Le blog d’un jeune tunisien

Lisez dans mes pensées… à vos risques et périls !

Archive pour le thème ‘Essais & Réflexions

[Poème] Je crois pouvoir dire que je t’aime

  • J'aime, je partage !
  • Twitter
  • Facebook
  • Google
  • del.icio.us
  • Digg

Après tant d’années
De proximité
D’approximation
D’incertitude nauséabonde
D’esclavagisme affectueux

Après tant d’efforts
De sacrifices
De laisser-aller
Vers toi
De mon ignorance
Vers ton adoption

Après la rupture
Je veux dire, la dernière

Après tant de déchirement

Après plusieurs années
De fidélité
A un amour qui n’est plus
A des sentiments irréversibles
De blocage
De refus
De stagnation
D’irritation
De cloisonnement

De moi à toi
Je crois pouvoir dire
- même si tout cela
n’en est point la preuve -
Mais je crois pouvoir dire
Que je t’aime.

Bilel
Jeudi, 22 octobre 2009


  • J'aime, je partage !
  • Twitter
  • Facebook
  • Google
  • del.icio.us
  • Digg

L’exagération, ou comment combler un vide socio-culturel

  • J'aime, je partage !
  • Twitter
  • Facebook
  • Google
  • del.icio.us
  • Digg

Cela se fait de plus en plus remarquer depuis une bonne dizaine d’années en Tunisie mais aussi d’autres pays arabes j’ai l’impression (les pays du Golf certainement à travers leurs contributions sur le net).

Pour la moindre histoire ou découverte, le moindre endroit, on a droit facilement et très rapidement à des descriptions ornées de ces « excellent, formidable, magnifique, hallucinant, énorme, sans égal, hors normes, monumental, le gars le plus fort, la meilleure vidéo sur facebook (y’en a des milliers qui son les meilleures), LA plage où il faut se baigner… » et bien sur un record de « mouch normal ! » (pour dire anormal ou extraordinaire) alors que pour moi c’était simplement des personnes ou endroits ou chose qui avaient leur charme sans pour autant justifier de telles descriptions.

C’est moins pour critiquer une manière de s’exprimer que pour l’observer, l’analyser et comprendre ses motivations. Il s’agit encore une fois d’un langage que j’ai remarqué dans mon pays et qui n’est pas spécialement présent dans l’occident.

Un besoin universel aux êtres humains est celui d’authenticité et d’intensité dans tout ce que nous entreprenons. Cette intensité nous donne l’envie et l’énergie de continuer, de découvrir, et donne une dimension passionnante et excitante à la vie. Et heureusement, car sans ça la vie sera trop insipide.

Mais le fait est là, le monde – notre monde arabe – est vide de choses réellement excitantes ; nous nous limitons à ce que nous avons, nous l’épuisons, et il y a parfois peu de matière à l’innovation et à la création. Il y a tellement moins de possibilités par exemple pour sortir en Tunisie que dans un pays européen, de par l’étendue géographique, le niveau économique, les considérations culturelles et religieuses et l’espace qu’ont les gens en eux-mêmes pour accueillir des concepts nouveaux.

C’est alors avec ces limites que nous devons composer et, faute de personnes ou d’endroits ou de choses réellement excitantes et innovatrices, l’existant devient matière à spéculation et tout gagne considérablement plus d’intensité que ce qu’il en a réellement.

À certaines personnes, cette alternative résout le problème et couvre le besoin. En même temps, il n’y a pas que des avantages à cela. Il y a d’abord un manque de crédibilité autour des descriptions des choses ; si tu me dis que tel endroit est « exceptionnel » ça risque de moins en moins de me toucher, puisque tout ou presque est aujourd’hui d’exception. Et puis, si maintenant j’ai envie de vous parler d’un trucs qui me parait vraiment top, je le présenterai comment ? Surenchérir et dire que c’est méga-extra-super-multi-omni-international… Ça fera l’affaire ?

Ne ferions-nous pas mieux de reconnaître les choses à leur juste valeur ?

Et d’ailleurs tant qu’on y est, ne serait-ce pas mieux de laisser de coté toutes ces étiquettes pour décrire les choses à travers ce qu’elles nous apportent réellement ? « J’aime beaucoup aller sur ce blog, j’y découvre des histoires qui m’intéressent et rejoignent mes préoccupations, des réflexions qui me touchent, la présentation est sobre et la navigation facile ! »

Comparé à un « Ce blog est ultracool » …


  • J'aime, je partage !
  • Twitter
  • Facebook
  • Google
  • del.icio.us
  • Digg

Pourquoi croit-on à une histoire ?

  • J'aime, je partage !
  • Twitter
  • Facebook
  • Google
  • del.icio.us
  • Digg

Du roman que je suis entrain de lire actuellement (et duquel vous apprendrez davantage quand j’aurai terminé sa lecture), j’ai bien aimé ce passage, alors j’avais envie d’en partager quelques extraits avec vous.


La notion de vraisemblance d’un scénario renvoie à cette question fondamentale : pourquoi croit-on à une histoire ?
On distingue généralement quatre ressorts essentiels, mais je préférerais les entendre de votre bouche. Un volontaire ? [...]

- J’imagine, dit bravement Magawati, que cela dépend de qui raconte l’histoire.

- C’est en effet le premier critère. Vous accorderez consciemment plus de crédit à une histoire si vous avez confiance dans la personne ou dans l’institution qui vous la raconte, à une condition cependant : que sa neutralité et son impartialité ne puissent être sujettes à caution. Si, par exemple, un constructeur automobile communique sur le fait que des études scientifiques prouvent que les véhicules diesel n’émettent pas davantage de particules polluantes que les véhicules à essence, vous penserez que ce constructeur tente de justifier ses propres choix de motorisation. En revanche, si un laboratoire de recherche australien ne bénéficiant d’aucun financement en provenance de l’industrie automobile parvient aux mêmes conclusions, vous serez nettement plus enclins à les accepter. D’où l’importance évidemment de pouvoir s’appuyer sur ce que nous appelons des sources de référence. [...] Qui peut me dire quels sont les autres critères ?

- On croit plus facilement une histoire si elle confirme une opinion que l’on a déjà, dit Fernando de la Peña. [...]

- Absolument, dit Vargas. C’est un phénomène bien connu en sciences humaines et dont on a prouvé qu’il favorisait et accélérait la propagation des rumeurs. Si je dis par exemple à un Européen que les juifs échappent deux fois plus souvent que les catholiques au service militaire, il est malheureusement démontré qu’il me croira plus que si j’avais inversé la proposition. [...]

- On croit plus facilement une histoire qui finit bien ? suggéra encore de la Peña

- En tout cas, c’est ce que pensent les scénaristes de Hollywood ! plaisanta Vargas. Mais sérieusement, vous mettez le doigt sur quelque chose d’important. On croit plus facilement à une histoire que l’on aime. Cela dit, attention, tout le monde n’a pas les mêmes goûts. Certains aimeront une histoire parce qu’elle les fait rire, d’autres au contraire parce qu’elle les fait pleurer. Certains parce qu’elle les fait réfléchir, d’autres au contraire parce qu’elle leur fait oublier leurs soucis. Par conséquent, la façon dont vous racontez une histoire doit impérativement dépendre du public à qui vous la destinez. Si, comme c’est le plus souvent le cas, vous vous adressez à plusieurs publics distincts, racontez-leur la même histoire, mais de façon différente. Et surtout, raccrochez-vous aussi souvent que possible à des canevas narratifs universels : le challenger qui défie les champions et l’emporte à la surprise générale, l’homme sans passé qui revient venger les siens, la jeune femme qui rompt avec un milliardaire pour épouser l’ami d’enfance qui l’aimait en secret, etc. [...]

Il reste un ressort, reprit Vargas. Peut-être le plus important car le seul qui porte sur la dynamique du scénario plus que sur le scénario lui-même. [...]
Certaines histoires sont plus que des histoires, elles sont des points de départ. Sitôt lâchées dans la nature, elles échappent à leur auteur. Des groupes se les approprient, les modifient, les enjolivent et, ce faisant, leur donnent une substance qui emporte l’adhésion des plus sceptiques. C’est qu’à la base les créateurs de ces histoires ne se contentent pas d’imaginer quelques piquantes péripéties ou de camper des personnages plus vrais que nature, ils anticipent les conséquences qu’aura leur récit et les intègrent par avance dans le scénario dont elles deviennent les rouages essentiels. Mais tout cela doit vous sembler bien abstrait.

[...]


Sur ce… Que soient vraies les histoires que vous choisirez de croire…


  • J'aime, je partage !
  • Twitter
  • Facebook
  • Google
  • del.icio.us
  • Digg

Nuit à Florence

  • J'aime, je partage !
  • Twitter
  • Facebook
  • Google
  • del.icio.us
  • Digg

Florence by night

Florence, Mai 2009 – Vue à partir du Ponte Santa Trinita

 

Les touristes l’écoutaient
Ne comprenaient pas, applaudissaient

Ce guitariste-chanteur à Ponte Vecchio
S’en contre-balançait
Engagé dans le rythme
Chantonnait sa jalousie
Pour ces couples enlacés

Il chantait pour ces âmes apprivoisée
Il pensait ainsi que j’étais un intrus
Seul, mal barré

Non monsieur, et l’Italie que vous vantiez
J’étais bien accompagné
C’est même que ma solitude m’étouffait
La solitude, vous connaissez ?

Moi, je ne connaissais pas
Je m’y mets
J’apprends vite, vous savez
On dirait que c’est pour ça que je suis né

Sacrée destinée !


  • J'aime, je partage !
  • Twitter
  • Facebook
  • Google
  • del.icio.us
  • Digg

L’échec. La peur de l’échec.

  • J'aime, je partage !
  • Twitter
  • Facebook
  • Google
  • del.icio.us
  • Digg

« Il n’y a qu’une seule chose qui puisse rendre un rêve impossible à réaliser : c’est la peur d’échouer. » Paulo Coelho

« Ce n’est pas la peur d’entreprendre, c’est la peur de réussir, qui explique plus d’un échec. » Emil Michel Cioran

« La peur a détruit plus de choses en ce monde que la joie n’en a créées. » Paul Morand

« C’est de ta peur que j’ai peur. » William Shakespeare


La peur de l’échec serait effectivement la première route qui y mène. Et ils ne sont pas les seuls à le dire. Seulement les consignes sont souvent les mêmes ; Non, il ne faut pas avoir peur, il faut être courageux, il faut être sûr de soi, il faut aller de l’avant, il faut… il ne faut pas… Mais est-ce que cela vous aide à dépasser vos peur ? Est-ce que vous vous maîtrisez davantage ?

Alors si j’en parle aujourd’hui, c’est pour expliquer le pourquoi du comment.


Qu’est-ce que la peur ?

En dehors de toute définition commune, j’aimerai présenter la peur comme suit : La peur est la traduction masquée de votre envie de réussir, d’entreprendre, d’être. Pour formuler les choses dans une tournure affirmative, votre peur d’échouer ne serait autre que votre envie de réussir. Et plus votre peur est grande, plus votre envie de réussir est intense. Vous avez tellement envie d’y arriver que vous devenez frustré à l’idée contraire.

Ce n’est donc aucunement question de confiance en soi (notion qui m’est complètement absurde) ni d’environnement qui vous conditionne. C’est strictement de vos envies qu’émanent vos peurs.


Qu’engendre la peur ?

Maintenant que nous comprenons la source de cette peur, nous pouvons nous permettre d’en analyser les conséquences.

Première conséquence de la peur : le découragement. Car le premier réflexe est de se dire intérieurement : « Il est possible que j’échoue. ». Risque que vous n’avez probablement pas calculé à l’avance. Et ceci vous entraîne à estimer en cours de route la probabilité de ce risque et que vous prévoyez large (parce que c’est un risque que vous vivez à l’instant, que vous n’avez pas prévu, puis sous l’effet de la déstabilisation et du découragement engendrés par la peur).
Certains iraient même jusqu’à devancer le risque pour le voir comme une réalité, dans le sens de se dire qu’échec est déjà réalisé et qu’il n’y a plus aucune issue vers une réussite même partielle.

Deuxième conséquence : la perte d’énergie. Quand vous avez peur, vous êtes partiellement occupés par ce sentiment qui vous habite. Vous y pensez. Vous voulez l’éviter ou l’oublier, et il vous accable davantage. Vous êtes frustrés, vous vous dites déjà que vous n’allez pas y arriver ! Puis vous renoncez, vous retrouvez espoir, tout en ayant toujours peur. C’est un combat dans lequel vous dépensez beaucoup d’énergie. Ingrédient dont vous avez besoin pour réaliser votre objectif.
Plus vous avez peur, plus vous dissipez de l’énergie, moins vous en avez pour avancer.

Troisième conséquence et la plus accablante : la perte de focus.
La peur étant très liée à un sentiment d’angoisse, de crainte, d’embrouillement, d’hésitation et d’inquiétude, la personne ayant peur a tendance à se mettre sur la défensive. Ceci implique une orientation vers des résolutions formulées à la négative du genre « Je n’aurai peut-être pas dû agir ainsi… », « Je ne dois pas faire ceci… », « Je dois faire attention à ne pas… », « J’éviterai absolument de… ».
Ceci occupe l’esprit et ne laisse pas l’espace en soi pour réfléchir à ce qui a été fait et, surtout, ce qui est à faire pour atteindre l’objectif désiré.
« Qu’ai-je fais pour avancer ? Que dois-je faire pour y arriver ? Dans quel environnement je pourrai voir mon rêve se réaliser ? Que dois-je entreprendre moi-même ou en reposant sur d’autres pour mettre cet environnent en place ? » Telles sont les questions à poser. Car ce qu’on ne doit pas faire ne nous renseigne pas sur ce qu’on peut faire.


Peur : Mode d’emploi

Calculez le risque
Prévoir le risque évite de le subir. Comme tout projet présente forcément un risque d’échec, calculez-le à l’avance et soyez prêts à le confronter. Préparez à l’avance votre plan d’action pour chaque éventualité qui viendrait vous embêter en cours de route. Vous n’en sortirez que plus forts et plus à même d’entamer le projet.
Attention : Il est insuffisant de se dire que le risque est prévu et que vous êtes prêts à le gérer. Le moment venu, vous serez déstabilisés et n’aurez aucun plan d’action concret à mettre en place.

Dansez avec la peur
Je serai presque tenté de dire « Ayez peur ». Seulement appréciez l’intensité et l’énergie qu’il y a derrière ce sentiment, cette quantité de vie qui prend la forme de la peur et qui ne fait que refléter votre élan pour vos projets et votre envie de les réussir.
Dites-vous : « J’ai (un peu / beaucoup) peur. C’est que je tiens (un peu / beaucoup) à y arriver. »
Ainsi formulée à la positive, l’idée principale qui vous habitera sera non plus la peur mais votre envie de réussir et l’intensité de vos envies. Voyez maintenant comment tous vos efforts seront canalisés à avancer d’une attitude très enthousiaste.
Maintenant vous agissez au lieu de craindre. Et vous le faites par envie de réussir, de réaliser un rêve, non sous la pression d’une sentiment de peur subite.


  • J'aime, je partage !
  • Twitter
  • Facebook
  • Google
  • del.icio.us
  • Digg
  • Inscription au fil RSS
  • Contactez l'auteur du blog
  • Lecteur MP3

Calendrier

mars 2010
L Ma Me J V S D
« fév    
1234567
891011121314
15161718192021
22232425262728
293031  

Tags

Featured sites

We-Shirts - e boutique

We-Shirts - e boutique

 

Derniers commentaires

  • Walid sur "IBM vs. Fidelity : La guerre aux compétences HR Access" : HR Access et consor grandissent oui, mais à...
  • dandouk sur "Echry.net et TunisiaPub.com, encore deux autres portails tunisiens de petites annonces" : Dandouk, site...
  • Zeineb Kadri sur "Chanson de la gelée verte" : Je me pose les mêmes question que toi tit BiloFilo :) Grrrrrrrrroosse...
  • webmaster sur "Internet dans le monde musulman – Est-ce les bons chiffres ?" : arreter de tricher les articles...
  • leila sur "Tu es tunisien(ne) quand…" : amusant :)
  • leila sur "Wi-Fi ZONE – Les endroits « branchés » de Tunis" : Karrousel Café Culturel...
  • MAROUENE sur "Wi-Fi ZONE – Les endroits « branchés » de Tunis" : FESTIVVVVVAAAAAAALLLLLLL...
  • leila sur "Attendre…" : Tu me crois si je te dis que j’ai passé plus de 20 min, regardant la photo?...
  • Leila sur "[Poème] Je crois pouvoir dire que je t’aime" : assez doux comme poeme :) chapeau l’ami :)
  • sylviedevil sur "[Blog] La psychiatrie nous ment" : bonjour! oui Bern quelqu’un qui ne peut reparer son propre...

Visiteurs en ligne
Afrigator