Lisez dans mes pensées… à vos risques et périls !
AFAC (Arab Fund for Arts and Culture) sera présent à Tunis demain, 13 avril 2011 et ils aimeraient rencontrer des artistes/designers tunisiens.
AFAC est un fond arabe qui encourage la création et facilite les échanges culturels. Soyez au rendez-vous demain !
Plus de détails sur le site officiel de l’AFAC (arabe)
Plus de détails sur le site officiel de l’AFAC (anglais)
Les scénaristes à Hollywood nous ont habitué à des films où il y a des méchants, et un 1er rôle qui va les combattre et sauver le monde. Ce 1er rôle représente implicitement les États Unis d’Amérique, qui vont sauver le monde des méchants, des mafieux, des terroristes…
D’abord, c’était un peu étonnant qu’après le 11 septembre, il n’y a pas eu des masses de films islamophobes. Il n’y a eu que quelques réalisations tentant d’expliquer ce qui c’était passé, pour aider les américains à faire leur deuil.
Mais plus étonnant encore, depuis quelques année, j’ai remarqué un changement important sur le fond des scénarios. Maintenant, l’ennemi n’est plus l’autre. L’ennemi est à l’intérieur, il est en chacun de nous. Des films comme Shutter Island ou encore Inception qui rencontrent un vif succès, sont la parfaite illustration de ce changement.
Alors comment expliquer ce revirement ? Est-ce un choix dicté par une quelconque politique ? Les gars de Hollywood étant traditionnellement de gauche…
Une chose est sure, c’est qu’avec de tel films les américains auraient plus de chance de se mettre en question, et arrêter de penser que les autres (le reste du monde) sont responsables de tout le mal qu’il leur arrive.
4 oct 10
Seront présents entre autres :
Plus d’infos sur www.dreamcitytunisie.com et l’event sur Facebook
C’est un groupe tunisien qui se lance et essaye de se faire une place, et je trouve franchement qu’ils ont un timbre prometteur.
Et puisqu’on ne peut pas parler de musique, on ne peut que la laisser parler, je partage avec vous en exclusivité ce morceau qui s’appelle « Hkeya »
Pour les découvrir :
Cette fois j’ai fais dans le bon ordre ! J’ai vu le film il y a plusieurs mois, j’ai beaucoup aimé, et je n’ai pas changé d’avis après avoir lu le bouquin ! Peut-être grâce aux performances de Josiane Balasko (qui joue Renée) et Garance Le Guillermic (la petite Paloma) ? Mistère. Même M. Ozu était dans le film étrangement identique à celui décrit dans le roman !
A peine son deuxième roman, Muriel Barbery m’avait entrainé dans un récit que j’ai trouvé passionnant, malgré des avis qui divergent.
C’est un roman qui se lit avec le coeur, car au-delà des histoires de concierge, de riches, de clichés de la haute bourgeoisie parisienne… Barbery voulait surtout dire que toutes ces apparences sont justement insignifiantes, que derrière la bourgeoisie peut se cacher le ridicule et le superficiel, que derrière l’étiquette de concierge peut se cacher une âme sensible et un être très instruit. Tout comme un hérisson qui, à l’extérieur est bardé de piquants, une vraie forteresse, mais de l’intérieur une petite bête faussement indolente, farouchement solidaire et terriblement élégante.
Muriel Barbery est née en 1969. « L’élégance du hérisson » est son deuxième roman, après « Une gourmandise » paru en 2000.
Le livre : L’élégance du hérisson
Gallimard, juin 2009
413 pages
Je m’appelle Renée, j’ai cinquante-quatre ans et je suis la concierge du 7 rue de Grenelle, un immeuble bourgeois. Je suis veuve, petite, laide, grassouillette, j’ai des oignons aux pieds et, à en croire certains matins auto-incommodants, une haleine de mammouth. Mais surtout, je suis si conforme à l’image que l’on se fait des concierges qu’il ne viendrait à l’idée de personne que je suis plus lettrée que tous ces riches suffisants.
Je m’appelle Paloma, j’ai douze ans, j’habite au 7 rue de Grenelle dans un appartement de riches. Mais depuis très longtemps, je sais que la destination finale, c’est le bocal à poissons, la vacuité et l’ineptie de l’existence adulte. Comment est-ce que je le sais ? Il se trouve que je suis très intelligente. Exceptionnellement intelligente, même. C’est pour ça que j’ai pris ma décision : à la fin de cette année scolaire, le jour de mes treize ans, je me suiciderai.
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