à raccourcir leurs objets à un tel point qu’ils en deviennent illisibles », note Bilel Besbes. S’il doit être le plus court possible, l’objet d’un e-mail marketing doit également « rester clair et compréhensible, et surtout ne pas déformer le contenu de l’e-mail », ce qui a généralement tendance à décevoir l’internaute qui décide de l’ouvrir.

    Attention à l’encodage du message

    Exemple d'un sujet de message déformé par un mauvais format de codageIl n’existe rien de pire qu’un e-mail dont certains caractères de l’objet (et du corps de texte) sont mal interprétés. Ces erreurs d’affichage de certains caractères, sont dues à un mauvais format de codage de caractères de l’e-mail. Il s’agit en général des caractères accentués (« é », « è », « ê », « ë », etc.), des symboles monétaires (« € », « £ », « $ », etc) ainsi que de certains signes de ponctuations disposant de variantes comme les guillemets qui peuvent être typographiques (« ») ou droits ( » « ).

    Cet aspect, souvent négligé par les agences et les annonceurs peut pourtant faire chuter le taux d’ouverture d’une campagne de plus de 60%. « La plupart du temps, ces messages aux caractères mal affichés sont considérés comme indésirables par les filtres antispam, prévient Bilel Besbes, directeur marketing et innovation d’Edatis. Et ceux qui passent cette barrière seront le plus souvent ignorés par les internautes, qui les considéreront comme des spams ayant réussi à déjouer les filtres. »

    Mieux vaut donc s’assurer que le format de codage est le bon avant de procéder à l’envoi d’une campagne. Pour des internautes français le codage ISO peut suffire. Cependant le format UTF-8 (pour « Unicode transformation format 8 bits ») tend à s’imposer car il est plus universel. Ce point est le plus souvent assuré par le routeur d’e-mail. « Dans tous les cas l’annonceur doit s’assurer que son prestataire s’engage à utiliser un codage lisible par tous les destinataires de la campagne », conseille Bilel Besbes.

    Éviter les termes préférés des spammeurs

    Lors du filtrage des e-mails par les dispositifs anti-spam, l’objet d’un courriel peut contribuer à l’apparenter à un pourriel. Il s’agit la plupart du temps d’objets contenant certains mots très, voire trop accrocheurs, que n’hésitent pas à utiliser les spammeurs pour attirer l’attention de leurs victimes. « Utiliser les mêmes termes dans l’objet d’un e-mail commercial peut avoir des conséquences négatives sur les performances de la campagne », explique Bilel Besbes, directeur marketing et innovation de Edatis.

    « Penser comme un spammeur pour agir de manière inverse »

    « Gratuit », « offre », « promo », « urgent », « 100 % », « 50 % », « gagnant », « gagnez », « euro », « prix », « cliquez ici » font partie des termes galvaudés par les spammeurs. « Un seul de ces termes inséré dans le sujet d’un e-mailing ne bloquera pas forcément le message si la campagne respecte un ensemble des règles de bonne conduite. En revanche, si plusieurs de ces mots-clés sont couplés avec d’autres pratiques à risques, le message pourra alors être considéré comme spam », explique Bilel Besbes, directeur marketing et innovation d’Edatis.

    Voici quelques pratiques à risques :

    • écrire uniquement en majuscules : »OFFRE PROMOTIONNELLE » ;
    • utiliser avec excès certains signes de ponctuation : « !!!! » ou « ??? » ;
    • répéter plusieurs fois un même mot dans l’objet du message ;
    • entrecouper les mots avec des points : « I.n.t.e.r.n.e.t » ;
    • abuser de l’espacement entre les mots : « Journal du Net » ;
    • insérer un nombre en début ou en fin de sujet : « 70 % OFF ».

    Le meilleur moyen de ne pas être assimilé à un spammeur consiste à éviter d’employer leurs méthodes. Il est donc parfois nécessaire de penser en spammeur pour agir ensuite de manière inverse. Cette méthode a l’avantage d’éviter quelques écueils pourtant tentants pour tout annonceur. Elle pousse également à plus de créativité.

    Personnaliser pour intéresser

    Il est important de bien cibler ses contacts pour ne pas viser à cotéAdresser à un internaute un e-mail commercial avec un objet personnalisé permet d’attirer son attention. Interpeller l’internaute ne constitue pas une mauvaise pratique en soi mais cel influe peu sur les taux d’ouverture car c’est devenue banal », note Bilel Besbes. Cette pratique est par ailleurs de plus en plus utilisée par les spammeurs. L’usage du nom ou du prénom est par exemple plus efficace lorsqu’il est accompagné d’un autre détail personnel. Par exemple : « Gilles, et si vous vous évadiez de Lyon ce week-end » est plus efficace que « Gilles, et si vous vous évadiez de la ville ce week-end ? »

    Quel que soit la nature de l’annonceur, la personnalisation des sujets de messages nécessite cependant un travail de datamining important pour collecter le plus d’informations possible pour chaque contact. Pour un site d’e-commerce, il est par exemple primordial de travailler sur l’historique des commandes de chaque client, comme les paniers qu’il a abandonnés avant de payer. Ces informations peuvent ensuite être croisées avec des données déclaratives pour affiner la personnalisation.

    Pour les annonceurs disposant d’une base peu qualifiée, le directeur marketing et innovation d’Edatis recommande de cibler les objets de messages en fonction de centres d’intérêts, en observant l’historique d’activité (ouverture, clic, transfert du message, etc.) des internautes sur les précédentes campagnes. Un internaute ayant ouvert puis cliqué sur un message thématique peut être considéré comme portant un intérêt à la thématique proposée. Il n’est donc pas hasardeux d’axer un envoi ultérieur sur cette même thématique.

    Susciter la curiosité sans décevoir

    Un objet d’e-mail doit enfin donner envie de découvrir ce que contient le message. Un bon sujet doit donc aiguiser la curiosité de l’internaute. Il est souvent préférable de trouver un angle pertinent pour la formulation du sujet d’un e-mail.

    « Trouver un angle pertinent pour la formulation du sujet »

    Voici quelques pistes :

    • mettre l’accent sur le lancement d’un produit ou d’un service (« découvrez le nouveau… ») ;
    • suggérer à l’internaute qu’il manque une offre ou une information importante (« Ne manquez pas… » ;
    • laisser travailler l’imagination du destinataire (« Julie, et si on vous offrait cette voiture ? ») ;
    • mettre en avant l’urgence du message, en insistant sur une limitation de durée (« Encore 10 jours pour … ») ou de quantité (« Plus que 30 exemplaires disponibles… ») ;
    • mettre en avant les bénéfices de l’offre proposée en expliquant au destinataire l’intérêt qu’il a à en profiter : économie de temps (« Ne passez plus des heures à … », d’argent (« Economisez 30 % sur … »).

    Attention, personne n’aime se sentir trompé. C’est pourtant ce que ressentent la plupart des internautes face à un e-mail dont l’objet est en décalage avec le contenu du message. Malgré la tentation d’enjoliver le contenu d’un mail pour augmenter le taux d’ouverture, l’objet doit être fidèle à l’offre qu’il annonce.

    Selon une étude réalisée par le site américain MarketingSherpa.com, plus du quart des internautes utilisent les panneaux de prévisualisation des e-mails de leurs logiciels de messagerie. Proposer un objet sans rapport avec le contenu du mail augmente encore le risque de suppression des e-mails avant même qu’ils aient été ouverts.

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