Lisez dans mes pensées… à vos risques et périls !
Troisième lecture à Gladwell et je ne suis pas déçu. Ce journaliste a vraiment le sens de l’observation et la capacité d’étudier de près des phénomènes qui nous paraissent anodins alors qu’ils méritent l’attention et l’analyse.
Quand on parle succès, nous focalisons sur ce que la personne a entrepris, son implication, son intelligence, et aussi sur le facteur « chance » alors qu’il y a fort à puiser dans l’origine des personnes, l’environnement dans lequel ils ont grandi et la période dans laquelle ils ont rencontré le succès. C’est à dire dans tout ce qui dépasse la personne elle-même et tout ce sur quoi elle ne peut pas – ou très peu – agir (peut-être tout ce que nous résumons justement en un mot : « la chance » ?).
Par exemple, ce qui a entre autres fait le succès de Bill Gates et Paul Allen (Microsoft), Steve Ballmer (Apple), Eric Schmidt (Google) ou encore Bill Joy (UNIX) c’est… leurs dates de naissance ! Tous nés autour de 1955, ce qui leur a permis d’avoir l’age parfait en 1975 quand les universités ont commencé à s’équiper avec des ordinateurs les plaçant ainsi parmi les premiers à pouvoir passer des milliers d’heures à expérimenter le développement informatique.
Et si les asiatiques sont les meilleurs en maths, ce n’est pas pour rien. Ce n’est pas non plus car ils sont plus intelligents que les autres (ce qui – au passage – n’est pas vrai). C’est plutôt lié à la construction de leurs langues et à l’industrie du riz !
Tout rentre en jeu ; la date de naissance, le pays, la langue, la culture… Et j’ai trouvé très intéressant de voir l’influence de ces facteurs sur les possibilités de succès à travers des cas concrets.
Bonne lecture à tous.
L’auteur : Malcolm Gladwell
Né en Angleterre, élevé en Ontario, diplômé de l’université de Toronto, Malcolm Gladwell vit actuellement à New York. De 1987 à 1996, il travaille au Washington Post, d’abord comme journaliste scientifique, puis comme correspondant en chef du bureau de New York. En 1996, il intègre la rédaction du magazine The New Yorker. Il est l’auteur de deux best-sellers : The Tipping Point: How Little Things Can Make A Big Difference et Blink: The Power Of Thinking Without Thinking.
Site officiel de Malcolm Gladwell : www.gladwell.com
Le livre : Outliers: The Story of Success
Penguin, octobre 2008
320 pages
Présentation de l’éditeur :
Why do some people achieve so much more than others? Can they lie so far outside the ordinary? What is the secret of their success?
In this provocative and inspiring book, Malcolm Gladwell examines everyone from business giants to scientific geniuses, sports stars to musicians, and reveals what they have in common. He looks behind the spectacular results, the myths and the legends to show what really explains exceptionally successful people.
Gladwell argues that, when we try to understand success, we normally start with the wrong question. We ask « what is this person like? » when we should really be asking « where are they from? ». The real secret of success turns out to be surprisingly simple, and it hinges on a few crucial twists in people’s life stories – on the culture they grow up in and the way they spend their time.
What does Bill Gates have in common with the Beatles? How does your IQ relate to your salary? What can a linguist tell us about airline safety? How does the way you child speaks to an adult affect their success in life? What do rice paddies have to do with maths results? And how can you predict a maths star without even making them take a test? Malcolm Gladwell has the answers.
This book will really change the way you think about your life. And it will challenge you to make the most of your own potential.
Voici un bouquin que j’ai acheté il y a plusieurs mois et que j’ai prêté à pas mal d’amis avant de lire. C’est un chef d’œuvre de la presse Business des 10 dernières années présentant une analyse qui a fait et fera office de bouée de secours pour bien des entreprises qui souffrent la concurrence.
Les deux écrivains assimilent la place de marché à un océan. Plus la concurrence est rude, des requins se battent et s’arrachent petits et gros poissons (clients) et l’océan se mélange de sang et prend de la couleur. Dans cette guerre, les business ont tendance à faire focus sur leur concurrents, les imiter, les contrer, les éviter…
L’idée est de dire qu’il peut être beaucoup plus intelligent de créer un océan bleu ; s’adresser à des individus non acheteurs ou même consommateurs mais que seraient sensibles à une offre différente, avec justement un produit abordable et qui met en avant des valeurs qui sont négligées par les autres offres. Se différencier de cette façon fait que la concurrence sera tout juste obsolète ; l’offre est tellement différente sur certains points que vous n’aurez plus de concurrents directs, et vous concentrez vos efforts non plus sur eux mais sur vos clients.
Ce processus passe par l’innovation au niveau de la chaîne des valeurs. Vous définissez l’ensemble des valeurs (bénéfices client) sur lesquels vous et vos concurrents faites des investissements, vous éliminez certaines valeurs (coûteuses ou pas pertinentes pour les clients), en renforcez d’autres et créez des nouvelles qui n’existaient pas dans la chaîne. L’ensemble constituera une configurations bien différence de celle de vos concurrents.
A titre d’exemple, quand le commerce des cirques était peu rentable (plus d’offre que de demande, peu d’intérêt pour les parents, énormément d’investissement sur les animaux et les artistes…), Cirque du Soleil ont fait la différence en minimisant les coûts (bcp moins d’animaux, des artistes pas forcément expérimentés, peu d’efforts sur la déco des tentes…) et en créant la différence au niveau du show ; le focus a basculé du dressage/domptage des animaux vers un spectacle complet avec de la danse, de la musique et un thème (histoire) se rapprochant ainsi du théâtre tout un gardant la fantaisie du cirque. Résultat : des prix plus raisonnables pour un spectacle bcp plus riche attirant petits et grand, un lieu où on peut aller se divertir en soirée.
Le livre explique toutes les étapes de réflexion et de mise en œuvre d’une « Blue Ocean Strategy ». Pour moi le seul point qui n’a pas été suffisamment développé c’est de savoir à quel moment et avec quels pré-requis une entreprise peut envisager d’adopter la Value Innovation. Car il y en a qui l’ont tenté à un moment où il ne fallait pas…
W. Chan Kim is Co-Director of the INSEAD Blue Ocean Strategy Institute and The Boston Consulting Group Bruce D. Henderson Chair Professor of Strategy and International Management at INSEAD, France (the world’s second largest business school). En savoir plus
Renée Mauborgne is The INSEAD Distinguished Fellow and a professor of strategy at INSEAD, (the world’s second largest business school). She is also Co-Director of the INSEAD Blue Ocean Strategy Institute. En savoir plus
Le livre : Blue Ocean Strategy: How to create uncontested market space and make the competition irrelevant
Harvard Business School Press, janvier 2005
256 pages
Présentation de l’éditeur :
Kim and Mauborgne’s blue ocean metaphor elegantly summarizes their vision of the kind of expanding, competitor-free markets that innovative companies can navigate. Unlike « red oceans, » which are well explored and crowded with competitors, « blue oceans » represent « untapped market space » and the « opportunity for highly profitable growth. » The only reason more big companies don’t set sail for them, they suggest, is that « the dominant focus of strategy work over the past twenty-five years has been on competition-based red ocean strategies »-i.e., finding new ways to cut costs and grow revenue by taking away market share from the competition. With this groundbreaking book, Kim and Mauborgne-both professors at France’s INSEAD, the second largest business school in the world-aim to repair that bias. Using dozens of examples-from Southwest Airlines and the Cirque du Soleil to Curves and Starbucks-they present the tools and frameworks they’ve developed specifically for the task of analyzing blue oceans. They urge companies to « value innovation » that focuses on « utility, price, and cost positions, » to « create and capture new demand » and to « focus on the big picture, not the numbers. » And while their heavyweight analytical tools may be of real use only to serious strategy planners, their overall vision will inspire entrepreneurs of all stripes, and most of their ideas are presented in a direct, jargon-free manner. Theirs is not the typical business management book’s vague call to action; it is a precise, actionable plan for changing the way companies do business with one resounding piece of advice: swim for open waters.
26 mai 09
J’étais donc de passage au salon essentiellement pour la conférence d’Edatis, après j’ai été invité au déj par les organisateurs (que je remercie au passage) et enchaîné par un petit tour du salon. Mon retour est le suivant :
Très respectable vu la non implication des différents acteurs (j’avais suivi les préparatifs) ; les annonceurs/agences hésitant à participer, y’en a qui ont même regretté dès le premier jour de pas avoir réservé un stand, d’autres ne voulaient pas participer si leurs concurrents n’étaient pas là… Bref, un peu de sauce tunisienne pour mariner le tout.
Hormis le fait qu’il n’y avait pas bcp d’agences (j’en ai vu que deux), les exposants n’ont pas mis en valeur leurs stands. J’avais du mal à reconnaître les labels, un peu dommage pour des gens qui sont sensés faire du marketing ! Seuls ont peut se différencier BeeWeb avec leurs fameuses abeilles, et le business a été au rendez-vous… (bravo Teyssir, bonne continuation)
J’ai assisté quelques minutes à une conférence le troisième jour et regardé d’autres en vidéo. Je n’ai pas trouvé le contenu enrichissant. Mon feeling est que les tunisiens n’ont pas encore l’expérience des conférences, il sont là seulement pour s’afficher, aucune valeur ajoutée. Et que de l’autre coté, ça ressemblerait plus à des témoignages personnels et/ou des tables rondes entres acteurs pour discuter de tout et de rien, ce qui traduit un grand vide événementiel dans le sens où le professionnels n’ont pas d’occasions pour discuter au cours de l’année de leur vécu et de leurs préoccupations les plus basiques, alors ils profitent des conférences pour combler ce vide.
A noter aussi une ou deux conférences qui ont été annulée pour absence des intervenants…
L’organisation est très suffisante pour mener à bien cet événement, maintenant pour l’année prochaine faut que les exposants/conférenciers se bougent un peu et séduisent leur public !
Ça aura lieu mercredi, jeudi et vendredi. Le programme de conférences est désormais disponible sur le site. J’assure une conf jeudi à 10h pour aborder les points suivants :
N’hésitez pas à commander gratuitement votre badge d’accès au salon.
Du 20 au 22 mai 2009 s’organise MCOM Expo, Le Salon Tunisien du Marketing et de la Communication, à l’hôtel Golden Tulip Carthage.
Cet événement sera l’occasion pour les e-commerçant et les agences de communication pour échanger et partager leurs expériences en communication et autour de diverses pratiques marketing. Comme c’est également l’occasion pour toute société d’apprécier ce qui se fait actuellement et les possibilités qui s’offrent à elles.
J’ai été convié pour animer des conférences et des workshops autour du marketing online. L’idée étant de faire bénéficier les entrepreneurs tunisiens de l’expérience du marché européen dans ce secteur. J’ai été très tenté de répondre présent de par mon envie de voir les entreprises tunisiennes se lancer dans des opportunités Internet très profitables, surtout que j’emmène dans mes bagages entre autres des connaissances considérables de l’évolution des stratégies e-marketing et e-commerce (étant moi-même directeur marketing d’une boite française implantée dans les principaux pays d’Europe et spécialisée dans le conseil et l’optimisation du marketing online), et que ça sera effectivement très valeureux de pouvoir partager cette expertise pour voir le marché tunisien avancer à grands pas, profitant ainsi d’une expérience déjà vécue et moulinée en Europe et dans le monde.
Soyez donc nombreux et surveillez l’apparition du programme de conférence sur le site ! Je vous ferai un rappel comme d’habitude une ou deux semaines avant le début du salon pour réserver les dates.
N’hésitez pas à me contacter entre temps pour tout renseignement/consultation.
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