Lisez dans mes pensées… à vos risques et périls !
Cette fois j’ai fais dans le bon ordre ! J’ai vu le film il y a plusieurs mois, j’ai beaucoup aimé, et je n’ai pas changé d’avis après avoir lu le bouquin ! Peut-être grâce aux performances de Josiane Balasko (qui joue Renée) et Garance Le Guillermic (la petite Paloma) ? Mistère. Même M. Ozu était dans le film étrangement identique à celui décrit dans le roman !
A peine son deuxième roman, Muriel Barbery m’avait entrainé dans un récit que j’ai trouvé passionnant, malgré des avis qui divergent.
C’est un roman qui se lit avec le coeur, car au-delà des histoires de concierge, de riches, de clichés de la haute bourgeoisie parisienne… Barbery voulait surtout dire que toutes ces apparences sont justement insignifiantes, que derrière la bourgeoisie peut se cacher le ridicule et le superficiel, que derrière l’étiquette de concierge peut se cacher une âme sensible et un être très instruit. Tout comme un hérisson qui, à l’extérieur est bardé de piquants, une vraie forteresse, mais de l’intérieur une petite bête faussement indolente, farouchement solidaire et terriblement élégante.
Muriel Barbery est née en 1969. « L’élégance du hérisson » est son deuxième roman, après « Une gourmandise » paru en 2000.
Le livre : L’élégance du hérisson
Gallimard, juin 2009
413 pages
Je m’appelle Renée, j’ai cinquante-quatre ans et je suis la concierge du 7 rue de Grenelle, un immeuble bourgeois. Je suis veuve, petite, laide, grassouillette, j’ai des oignons aux pieds et, à en croire certains matins auto-incommodants, une haleine de mammouth. Mais surtout, je suis si conforme à l’image que l’on se fait des concierges qu’il ne viendrait à l’idée de personne que je suis plus lettrée que tous ces riches suffisants.
Je m’appelle Paloma, j’ai douze ans, j’habite au 7 rue de Grenelle dans un appartement de riches. Mais depuis très longtemps, je sais que la destination finale, c’est le bocal à poissons, la vacuité et l’ineptie de l’existence adulte. Comment est-ce que je le sais ? Il se trouve que je suis très intelligente. Exceptionnellement intelligente, même. C’est pour ça que j’ai pris ma décision : à la fin de cette année scolaire, le jour de mes treize ans, je me suiciderai.
Je n’en avais pas entendu parler l’année dernière mais le programme est vraiment intéressant. Je reprend un extrait du site qui est le suivant :
Il est vrai que le théâtre de boulevard a manqué à notre Capitale, depuis des années déjà, à notre plus grand regret, mais voilà, il est de retour, et quel retour !
En étroite collaboration avec la Municipalité de Tunis, Yalil Prod, renoue avec ce genre théâtral tant apprécié, par notre public.
Nous vous proposons une saison pleine de pièces, les plus grands succès seront à l’affiche dans votre bonbonnière préférée, le Théâtre Municipal.
A partir du mois d’octobre jusqu’au mois de juin, et oui pour toute la saison, pas moins de 8 pièces de qualité, soit une pièce par mois, seront programmées au Théâtre Municipal.
Ce n’est que depuis deux mois (juillet 2009) qu’il commence à les publier, mais c’est depuis deux décennies avec un appareil photo argentique que Rached BEN NAJAH fige de temps à autre le temps et partage les découvertes de son objectif sur le net. Ses photos sont toujours munies d’un récit de sa plume. D’ailleurs en le lisant, des fois j’ai du mal à dire lequel entre la photo et le texte est venu accompagner l’autre.
Aujourd’hui, avec du matériel plus sophistiqué et toujours le même talent, Rached BEN NAJAH continue à partager ce qu’il observe en Tunisie ou ailleurs grâce à des voyages occasionnels.
À découvrir…
Elle te va malheureusement beaucoup, celle-ci.
Je n’ai pas peur
De dire que je t’ai trahi
Par pure paresse
Par pure mélancolie
Qu’entre toi et le Diable
J’ai choisi le plus confortable
Mais tout cela
N’est pas pourquoi
Je me sens coupable
Mon cher ami
Je n’ai pas peur de dire
Que tu me fais peur
Avec ton espoir
Et ton grand sens de l’honneur
Tu me donnes envie
De tout détruire
De t’arracher le beau sourire
Et meme ça
N’est pas pourquoi
Je me sens coupable
C’est ça le pire
Je me sens coupable
Parce que j’ai l’habitude
C’est la seule chose
Que je peux faire
Avec une certaine certitude
C’est rassurant de penser
Que je suis sûre
De ne pas me tromper
Quand il s’agit
De la question
De ma grande culpabilité
Je n’ai pas peur
De dire que j’ai triché
J’ai mis les plus pures
De mes pensées
Sur le marché
J’ai envie de laisser tomber
Toute cette idée de « vérité »
Je garderais
Pour me guider
Plaisir et culpabilité
Avant d’apprendre que ce film a eu plusieurs oscars après son apparition en janvier dernier (8 Oscars, 4 Golden Globe Awards, 7 BAFTA…), j’ai vu à la télé toute la polémique qu’il a suscité de par son titre (slumdog signifiant chien des bidonvilles) et le fait que la famille de l’acteur principal – Ayush Mahesh Khedekar, Jamal Malik enfant – s’attendait à toucher les dûs du rôle. Alors j’ai pris le temps de le regarder.
Jamal Malik décide d’apparaître à la télé et d’être repéré par la fille qu’il aimait et avec qui il a perdu le contact, participe à l’édition indienne de l’émission « Qui veut gagner des millions ? » qu’elle regardait tout le temps. Il fait un record et se fait donc interroger pour suspicion de tricherie. Pour expliquer comment il connaissait toutes les réponses, il raconte sa vie, celle d’un enfant qui a grandi dans les bidonvilles de Bombay.
Après je pense que l’auteur n’avait pas seulement envie de décrire la vie dans ces cartiers mais aussi de montrer à quel point on peut avoir des jugements et des blocages face à des gens de régions défavorisées. On n’aurait pas forcément soupçonné de tricherie le fils d’un richard indien qui a des réponses à toutes les questions, même s’il n’a pas la moitié du vécu de Jamal.
A voir…
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