Pendant les 10 dernières années, il y a eu de plus en plus de jeux vidéo, de plus en plus sophistiqués, de plus en plus violents… Et tout ce que ça fait poser comme question c’est « Est-ce que ces jeux poussent les enfants et les adolescents à la violence ? »

Alors deux camps se font la guerre ; ceux qui disent que, indéniablement et selon les statistiques, le taux de violence est élevé chez les jeunes qui investissent ce genre de jeux et, de l’autre coté, ceux qui prétendent que ces jeunes-là, s’ils passent à la violence, c’est qu’ils en avaient les prédispositions (donc en gros ce n’est pas à cause des jeux vidéo, ce n’est qu’un déclencheur parmi d’autres).

D’abord, admettons que ça soit un déclencheur de plus dans leur environnement et que ça n’affecte que des jeunes qui manifestent déjà de la violence dans leur comportement mais qui ne se laissait pas voir avant. Alors avons-nous besoin de les pousser, en mettant à leur dispositions d’autres armes, d’autres moyens pour extérioriser cette violence de la pire façon qui soit ? Est-on capables de produire des jeux qui calmeraient la violence chez des jeunes intérieurement violents à la base, et développer d’autres compétences chez les autres ?

Mais bon, soit.

Pour moi la vraie question c’est : « Quel est l’impact des jeux vidéo violents sur la perception de la violence et de la souffrance chez les enfants et les adolescents ? »

Si en jouant à « GTA » ou à « Mafia II » (parmi les plus soft), je vais tuer un gars simplement parce que j’avais besoin d’une voiture, ou sur « Medal of Honor » je vais en tuer par milliers en quelques parties bien dynamiques comme ils aiment les qualifier, serais-je choqué, une fois adulte, en voyant tous ces crimes de guerre (pourtant réels), ces tueries, ce sang, ces souffrances ?
Ne les verrais-je pas plutôt comme légétime défense, un acte banal et insignifiant de quelqu’un qui a toutes les raisons de le faire ?

Silence absolu.

Pac-Man