Lisez dans mes pensées… à vos risques et périls !
14 avr 09
« Il n’y a qu’une seule chose qui puisse rendre un rêve impossible à réaliser : c’est la peur d’échouer. » Paulo Coelho
« Ce n’est pas la peur d’entreprendre, c’est la peur de réussir, qui explique plus d’un échec. » Emil Michel Cioran
« La peur a détruit plus de choses en ce monde que la joie n’en a créées. » Paul Morand
« C’est de ta peur que j’ai peur. » William Shakespeare
La peur de l’échec serait effectivement la première route qui y mène. Et ils ne sont pas les seuls à le dire. Seulement les consignes sont souvent les mêmes ; Non, il ne faut pas avoir peur, il faut être courageux, il faut être sûr de soi, il faut aller de l’avant, il faut… il ne faut pas… Mais est-ce que cela vous aide à dépasser vos peur ? Est-ce que vous vous maîtrisez davantage ?
Alors si j’en parle aujourd’hui, c’est pour expliquer le pourquoi du comment.
En dehors de toute définition commune, j’aimerai présenter la peur comme suit : La peur est la traduction masquée de votre envie de réussir, d’entreprendre, d’être. Pour formuler les choses dans une tournure affirmative, votre peur d’échouer ne serait autre que votre envie de réussir. Et plus votre peur est grande, plus votre envie de réussir est intense. Vous avez tellement envie d’y arriver que vous devenez frustré à l’idée contraire.
Ce n’est donc aucunement question de confiance en soi (notion qui m’est complètement absurde) ni d’environnement qui vous conditionne. C’est strictement de vos envies qu’émanent vos peurs.
Maintenant que nous comprenons la source de cette peur, nous pouvons nous permettre d’en analyser les conséquences.
Première conséquence de la peur : le découragement. Car le premier réflexe est de se dire intérieurement : « Il est possible que j’échoue. ». Risque que vous n’avez probablement pas calculé à l’avance. Et ceci vous entraîne à estimer en cours de route la probabilité de ce risque et que vous prévoyez large (parce que c’est un risque que vous vivez à l’instant, que vous n’avez pas prévu, puis sous l’effet de la déstabilisation et du découragement engendrés par la peur).
Certains iraient même jusqu’à devancer le risque pour le voir comme une réalité, dans le sens de se dire qu’échec est déjà réalisé et qu’il n’y a plus aucune issue vers une réussite même partielle.
Deuxième conséquence : la perte d’énergie. Quand vous avez peur, vous êtes partiellement occupés par ce sentiment qui vous habite. Vous y pensez. Vous voulez l’éviter ou l’oublier, et il vous accable davantage. Vous êtes frustrés, vous vous dites déjà que vous n’allez pas y arriver ! Puis vous renoncez, vous retrouvez espoir, tout en ayant toujours peur. C’est un combat dans lequel vous dépensez beaucoup d’énergie. Ingrédient dont vous avez besoin pour réaliser votre objectif.
Plus vous avez peur, plus vous dissipez de l’énergie, moins vous en avez pour avancer.
Troisième conséquence et la plus accablante : la perte de focus.
La peur étant très liée à un sentiment d’angoisse, de crainte, d’embrouillement, d’hésitation et d’inquiétude, la personne ayant peur a tendance à se mettre sur la défensive. Ceci implique une orientation vers des résolutions formulées à la négative du genre « Je n’aurai peut-être pas dû agir ainsi… », « Je ne dois pas faire ceci… », « Je dois faire attention à ne pas… », « J’éviterai absolument de… ».
Ceci occupe l’esprit et ne laisse pas l’espace en soi pour réfléchir à ce qui a été fait et, surtout, ce qui est à faire pour atteindre l’objectif désiré.
« Qu’ai-je fais pour avancer ? Que dois-je faire pour y arriver ? Dans quel environnement je pourrai voir mon rêve se réaliser ? Que dois-je entreprendre moi-même ou en reposant sur d’autres pour mettre cet environnent en place ? » Telles sont les questions à poser. Car ce qu’on ne doit pas faire ne nous renseigne pas sur ce qu’on peut faire.
Calculez le risque
Prévoir le risque évite de le subir. Comme tout projet présente forcément un risque d’échec, calculez-le à l’avance et soyez prêts à le confronter. Préparez à l’avance votre plan d’action pour chaque éventualité qui viendrait vous embêter en cours de route. Vous n’en sortirez que plus forts et plus à même d’entamer le projet.
Attention : Il est insuffisant de se dire que le risque est prévu et que vous êtes prêts à le gérer. Le moment venu, vous serez déstabilisés et n’aurez aucun plan d’action concret à mettre en place.
Dansez avec la peur
Je serai presque tenté de dire « Ayez peur ». Seulement appréciez l’intensité et l’énergie qu’il y a derrière ce sentiment, cette quantité de vie qui prend la forme de la peur et qui ne fait que refléter votre élan pour vos projets et votre envie de les réussir.
Dites-vous : « J’ai (un peu / beaucoup) peur. C’est que je tiens (un peu / beaucoup) à y arriver. »
Ainsi formulée à la positive, l’idée principale qui vous habitera sera non plus la peur mais votre envie de réussir et l’intensité de vos envies. Voyez maintenant comment tous vos efforts seront canalisés à avancer d’une attitude très enthousiaste.
Maintenant vous agissez au lieu de craindre. Et vous le faites par envie de réussir, de réaliser un rêve, non sous la pression d’une sentiment de peur subite.
Y’en a qui qui ont grandi entourés, chouchoutés, gâtés, enrobés d’attention et d’affection. D’autres plutôt isolés, retirés, démotivés car on s’intéressait peu ou pas à ce qu’ils faisaient et à ce qu’ils étaient. Comme des grands ! Des fois on ne les voulait pas, des fois on ne leur trouvait pas l’énergie ou l’envie, absorbés par la vie, par les conflits, meurtris par l’indifférence et le nombrilisme.
Pour les premiers, enfants ayant eu de l’intérêt et de l’attention, l’envie de vivre se construit, la motivation est croissante, le besoin est comblé ; celui de plaire, d’être aimé, d’exister et d’évoluer. Seulement une question se pose quant au centre de cet intérêt.
Certains parents manifestent cette attention surtout pour confirmer leur réussite à eux et montrer qu’ils ont fait des enfants formidables, exceptionnels. Exceptionnel pour plusieurs est l’enfant qui, à son age déjà, sait citer des noms de stars, insulter des grands, imiter son père, jouer des tours de mauvais goût, se vanter de ce que lui ont offert ses parents, faire peur à ses camarades de classe…
On se retrouve au final avec des adolescents – puis adultes – qui sont exceptionnels… Et on leur reproche de faire l’intéressant, alors qu’on leur a appris qu’être intéressants c’est d’attirer l’attention n’importe comment, c’est d’exister comme les autres le définissent pour eux. C’est alors et tout court de ne pas exister.
Pour les autres, ceux qui n’étaient pas le centre du monde pour leurs parents ou entourage proche, le problème est différent. Quand d’autres réussissent à intéresser comme ils l’ont appris ou qu’ils ont trouvé le chemin pour être intéressants par ce qu’ils sont vraiment, ces vieux enfants délaissés ont soif. Soif d’être aimé, d’être remarqué, d’être entouré.
Du coup ce n’est plus la manière qui est problématique mais l’intensité. Ils arrivent souvent à intéresser par ce qu’ils sont, car dans la solitude ils étaient souvent eux-mêmes. Par contre ils ont soif de plaire, et ils vont jouer sur la quantité. C’est désormais leur premier objectif de séduire, d’être aimé ou plutôt se sentir aimé. Voir le plus de gens séduits et sous le charme. Et du moment que ces personnes attirent le plus souvent des gens qui s’intéressent à leur stricte vérité, ils ont moins peur de les perdre et du coup ils ne font pas d’efforts pour les garder ; ils seront très probablement fidèles sans beaucoup d’efforts. Du coup on les ajoute à la liste et on continue la prospection. Pas de temps ni d’énergie à perdre pour les fidéliser. Le plus important c’est d’en acquérir davantage. Avoir une longue liste de gens qui les aiment et qui s’intéressent à eux, ce qu’ils n’ont pas eu quand ils étaient enfants.
Je comprends un peu mieux maintenant pourquoi le dicton « Suis-la(e), elle(il) te fuit. Fuis-la(e), elle(il) te suit. » s’applique beaucoup plus en Tunisie par exemple que dans d’autres pays plus développés ; parce qu’ils savent garder ceux qui les aiment et n’ont pas soif d’être aimés par tout le monde.
Quoi qu’il en soit, sachez vous intéresser assez à vos enfants pour qu’ils n’en manquent pas adultes. Et ayez de l’attention pour ce qu’ils sont, ce qu’ils dégagent, et non ce qui pourrait les aider à paraître intéressants à vos yeux et aux yeux des autres.
15 déc 08
C’est étonnant et à la fois cruel que tout le monde parle et se laisse impressionner (on en a même fait des films à grand succès !) par les capacités de Superman, Spiderman, Batman et sa Catwoman… mais pas de l’homme-épaule.
Vous le connaissez – jusque là pas de surprises, vous vous en servez et vous passez sans plus vous retourner, ou pas avant une autre rechute.
L’homme-épaule est celui à qui les tests de personnalité déclarent souvent : « On aime… ta Gentillesse ! Tu es vraiment quelqu’un sur qui on peut compter. Non seulement tu es un ami hyper fiable, mais tu n’as pas ton pareil pour écouter les gens, les réconforter et leur donner des bons conseils. Ta patience est sans limites avec les gens que tu aimes, ta gentillesse est exceptionnelle. Ceux qui te sont proches ont beaucoup de chance de pouvoir en profiter… et ils le savent ! »
Il est celui qui, comme une articulation aussi souple que ferme, réconcilie entre torse et bras. Entre le refuge d’un cœur sanglotant qui s’entête à afficher son drapeau blanc, et un tas de muscles et de tendons agités par la non-action et approuvant la fin du pouvoir.
N’est-ce pas sur cette épaule que vous cherchez le répit pour guérir l’âme et retrouver l’élan ?
Il est l’air.
L’homme-épaule est l’air qui sépare ciel et terre par son opacité pour les relier par sa densité. L’air que vous respirez d’une telle vivacité et que vous expirez avec une nonchalance, une indifférence, et une insouciance monumentales.
Déboîtez. Remboîtez sans masser. Épuisez et ne vous sentez pas obligés de réconcilier.
Car désormais, l’homme-épaule n’est plus qu’un souvenir de moi-même.
9 sept 08
Vois-tu
Les photos que j’ai de toi
Celles encadrées qui m’envahissent
Qui embellissent mon chez moi
Qui me rendent encore plus fou de toi
Elles sont à moi.
Et quand les souvenirs en soupirent
Je te vois venir
Je vois mes rêves princiers s’accomplir
Puis s’anéantir
Je me referme sur moi
Et je suis las de garder mon désarroi
Et ma mélancolie pour moi.
Te souviens-tu
Ton pyjamas que tu as laissé là
Qui me largue et ne m’abrite de froid
Et qui, toutes les nuits, me partage mon matelas
Porte ton parfum et imite ta voix
Il est à moi.
Et quand l’envie me trahit
Et que je passe mes nuits
Comme un con à tourner en toupie
La vie s’accroupit, se plie et s’évanouit
Quand j’en peux plus et que de douleur je crie
Le fil, joyeux, s’enroule autour de mon cœur et renoue partie
S’obsède et me met à plat.
Penses-tu
Que le bougeoir n’est plus là
Portant une flemme fière et têtue
Comme celle de la tribu de Dana
Me rappelant comme si je n’ai su
Que le ciel n’est plus là
Que rien ne fut
Que le noir et le vide, de noir vêtu
Sont tout à moi
Sauf toi
Et tout ce que j’ai entretenu ou perdu
En essayant de t’avoir pour moi
Et tout à moi.
Bilel
Lundi, 8 Septembre 2008
Avec joie, j’ai vu aujourd’hui mon poème J’ai faim publié dans la rubrique Libre aire du complément Paroles de jeunes du journal quotidien LaPresse.
C’est grâce à mon amie Yosra que mon blog est cité, pas pour la première fois, dans différentes rubriques du journal. Elle a été touchée par mon poème qu’elle a trouvé émouvant, alors elle l’a sélectionné pour la rubrique Libre aire de cette semaine, précédé de cette mention :
A la fin du mois de Ramadhan, « J’ai faim », le poème de Bilel, est tombé à pic. Mais notre ami parle d’une faim autre, d’une faim affective.
( Remarque : Cette semaine, le complément occupe les pages 10 et 11 du journal. )
Merci beaucoup Yosra. J’avais besoin de savoir que mon poème a été remarqué, que ma voix a été entendue et que mes maux ont su employer les mots.
Cliquez ici pour lire le poème
La rubrique sur le site de LaPresse
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