Lisez dans mes pensées… à vos risques et périls !
Je me demande pourquoi mon chien refuse
de manger de la gelée verte
J’adore sentir
comme elle tremblote à l’intérieur
Je me demande si,
quand une tortue rentre la tête
elle a peur à l’intérieur tellement il y fait noir
Je me demande
si une pierre aime être dure
Je me demande
si le ciel aime être bleu
Je me demande
si les mouches aiment se moucher
Je me demande
si tu aimes être toi
Je me demande
pourquoi je ne sens pas
mon corps s’allonger
alors que les gens me disent
que je grandis tous les jours
Je me demande
pourquoi je dois toujours écouter
plus de mots que je n’ai de chance d’en dire
Je me demande
si l’herbe pleure quand on la coupe
Je me demande
si la pluie se fait mal quand elle tombe
Je me demande
si la terre a le vertige à force de tourner
Je me demande
si les petits vers se sentent petits
Je me demande
pourquoi je vois tant de gens
faire des choses
qu’ils n’ont pas vraiment envie de faire
Je me demande
si la musique s’en ira quelque part
lorsque je vous aurai chanté ma chanson
Je me demande
si on se sent triste d’être vieux
Je me demande
si la lune aime la compagnie
Je me demande
pourquoi c’est amusant d’avoir un peu peur
Je me demande
si tu te poses les mêmes questions que moi
La plupart des paroles de cette chanson viennent des enfants
(Lors de démonstrations de CNV par Marshall B. Rosenberg dans les écoles)
Grand merci à Marie qui m’a ramené ce bouquin de Suisse à l’heure où je m’intéressais aux champs d’application de la CNV (Communication NonViolente) avec les enfants et à travers le personnel enseignant.
Je me compliquais un peu la chose en pensant à développer des jeux ou des activités particulières pour transmettre ce processus aux enfants pour ne pas que ça soit « tout cru » et trop académique. Après tout les enfants aprennent mieux en s’amusant.
Alors certainement il y a des activités qui pourraient aider les enfants à assimiler et à adopter ce process de communication mais le plus important à ce dire dans cette démarche est qu’on nait avec un langage girafe, qu’à la naissance on parle déjà CNV et qu’on assume complètement nos sentiments et nos besoins. C’est au long de notre éducation que nous apprenons à communiquer en chacal (communication violente) alors c’est plus facile de communiquer correctement avec des enfants et de leur désapprendre le peu qu’ils ont apprit à leur age.
Aux adeptes de CNV…
L’écrivain : Marshall B. Rosenberg
Marshall B. Rosenberg, formé à la psychothérapie psychanalytique, puis élève de Cari Rogers, docteur en psychologie clinique, est le fondateur et le directeur de la formation du Center for NonViolent Communication, une organisation internationale. Il voyage dans le monde entier pour intervenir en tant que médiateur dans les conflits et promouvoir la paix.
Le livre : Enseigner avec bienveillance : Instaurer une entente mutuelle entre élèves et enseignants
Jouvence, juillet 2006
94 pages
Lors de sa conférence (ovationnée!) donnée pendant le Congrès national regroupant les enseignants des écoles Montessori, Marshall a décrit les principes-clés de la Communication NonViolente en illustrant clairement la façon de les appliquer en classe. Il a proposé des outils dont on peut s’inspirer pour créer un environnement d’apprentissage sûr et motivant; il a expliqué les notions de pouvoir, de punition et de lien empathique.
Le même jour, au cours d’un atelier, Marshall a proposé un jeu de rôle à une enseignante confrontée à une situation difficile: il lui a ainsi montré comment combler les besoins de chacun.
Les propos de ce livre, la transcription de la conférence et de l’atelier, apporteront certainement de précieuses informations aux enseignants et parents qui souhaitent enseigner avec bienveillance, c’est-à-dire développer des relations saines avec les enfants, rompre avec des schémas passés insatisfaisants et créer de nouvelles structures sociales acceptables pour tous.
Je ne mourrai pas après une vie non vécue.
Je ne vivrai pas dans la peur
De tomber ou de prendre feu.
Je fais le choix d’habiter mes journées,
De permettre à ce que je vis de m’ouvrir,
De me rendre moins peureuse,
Plus accessible,
D’assouplir mon cœur
Jusqu’à ce qu’il devienne une aile,
Une torche, une promesse.
Je choisis de prendre le risque de ma signifiance,
De vivre de telle manière que
Ce qui m’arrivera sous forme de graine
Parvienne au suivant sous forme de fleur
Et que ce qui m’est venu sous forme de fleur
Poursuive sa route en tant que fruit.
Dawna Markova
Traduit au français par Jalila Henchiri-Susini
Ce que je recherche dans la vie, c’est la bienveillance, un échange avec les autres motivé par un élan du cœur réciproque.
Marshall B. Rosenberg, docteur en psychologie clinique
Encore un séminaire en deux sessions à Tunis. Il sera animé par Anne Bourrit, formatrice du Centre international pour la Communication NonViolente (CNV) et par Jalila Susini-Henchiri, formée à la CNV également. Anne est suisse, elle a 20 ans d’expérience dans le domaine de la CNV. Jalila est tunisienne et vit habituellement en Suisse. Elles donnent fréquemment des formations ensemble ou séparément dans différents milieux professionnels et privés.
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N’hésitez pas à me contacter pour vous envoyer le formulaire d’inscription ou si vous n’avez pas accès à Facebook pour voir les détails des séminaires.
Cela se fait de plus en plus remarquer depuis une bonne dizaine d’années en Tunisie mais aussi d’autres pays arabes j’ai l’impression (les pays du Golf certainement à travers leurs contributions sur le net).
Pour la moindre histoire ou découverte, le moindre endroit, on a droit facilement et très rapidement à des descriptions ornées de ces « excellent, formidable, magnifique, hallucinant, énorme, sans égal, hors normes, monumental, le gars le plus fort, la meilleure vidéo sur facebook (y’en a des milliers qui son les meilleures), LA plage où il faut se baigner… » et bien sur un record de « mouch normal ! » (pour dire anormal ou extraordinaire) alors que pour moi c’était simplement des personnes ou endroits ou chose qui avaient leur charme sans pour autant justifier de telles descriptions.
C’est moins pour critiquer une manière de s’exprimer que pour l’observer, l’analyser et comprendre ses motivations. Il s’agit encore une fois d’un langage que j’ai remarqué dans mon pays et qui n’est pas spécialement présent dans l’occident.
Un besoin universel aux êtres humains est celui d’authenticité et d’intensité dans tout ce que nous entreprenons. Cette intensité nous donne l’envie et l’énergie de continuer, de découvrir, et donne une dimension passionnante et excitante à la vie. Et heureusement, car sans ça la vie sera trop insipide.
Mais le fait est là, le monde – notre monde arabe – est vide de choses réellement excitantes ; nous nous limitons à ce que nous avons, nous l’épuisons, et il y a parfois peu de matière à l’innovation et à la création. Il y a tellement moins de possibilités par exemple pour sortir en Tunisie que dans un pays européen, de par l’étendue géographique, le niveau économique, les considérations culturelles et religieuses et l’espace qu’ont les gens en eux-mêmes pour accueillir des concepts nouveaux.
C’est alors avec ces limites que nous devons composer et, faute de personnes ou d’endroits ou de choses réellement excitantes et innovatrices, l’existant devient matière à spéculation et tout gagne considérablement plus d’intensité que ce qu’il en a réellement.
À certaines personnes, cette alternative résout le problème et couvre le besoin. En même temps, il n’y a pas que des avantages à cela. Il y a d’abord un manque de crédibilité autour des descriptions des choses ; si tu me dis que tel endroit est « exceptionnel » ça risque de moins en moins de me toucher, puisque tout ou presque est aujourd’hui d’exception. Et puis, si maintenant j’ai envie de vous parler d’un trucs qui me parait vraiment top, je le présenterai comment ? Surenchérir et dire que c’est méga-extra-super-multi-omni-international… Ça fera l’affaire ?
Ne ferions-nous pas mieux de reconnaître les choses à leur juste valeur ?
Et d’ailleurs tant qu’on y est, ne serait-ce pas mieux de laisser de coté toutes ces étiquettes pour décrire les choses à travers ce qu’elles nous apportent réellement ? « J’aime beaucoup aller sur ce blog, j’y découvre des histoires qui m’intéressent et rejoignent mes préoccupations, des réflexions qui me touchent, la présentation est sobre et la navigation facile ! »
Comparé à un « Ce blog est ultracool » …