L’Observatoire des Services Bancaires de Tunisie
Voici un autre site qui peut être utile notamment pour les gens du métier de la banque.
L’Observatoire des Services Bancaires de Tunisie est entré en activité le 29 novembre 2006 pour remplir les missions suivantes :
- le suivi de la qualité des services rendus par les établissements de crédit ;
- l’information et le renseignement sur les services et produits bancaires et leur coûts ;
- la réalisation d’études sur les services bancaires et leur qualité et l’organisation de consultations sectorielles à cet effet ;
- l’établissement d’indicateurs quantitatifs permettant de mesurer le coût des services bancaires et le degré de satisfaction de la clientèle ;
- l’établissement de guides de référence pour les services bancaires et leur vulgarisation auprès du public ;
- la diffusion des meilleures pratiques en la matière dans le secteur bancaire ;
- la prescription de recommandations aux établissements de crédit et aux médiateurs ;
- l’examen des rapports des médiateurs et l’établissement d’un rapport annuel sur la médiation bancaire.
Il est vrai que le site est peu ergonomique, existe uniquement en version française, et certaines rubriques sont incomplètes (comme Les lettres type, Les rapports d’activité…). En même temps, ça donne accès à certaines informations utiles :
Les sociétés tunisiennes référencées sur Google Finance
Par hasard je naviguais sur Google Finance et consultais les information disponibles pour quelques sociétés tunisiennes, essentiellement des banques (BIAT, UBCI, BH…).
J’ai eu l’idée de faire une recherche avec le terme “TUN:*“, on y trouve des infos sur des sociétés tunisiennes qu’on ne trouverait pas sur un site national…
Je vous laisse découvrir, en espérant que ça vous sera utile.
Services bancaires en Tunisie : Bientôt le “Bill Payement” et le “Mobil Top-up”
Le Directeur Général de la Société Monétique de Tunisie (SMT), M. Khaled Fradi, a annoncé lors de la conférence périodique des PDG des banques que le secteur bancaire tunisien mettra à la disposition de sa clientèle, à partir du mois de juillet 2008, de deux nouveaux services bancaires.
Le premier service, appelé “Bill Payement” a pour objectif de permettre aux clients des banques de payer leurs factures à travers les distributeurs automatiques de billets (DAB), reliés au serveur central de la monétique de Tunis.
Ce service, devra concerner en premier lieu le paiement des factures de la Société Nationale d’Exploitation et de Distribution de l’Eau (SONEDE).
Pour ce qui est du deuxième,”Mobil Top-up“, ce service concerne la recharge des téléphones portables via les DAB.
Il est à rappeler que ce mode de recharge, existe déjà avec la solution proposée par Tunisiana à ses banques partenaires notamment la BIAT et Amen Bank.
M. Fradi a également annoncé que la SMT s’emploiera, au cours de la prochaine période, à fournir deux autres services portant sur la recharge automatique des téléphones portables, à travers le portable lui-même, et le paiement des factures via le téléphone portable.
Enfin, une nouvelle mesure concernant les TPE fera certainement plaisir aux commerçants. Il s’agit de la mise en place par la SMT d’un réseau de communication inter-bancaire relatif aux terminaux de paiement électronique (TPE) en vue de réduire de 90% le coût de communication des commerçants, pour le limiter à 10 millimes alors qu’il était de l’ordre de 100 millimes dans le but de promouvoir l’utilisation des TPE en tant que moyen de paiement.
[Source] espacemanager.com - Journal de l’Economie et des Affaires
Islamisation des produits bancaires au Maroc
Je viens de le savoir à travers un blog traitant de l’actualité économique au Maroc, Abdellatif Jouahri, gouverneur de Bank Al-Maghrib a signé il y a à peu près deux semaines une recommandation autorisant les banques à annoncer leur offre “halal” tout en précisant que les sociétés financières seront limitées aux produits entrant dans le cadre de leur agrément.
La recommandation a donc prévu trois produits dans ce sens :
- Ijara : Contrat selon lequel un établissement de crédit met, à titre locatif, un bien meuble ou immeuble déterminé, identifié et propriété de cet établissement, à la disposition d’un client pour un usage autorisé par la loi.
- Moucharaka : Contrat ayant pour objet la prise de participation, par un établissement de crédit, dans le capital d’une société existante ou en création, en vue de réaliser un profit.
- Mourabaha : Contrat par lequel un établissement de crédit acquiert, à la demande d’un client, un bien meuble ou immeuble en vue de le lui revendre à son coût d’acquisition plus une rémunération convenue d’avance.
Plus de détails dans l’article source.
Les fuites de Swift inquiètent la Cnil
En charge des transferts interbancaires internationaux, Swift transmet régulièrement des données personnelles d’entreprises françaises aux autorités américaines. Une décision prise sans aucune consultation.
Swift (Society for Worldwide Interbank Financial Telecommunications), société coopérative de droit belge fondée en 1973 est dans la ligne de mire de la Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés (CNIL). Swift gère le transfert de données entre les banques lors de transactions ou virements transfrontaliers. Elle a la responsabilité de la norme standard ISO 9362, plus connue sous le nom de BIC code ou encore SWIFT code.
La presse outre atlantique révélait en 2006 que cette société avait communiqué aux autorités des Etats-Unis, dont le Trésor et la CIA, des données à caractère personnel, et ce au nom de la lutte contre le financement du terrorisme international.
Alex Türk, le président de la CNIL, a appelé le gouvernement français a faire pression dans les discussions entre l’Union Européenne et l’administration Bush pour faire cesser : “l’accès des Etats-Unis aux données bancaires transitant par le réseau Swift”.
A l’instar des autres organes de contrôles nationaux des pays européens, la Cnil estime que Swift fait l’objet d’un contrôle par les autorités américaines “en dehors du cadre légal de coopération normalement établi aux fins d’échange d’informations financières entre gouvernements”.
Cette surveillance a été mise en place dans la confidentialité la plus totale à la suite des évènements du 11 septembre 2001, sans concertation, et reste pourtant d’actualité.
La Cnil juge que cette surveillance viole les règles européennes de protection des données et permet aux Etats-Unis d’avoir accès à des informations économiques et commerciales sensibles. Le terme d’espionnage a été évoqué. La Cnil souhaite que les pouvoirs publics et en particulier le Ministère français des finances se penchent sur ce dossier. M. Türk a “demandé un rendez-vous” à ce sujet avec le ministre de l’Economie Jean-Louis Borloo.
Une affaire détectée d’abord par les entreprises
Cette affaire a d’ailleurs été levée par des entreprises, qui ont alerté la Cnil de la situation. Ces dernières, qui ont des bureaux sur le sol américain se sont vues imposer de montrer leurs livres de comptes aux autorités américaines. “Au prétexte de traquer les circuits de financement du terrorisme et donc, de prévenir la menace terroriste”, explique la CNIL, “les Américains se mettent en situation de tout observer : les transferts financiers vers les Etats-Unis comme les flux financiers intra-européens ou de l’Europe vers l’Afrique et l’Asie ; les comportements des banques comme ceux d’entreprises appartenant à des secteurs sensibles de l’économie : des groupes pétroliers ou aéronautiques… Cela pose problème !”
La Cnil souhaite qu’à l’issue d’une réflexion internationale les transferts de données entre continents soient régis par des règles. La commission souhaite également être associée aux futures discussions avec les américains. La Cnil souhaite de la transparence et une surveillance de Swift plus importante.
Pour l’heure, les banques centrales européennes exercent un contrôle uniquement au niveau du fonctionnement et ce pour s’assurer de la stabilité du système financier.
Swift et les 2000 banques internationales actionnaires souhaitent en revanche que des mesures soient prises pour renforcer la sécurité des données de son système. Coïncidence heureuse, le conseil d’administration de Swift fait état d’un rapport de ses services sur ce sujet. Trois mesures sont préconisées. Il s’agit de la mise en place d’un groupe de travail, de l’enregistrement de Swift dans le cadre de référence du Safe Harbor et enfin d’une possible révision de l’architecture du système Swift surtout au niveau de la régionalisation des transferts de données.
L’Union Européenne en novembre 2006 avait fait part de son mécontentement à Swift qu’elle soupçonnait d’être en infraction avec la législation en vigueur (lire la brève “Swift accusé de transférer illégalement des données aux Etats-Unis” du 28/11/2006). Un sujet particulièrement d’actualité puisqu’en ce moment même la Commission Européenne négocie avec les Etats-Unis un accord sur la protection des données dans le cadre de la lutte contre le terrorisme.
Les Etats-Unis eux ont déclaré que le contrôle exercé sur Swift à d’ores et déjà permis l’arrestation du cerveau des attentats de Bali en 2002. Un évènement qui ne devrait pas les inciter à laisser de côté la surveillance des réseaux de financements terroristes, et Swift en paix.
Source : JDN Solutions (lien vers l’article)
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