Lisez dans mes pensées… à vos risques et périls !
19 juil 10

Inde, Avril 2010
Quand j’avais rencontré Eric-Emmanuel Schmitt à Tunis le lendemain de son passage au foire du livre, je lui avais lu « Odette Toutlemonde » mais pas encore celui-ci (sorti en mars dernier). Je lui avais demandé « De quel type d’auteur pensez-vous être ? » et sa réponse était la suivante : « Sur le coup j’ai envie de dire que je suis de ceux qui ont une telle facilité à écrire que les histoires surgissent plus rapidement que ma capacité à les transcrire. »
Aujourd’hui j’en suis de plus en plus convaincu ! Il sait raconter des histoires à sa façon à lui ; avec simplicité et délicatesse. Il est tellement hanté par chacun de ses personnages que les rôles finissent par coller à l’esprit du lecteur.
Vivement le prochan livre « Le sumo qui ne pouvait pas grossir » !
L’écrivain : Eric-Emmanuel Schmitt
Dramaturge, essayiste, romancier, scénariste à succès, Eric-Emmanuel Schmitt est l’un des auteurs les plus célèbres en France et dans le monde (traduit dans 42 pays).
Eric-Emmanuel Schmitt – Le site officiel
Le livre : Concerto à la mémoire d’un ange

Albin Michel, mars 2010
229 pages
Présentation de l’éditeur :
Quel rapport entre une femme qui empoisonne ses maris successifs et un président de la République amoureux ? Quel lien entre un simple marin honnête et un escroc international vendant des bondieuseries usinées en Chine ? Par quel miracle, une image de sainte Rita, patronne des causes désespérées, devient-elle le guide mystérieux de leurs existences ?
Tous ces héros ont eu la possibilité de se racheter, de préférer la lumière à l’ombre. A chacun, un jour, la rédemption a été offerte. Certains l’ont reçue, d’autres l’ont refusée, quelques uns ne se sont aperçus de rien.
Quatre histoires liées entre elles. Quatre histoires qui traversent l’ordinaire et l’extraordinaire de toute vie. Quatre histoires qui creusent cette question : sommes-nous libres ou subissons-nous un destin ? Pouvons-nous changer ?

Mignonne, allons voir si la rose
Qui ce matin avait déclose
Sa robe de pourpre au soleil,
A point perdu cette vêprée,
Les plis de sa robe pourprée,
Et son teint au vôtre pareil.
Las ! Voyez comme en peu d’espace,
Mignonne, elle a dessus la place,
Las, las ! Ses beautés laissé choir !
Ô vraiment marâtre Nature,
Puis qu’une telle fleur ne dure
Que du matin jusques au soir !
Donc, si vous me croyez, mignonne,
Tandis que votre âge fleuronne
En sa plus verte nouveauté,
Cueillez, cueillez votre jeunesse
Comme à cette fleur, la vieillesse
Fera ternir votre beauté.
Pierre de Ronsard
(1524-1585)
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