Le blog d’un jeune tunisien

Lisez dans mes pensées… à vos risques et périls !

[Antoine Bello] Les falsificateurs

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Un copain est venu chez moi par hasard quand je lisais « Les falsificateurs » et, rien qu’en examinant la présentation de l’éditeur au dos de la couverture, il m’as dit : « C’est le genre de livres qu’en le lisant tu peux finir athée ! » et il a raison. Tu ne crois plus en rien ni en personne. L’histoire de Sliv au CFR (Consortium de Falsification du Réel) est hallucinante.

Cet organisme recrute des membres qui sont chargés d’inventer des scénarios imaginaires sur la base desquels ils vont constituer des dossiers de toutes pièces et faire en sorte que le scénario imaginaire et le présent réel se marient dans une souplesse parfois étonnante grâce à une imagination débordante de certains membres.

Pour quelles raisons ? Pour satisfaire quels objectifs du CRF ? J’ai bien peur que personne ne le sait.

PS : Après avoir fini la lecture, je me suis surpris à examiner avec espoir et persévérance les 3 feuilles blanches à la fin du livre, juste avant la couverture, cherchant une suite à ce roman que j’ai dévoré en un temps record…


Antoine Bello - WikipédiaL’auteur : Antoine Bello

Antoine Bello vit à New York. Il est l’auteur de deux livres remarqués, publiés aux Editions Gallimard : Les funambules et Eloge de la pièce manquante.

Antoine Bello sur Wikipédia.fr

 

Antoine Bello - Les falsificateursLe livre : Les falsificateurs

Gallimard, janvier 2007
501 pages

Présentation de l’éditeur :

C’est l’histoire d’une organisation secrète internationale, le CFR (Consortium de Falsification du Réel), qui falsifie la réalité mais dont personne ne connaît les motivations.

C’est l’histoire de quelques-unes des plus grandes supercheries de notre époque : de Laïka, la première chienne dans l’espace, qui n’a jamais existé ; de Christophe Colomb qui n’a pas découvert l’Amérique ; des fausses archives de la Stasi.

C’est l’histoire d’un jeune homme, embauché par le CFR, qui veut comprendre pourquoi et pour qui il travaille.

C’est l’histoire d’une bande d’amis qui veulent réussir leur vie, sans trop savoir ce que cela veut dire.

C’est, d’une certaine façon, l’histoire de notre siècle.

Le livre sur Amazon.fr


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WeShirts, pour se fringuer plus cool

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We-Shirts - e boutiqueMême si c’est en partie le projet que je voulais lancer depuis maintenant 3 ans, je suis content pour mes copains & copines qui se sont lancés concrètement dans l’idée et mis en place ce premier site tunisien de vente de T-shirts personnalisés qui sortent un peu des séries de casseroles qu’on trouve dans les magasins (Celio & co).

Il s’agit de T-shirts avec des sérigraphies le plus souvent drôles ou invoquant une cause, tous livrés dans un pack collector, et actuellement en promotion avec 20% de remise !

On attend avec impatience plus de modèles (de par la coupe et le design).

Excited to get yours ?


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Rêve. Regret. Réclusion.

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« Un homme n’est vieux que quand les regrets ont pris chez lui la place des rêves. » John Barrymore

Vieux à la Kharja de Sidi BouSaïd

El Kharja (sortie des hommes de la zaouïa pour la célébration de la procession)
Tunis, Sidi BouSaïd – Août 2009


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Pourquoi croit-on à une histoire ?

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Du roman que je suis entrain de lire actuellement (et duquel vous apprendrez davantage quand j’aurai terminé sa lecture), j’ai bien aimé ce passage, alors j’avais envie d’en partager quelques extraits avec vous.


La notion de vraisemblance d’un scénario renvoie à cette question fondamentale : pourquoi croit-on à une histoire ?
On distingue généralement quatre ressorts essentiels, mais je préférerais les entendre de votre bouche. Un volontaire ? [...]

- J’imagine, dit bravement Magawati, que cela dépend de qui raconte l’histoire.

- C’est en effet le premier critère. Vous accorderez consciemment plus de crédit à une histoire si vous avez confiance dans la personne ou dans l’institution qui vous la raconte, à une condition cependant : que sa neutralité et son impartialité ne puissent être sujettes à caution. Si, par exemple, un constructeur automobile communique sur le fait que des études scientifiques prouvent que les véhicules diesel n’émettent pas davantage de particules polluantes que les véhicules à essence, vous penserez que ce constructeur tente de justifier ses propres choix de motorisation. En revanche, si un laboratoire de recherche australien ne bénéficiant d’aucun financement en provenance de l’industrie automobile parvient aux mêmes conclusions, vous serez nettement plus enclins à les accepter. D’où l’importance évidemment de pouvoir s’appuyer sur ce que nous appelons des sources de référence. [...] Qui peut me dire quels sont les autres critères ?

- On croit plus facilement une histoire si elle confirme une opinion que l’on a déjà, dit Fernando de la Peña. [...]

- Absolument, dit Vargas. C’est un phénomène bien connu en sciences humaines et dont on a prouvé qu’il favorisait et accélérait la propagation des rumeurs. Si je dis par exemple à un Européen que les juifs échappent deux fois plus souvent que les catholiques au service militaire, il est malheureusement démontré qu’il me croira plus que si j’avais inversé la proposition. [...]

- On croit plus facilement une histoire qui finit bien ? suggéra encore de la Peña

- En tout cas, c’est ce que pensent les scénaristes de Hollywood ! plaisanta Vargas. Mais sérieusement, vous mettez le doigt sur quelque chose d’important. On croit plus facilement à une histoire que l’on aime. Cela dit, attention, tout le monde n’a pas les mêmes goûts. Certains aimeront une histoire parce qu’elle les fait rire, d’autres au contraire parce qu’elle les fait pleurer. Certains parce qu’elle les fait réfléchir, d’autres au contraire parce qu’elle leur fait oublier leurs soucis. Par conséquent, la façon dont vous racontez une histoire doit impérativement dépendre du public à qui vous la destinez. Si, comme c’est le plus souvent le cas, vous vous adressez à plusieurs publics distincts, racontez-leur la même histoire, mais de façon différente. Et surtout, raccrochez-vous aussi souvent que possible à des canevas narratifs universels : le challenger qui défie les champions et l’emporte à la surprise générale, l’homme sans passé qui revient venger les siens, la jeune femme qui rompt avec un milliardaire pour épouser l’ami d’enfance qui l’aimait en secret, etc. [...]

Il reste un ressort, reprit Vargas. Peut-être le plus important car le seul qui porte sur la dynamique du scénario plus que sur le scénario lui-même. [...]
Certaines histoires sont plus que des histoires, elles sont des points de départ. Sitôt lâchées dans la nature, elles échappent à leur auteur. Des groupes se les approprient, les modifient, les enjolivent et, ce faisant, leur donnent une substance qui emporte l’adhésion des plus sceptiques. C’est qu’à la base les créateurs de ces histoires ne se contentent pas d’imaginer quelques piquantes péripéties ou de camper des personnages plus vrais que nature, ils anticipent les conséquences qu’aura leur récit et les intègrent par avance dans le scénario dont elles deviennent les rouages essentiels. Mais tout cela doit vous sembler bien abstrait.

[...]


Sur ce… Que soient vraies les histoires que vous choisirez de croire…


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IBM vs. Fidelity : La guerre aux compétences HR Access

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Il y a quelques années (en 2006 si je ne m’abuse), alors que IBM représentait HR Access au Moyen Orient et en Afrique (sur les fonctions commerciale et support), Fidelity Investment Group met le paquet, atterrit en Tunisie et s’intéresse aux solutions en question. C’est alors que l’essentiel des équipes IBM spécialisées dans ce produit – à leur tête Said El Aïdi – quittent IBM pour constituer le premier noyau dur de Fidelity Tunisie.

Fidelity gère aujourd’hui – en plus du Moyen Orient et l’Afrique – certains clients en France, Espagne et Italie à la demande (croissante) des agence de marchés en question.

Fidelity devient la référence, étant désormais l’éditeur de la solution HR Acess. C’est même qu’on ne parle pas de Fidelity en Tunisie mais de HR Access tout court comme si les deux enseignes n’en faisaient qu’une (alors que l’une possède l’autre). Ingénieurs débutants et personnel expérimenté HR Access se bousculent à ses portes.
Au delà du prix de la licence produit qui ne présente pas de marge notable, Fidelity fournit des prestations de support plus abordables pour les clients déployant cette solution de gestion de ressources humaines (de par une importante infrastructure de bientôt 300 personnes en Tunisie).

De l’autre rive, IBM, avec un personnel limité, s’est suffit de garder ses clients existants. Elle ferait même appel à Fidelity pour attaquer main dans la main de nouveaux marchés là où Fidelity peut s’avérer plus abordable et plus disponible sur le support (encore une fois grâce à son implantation en Tunisie), et où IBM peut étoffer les propositions pas son offre data et ses solutions serveurs reconnues.

Avec une annonce dans La Presse parue dimanche dernier (HR Access Consultants/Delivery), IBM serait peut-être entrain de remettre le focus pour rattraper le manque à gagner généré par ce transfert de compétences, en essayant de reconstituer une équipe plus solide pour des marchés potentiels.

Cette annonce arrive à un moment où plusieurs employés de Fidelity sont de moins en moins épanouis dans le cadre qui les accueille et qui, naturellement, ne peut pas être tout à fait convenable pour 300 personnes !

À suivre…


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