Lisez dans mes pensées… à vos risques et périls !
« La mort ne vous concerne ni mort ni vif : vif parce que vous êtes ; mort parce que vous n’êtes plus. » Montaigne

Ce n’est pas moi qui vais juger du style d’écriture de Gary, j’imagine mal quelqu’un qui n’approuverai pas son génie (quoique je respecterai son avis).
Mais choisir d’évoquer le déclin sexuel à la vieillesse, avec tant de subtilité et d’humour… C’est à la fois provocateur, frustrant et… humiliant ! Cela va sans vous avouer que quand j’ai terminé cette lecture, ce soir là, pour la première fois de ma vie… j’ai eu du mal à le faire… à 29 ans !
Au-delà de cette cruauté de l’âge, je crois que Gary a surtout voulu montrer à quel point nous sommes bêtes (au sens premier du terme) à placer tout notre honneur entre nos jambes…
Les vieux vicieux qui, après avoir consommé leurs femmes, vont aller chercher « les opposées » (elle a 17 ans, il en a 71) est-ce plus par appétit ou pour (se) prouver qu’ils existent encore ? Cet argent qu’ils dépensent, c’est pour partager un lit ou un secret ?
Et chez nous, cette manie (qui existe encore, oui, les 3 grandes villes que vous connaissez ne sont pas représentatives) de vouloir à tout prix une femme vierge à épouser, vous allez mettre ça sur le dos de la religion ? Qu’on n’épouse pas une fille qu’on sait « incorrecte » ? Faux ! Preuve : nous avons la même réticence avec les femmes divorcées, et on les voit toutes comme des boites de lait sucré Nestlé trouées sur une étagère de Monop…
Et avec ça, y’en a qui trouvent encore le moyen de me dire qu’on aime les rondeurs parce que c’est beau… Sans blague !
Romain Gary, pseudonyme de Romain Kacew, né à Vilnius en 1914, est élevé par sa mère qui place en lui de grandes espérances, comme il le racontera dans La promesse de l’aube. Pauvre, « cosaque un peu tartare mâtiné de juif », il arrive en France à l’âge de quatorze ans et s’installe avec sa mère à Nice. Après des études de droit, il s’engage dans l’aviation et rejoint le général de Gaulle en 1940. Son premier roman, « Éducation européenne » paraît avec succès en 1945 et révèle un grand conteur au style rude et poétique. La même année, il entre au Quai d’Orsay. Grâce à son métier de diplomate, il séjourne à Sofia, La Paz, New York, Los Angeles. En 1948, il publie Le grand vestiaire et reçoit le prix Goncourt en 1956 pour Les racines du ciel. Consul à Los Angeles, il épouse l’actrice Jean Seberg, écrit des scénarios et réalise deux films. Il quitte la diplomatie en 1961 et écrit Les oiseaux vont mourir au Pérou (Gloire à nos illustres pionniers) et un roman humoristique, Lady L., avant de se lancer dans de vastes sagas : La comédie américaine et Frère Océan. Sa femme se donne la mort en 1979 et les romans de Gary laissent percer son angoisse du déclin et de la vieillesse : Au-delà de cette limite votre ticket n’est plus valable, Clair de femme, Les cerfs-volants. Romain Gary se suicide à Paris en 1980, laissant un document posthume où il révèle qu’il se dissimulait sous le nom d’Émile Ajar, auteur de romans à succès : Gros Câlin, L’angoisse du roi Salomon et La vie devant soi qui a reçu le prix Goncourt en 1975.
Le livre : Au-delà de cette limite votre ticket n’est plus valable
Gallimard, septembre 1978
264 pages
Présentation de l’éditeur :
Jacques Rainier, cinquante-neuf ans, industriel, est aux prises avec des difficultés en affaires au moment où sa liaison avec une jeune Brésilienne le rend très heureux. A la suite des confidences angoissées d’un ami obsédé par le mythe de la virilité, la peur du déclin sexuel s’insinue en lui, l’envahit, le détruit, ne le quitte plus.
En osant s’attaquer à un sujet tabou, Gary a soulevé un débat passionné, qui a connu un grand retentissement. Mais son livre cru et dur, dominé par un humour amer, reste aussi un roman d’amour plein de tendresse.
C’est en rédigeant un article sur l’identité tunisienne que je me suis dit que c’est le moment où jamais de lancer cette initiative (que je voulais initier depuis un moment, en m’inspirant d’un mouvement équivalent sur la blogosphère française « Festival à la Croisée des Blogs »).
Dans des moments où nous sommes entrain de nous crêper les chignons dans tous les sens et à toutes les occasions, ça serai pas mal que nous regardions ensemble dans la même direction ne serait-ce qu’une fois par mois, que nous évoquions un sujet commun, apprendre à vivre avec la différence, à en faire notre ultime point commun, en partant de la blogosphère…
Chaque début du mois, l’organisateur (moi, cette fois) publie un article de lancement sur son blog, pour annoncer le thème qu’il propose.
Le thème pour cette édition est « Tunisie : Identité et Appartenance » et tout ce qui tourne autour (ça pourrait être l’identité au quotidien, ou à travers le cinéma, la musique…)
La date limite de soumission d’article correspond au dernier jour du mois en cours.
PS : Pour cette première édition, on commence aujourd’hui, il ne reste que 10 jours, mais je sais que vous avez pas mal de temps libre en Ramadhan :-P
Chaque blogueur intéressé par le thème proposé rédige un article et le publie sur son blog avant la date limite, en ajoutant un commentaire (avec le lien de son article) sur la page Facebook et sur l’article de lancement de l’organisateur.
Son article doit également indiquer un lien vers l’article de lancement publié par l’organisateur de l’édition en cours.
À la fin du mois, l’organisateur publie un article récapitulatif de l’édition qu’il a piloté (avec des liens vers tous les articles publiés autour du thème choisi) et annonce l’identité du prochain organisateur que je lui communiquerai moi-même.
Rejoignez la page Facebook et invitez vos amis bloggeurs !
PS : Si quelqu’un a une identité visuelle à proposer, elle sera la bienvenue ;-) S’il y en a plusieurs alors tant mieux, on fera un vote et on prendra le meilleur !
Si vous voulez vous porter condidat(e) pour organiser une des prochaines éditions, avez une suggestion, une remarque, une proposition d’identité visuelle… alors n’hésitez pas à me contacter.
C’est cruel comment on nous pose souvent la question :
Certes, le changement (ou dirais-je plutôt « le mouvement ») est le véhicule de l’évolution. Et en même temps, se poser ces question nous donne le focus sur tout ce qui ne va pas, tout ce qui n’a pas marché, tout ce qu’on n’aime pas, un véritable coup de gueule !
Je considère qu’il est nécessaire de se rappeler aussi les bons moments, les réussites, les « sans regret »… Leur accorder autant de temps et d’énergie que pour les lamentations ! Pour ce faire, les maîtres-mots sont :
Célébrer la vie, toutes les bonnes choses que vous avez à présent ou avez eu ne serait-ce que pour une seconde, célébrer la vue ! D’avoir des yeux pour observer et apprécier la beauté, célébrer l’amitié, l’amour, l’intensité, respirer et pouvoir sentir l’air qui nous traverse, célébrer le sommeil, le rêve, la quiétude, la couette ! Oui ! J’ai envie de célébrer ma couette car en hiver c’est une véritable histoire d’amour entre nous ! Célébrer le café, l’eau, le soleil, la baignade de la semaine dernière, le temps qu’on s’offre pour ne rien faire… délicieusement !
Plein de petites choses qui paraissent banales, acquises, données, et qui ne le sont pas tout-à-fait en réalité.
Foutu stress qui nous agite. A peine un objectif s’approche de sa réalisation, et nous nous posons déjà la question « Ok, what’s next? ». Et pourquoi alors s’acharner à accomplir des réalisation si ce n’est pas pour les goûter, les savourer, consumer leeeeentement toute la joie et l’accomplissement qu’on peut en tirer ?
Arrêtez-vous à chaque station, à chaque réalisation, prenez seulement 5 minutes, et redites-vous une bonne dizaine de fois que fous l’avez fait, vous y êtes parvenu, vous avez réussi. Et passez à autre chose, et… N’oubliez surtout pas de le célébrer plus tard !
Le train de vie c’est vous qui le menez, c’est vous le chauffeur, alors pas de panique, il n’ira nulle part sans vous, prenez votre temps entre les stations. Regardez bien le tableau de bord et cet atmosphère parfois austère, mais regardez aussi par la fenêtre le paysage qui s’offre à vous, c’est souvent très beau, on ne s’en rend pas compte si on a la tête dans le guidon !
« Faute de pouvoir voir clair, nous voulons, à tout le moins, voir clairement les obscurités. » Sigmund Freud

Pendant un Jeep Safari au Ranthambhore National Park (Rajasthan), Inde
Avril 2010
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