Lisez dans mes pensées… à vos risques et périls !
Je me suis souvent demandé quelles sont les différentes manières d’enseigner, sinon de transmettre les bases de la Communication NonViolente. Alors bien sûr il y a les séminaires, les articles qu’on peut publier ou partager, ou plus simplement adopter le processus dans la vie de tous les jours et laisser son entourage en apprécier les bénéfices.
Anne Van Stappen a eu une autre idée ; un roman, au titre très touchant, qui illustre ce que peut être l’application de la communication empathique à travers des personnages qui nous ressemblent tant. J’aimerai tellement dire qu’elle a gagné son pari, et en même temps c’est difficile d’évaluer l’efficacité pédagogique de ce roman quand on le lit avec des connaissances préalables en la matière, on ne le reçoit pas de la même façon.
La bonne nouvelle c’est que quelqu’un m’a vu le lire et a demandé de l’avoir dès que j’aurai terminé, alors je pourrai avoir l’avis de quelqu’un qui n’a jamais fais de CNV !
Enfin, merci à Marie pour ce précieux cadeau :-)
Docteur en médecine, Anne van Stappen s’est très tôt intéressée aux relations humaines et formée à diverses approches thérapeutiques.
Son aspiration à soigner les maux du corps par les mots du cœur s’est réalisée après sa rencontre avec la communication non violente.
Formatrice en CNV depuis 1995, elle propose des conférences et des ateliers sur la communication et la gestion des conflits.
Amoureuse de la nature, elle a consacré une grande partie de sa vie aux chevaux, devenant à deux reprises championne de Belgique de dressage.
Anne Van Stappen – Le site officiel
Jouvence, mars 2009
318 pages
Brillante collaboratrice d’un créateur de mode, engagée depuis peu dans une action humanitaire, Sophia, 32 ans, fonceuse et dynamique, semble réussir tout ce qu’elle entreprend… Mais le décor a son revers : des tensions dans sa vie amoureuse et un ras-le-bol professionnel plongent la jeune femme dans un profond tumulte intérieur. Dépassée par son tempérament volcanique, gagnée par l’incertitude et le doute, elle décide de remettre sa vie en question.
Au sein de ce chaos intime, Mattéo, le vieux propriétaire de son immeuble, devient pour elle un point de repère, un réconfort, sorte de guide de sagesse. Leurs dialogues aident Sophia à se comprendre et à aborder différemment l’imbroglio de ses relations sentimentales…
Entre Venise et l’Amazonie, entre déboires amoureux et quête d’un père, les tribulations de l’héroïne, avide de mieux comprendre et de danser sa vie, nous happent dans leurs imprévisibles rebondissements. Dans ce roman plein de surprise et d’allant, Anne van Stappen nous invite à nous poser une question essentielle : comment rencontrer l’autre avec bienveillance, en le respectant tout en se respectant !
Si vous pensez que cet article vous permettra de résoudre tous vos problèmes de perception du choix et du devoir, je vous invite à quitter cette page tout de suite sous peine d’être déçu.
La Communication NonViolente (ou Communication Consciente) est un processus qui a pour ambition d’accompagner les personnes à mieux s’écouter et se connaître, puis de mieux écouter et connaître l’autre dans une approche empathique. Alors je tenais depuis un moment à partager avec vous cet exercice qui est un classique en la matière, et qui m’a personnellement beaucoup apporté.
Notre langage est souvent bourré d’expressions comme « Je dois… », « Je suis obligé… », « Il faut… »… Alors que réellement, nous sommes tous responsables de nos choix et de nos actes. Alors pourquoi nous exprimons-nous ainsi ? Dans un langage d’obligation et de soumission ?
La vérité est que nous prenons des choix dans notre inconscient, et que ce qui motive ces choix reste justement à ce niveau, nous ne prenons pas le temps de nous écouter et de savoir ce qui motive telle ou telle stratégie.
Cet exercice a justement pour objectif de nous aider à comprendre ce qui nous motive derrière chaque action que nous prenons pour une obligation. Qu’est-ce que cela apporterai ? Et bien d’abord d’avoir une perception différente de ce que nous entreprenons, de pouvoir faire les choses avec envie en se disant que nous avons choisi de les faire, non par obligation. Et puis pour bien des gens, une fois la motivation d’origine retrouvée, de trouver peut-être d’autres actions, d’autres stratégies qui nous permettent de combler ce besoin en effectuant une action qui nous est plus agréable à accomplir !
Dressez un tableau comme suit en deux colonnes (laissez la deuxième vide pour le moment) et avec une liste de choses que vous êtes obligés à faire, par exemple :
| Je suis obligé de… | J’ai choisi de… |
| Aller travailler tous les jours à 8h… | |
| Faire les courses pour mes parents même quand j’ai envie de faire autre chose !! | |
| De dire oui à une soirée chez des amis alors je ne suis pas du tout d’humeur |
Maintenant, prenez point par point et pour chacun essayez de répondre aux questions suivantes (prenez votre temps, cherchez au fond de vous) :
Et dans la lumière des réponses, essayez de remplir la deuxième colonne en commençant plutôt par « J’ai choisi de… ».
Voici ce que pourrait être ma réponse pour cet exercice (il n’y ni bonne ni mauvaise réponse, les motivations sont vraiment personnelles et propres à chacun) :
| Je suis obligé de… | J’ai choisi de… |
| Aller travailler tous les jours à 8h… | J’ai choisi de travailler pendant une bonne partie de mon temps car j’ai envie d’avoir les moyens financiers pour mener le style de vie qui me convient, et pouvoir m’offrir tout ce qui me plait. Mon boulot actuel ne me convient pas parfaitement (je pense aux horaires…), alors je pourrai envisager de changer de boulot pour avoir plus de temps à moi et plus de flexibilité, en même temps je reste conscient qu’il est possible de ne pas trouver un boulot qui corresponde à toutes mes exigences et que je ferai des choix que j’assumerai. |
| Faire les courses pour mes parents même quand j’ai envie de faire autre chose !! | J’ai choisi de faire les courses pour mes parents car ça comble en moi le besoin de m’assumer et de partager les responsabilité de la maison que j’habite. Je sais aussi qu’en aidant mes parents, ils se sentent soutenus dans ces tâches et ça leur permet un peu plus de légèreté, ça leur apporte de la joie, et j’aime les voir épanouis. Je peux choisir de quitter le foyer familial pour vivre seul, je suis conscient que dans ce cas là je m’occuperai de moi et de mon domicile tout seul, quand et comme je voudrai. |
| De dire oui à une soirée chez des amis alors je ne suis pas du tout d’humeur | J’ai choisi de répondre présent à mes amis alors que j’étais de mauvaise humeur et avais besoin d’être à moi. Mes amis aiment que je sois avec eux et j’aime leur accorder cette joie, d’autant plus que j’aime partager des moments avec eux, alors je suis parti avec eux en me disant que plus tard je prendrai du temps pour moi. La prochaine fois, si j’ai besoin urgent d’être à moi et de me recentrer, je pourrai satisfaire ce besoin en premier lieu et envisager plus tard de consacrer du temps à mes amis. Je leur expliquerai cela et que j’aimerai être entièrement disponible quand je serai avec eux (pas physiquement là, et dans ma tête absorbé par d’autres préoccupations). |
En espérant que ça vous a apporté quelque chose… Car ça satisferai en moi le besoin de contribuer à votre bien-être et au bien-être collectif !
Il ne reste encore que quelques places pour le séminaire de Communication NonViolente « Oser faire des demandes dans le respect de soi et de l’autre » selon le processus de Marshall Rosenberg, animé par Anne BOURRIT et Jalila SUSINI-HENCHIRI.
Thème :
Oser faire des demandes pour augmenter les chances de vivre ce qui nous tient à coeur dans le respect de soi et de l’autre.
Lieu :
Gammarth, Tunis (L’adresse exacte vous sera communiquée à la confirmation d’inscription)
Horaires :
Le Samedi 19 juin 2010 de 14h30 à 20h00, le dimanche 20 juin de 9h30 à 17h00.
Inscriptions (aujourd’hui dernier délai !) :
Contactez Jalila à l’adresse jalila.susini@bluewin.ch
En savoir plus sur la Communication NonViolente :
3 jan 10
Je me demande pourquoi mon chien refuse
de manger de la gelée verte
J’adore sentir
comme elle tremblote à l’intérieur
Je me demande si,
quand une tortue rentre la tête
elle a peur à l’intérieur tellement il y fait noir
Je me demande
si une pierre aime être dure
Je me demande
si le ciel aime être bleu
Je me demande
si les mouches aiment se moucher
Je me demande
si tu aimes être toi
Je me demande
pourquoi je ne sens pas
mon corps s’allonger
alors que les gens me disent
que je grandis tous les jours
Je me demande
pourquoi je dois toujours écouter
plus de mots que je n’ai de chance d’en dire
Je me demande
si l’herbe pleure quand on la coupe
Je me demande
si la pluie se fait mal quand elle tombe
Je me demande
si la terre a le vertige à force de tourner
Je me demande
si les petits vers se sentent petits
Je me demande
pourquoi je vois tant de gens
faire des choses
qu’ils n’ont pas vraiment envie de faire
Je me demande
si la musique s’en ira quelque part
lorsque je vous aurai chanté ma chanson
Je me demande
si on se sent triste d’être vieux
Je me demande
si la lune aime la compagnie
Je me demande
pourquoi c’est amusant d’avoir un peu peur
Je me demande
si tu te poses les mêmes questions que moi
La plupart des paroles de cette chanson viennent des enfants
(Lors de démonstrations de CNV par Marshall B. Rosenberg dans les écoles)
Grand merci à Marie qui m’a ramené ce bouquin de Suisse à l’heure où je m’intéressais aux champs d’application de la CNV (Communication NonViolente) avec les enfants et à travers le personnel enseignant.
Je me compliquais un peu la chose en pensant à développer des jeux ou des activités particulières pour transmettre ce processus aux enfants pour ne pas que ça soit « tout cru » et trop académique. Après tout les enfants aprennent mieux en s’amusant.
Alors certainement il y a des activités qui pourraient aider les enfants à assimiler et à adopter ce process de communication mais le plus important à ce dire dans cette démarche est qu’on nait avec un langage girafe, qu’à la naissance on parle déjà CNV et qu’on assume complètement nos sentiments et nos besoins. C’est au long de notre éducation que nous apprenons à communiquer en chacal (communication violente) alors c’est plus facile de communiquer correctement avec des enfants et de leur désapprendre le peu qu’ils ont apprit à leur age.
Aux adeptes de CNV…
L’écrivain : Marshall B. Rosenberg
Marshall B. Rosenberg, formé à la psychothérapie psychanalytique, puis élève de Cari Rogers, docteur en psychologie clinique, est le fondateur et le directeur de la formation du Center for NonViolent Communication, une organisation internationale. Il voyage dans le monde entier pour intervenir en tant que médiateur dans les conflits et promouvoir la paix.
Le livre : Enseigner avec bienveillance : Instaurer une entente mutuelle entre élèves et enseignants
Jouvence, juillet 2006
94 pages
Lors de sa conférence (ovationnée!) donnée pendant le Congrès national regroupant les enseignants des écoles Montessori, Marshall a décrit les principes-clés de la Communication NonViolente en illustrant clairement la façon de les appliquer en classe. Il a proposé des outils dont on peut s’inspirer pour créer un environnement d’apprentissage sûr et motivant; il a expliqué les notions de pouvoir, de punition et de lien empathique.
Le même jour, au cours d’un atelier, Marshall a proposé un jeu de rôle à une enseignante confrontée à une situation difficile: il lui a ainsi montré comment combler les besoins de chacun.
Les propos de ce livre, la transcription de la conférence et de l’atelier, apporteront certainement de précieuses informations aux enseignants et parents qui souhaitent enseigner avec bienveillance, c’est-à-dire développer des relations saines avec les enfants, rompre avec des schémas passés insatisfaisants et créer de nouvelles structures sociales acceptables pour tous.
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