Lisez dans mes pensées… à vos risques et périls !
Grand merci à Marie qui m’a ramené ce bouquin de Suisse à l’heure où je m’intéressais aux champs d’application de la CNV (Communication NonViolente) avec les enfants et à travers le personnel enseignant.
Je me compliquais un peu la chose en pensant à développer des jeux ou des activités particulières pour transmettre ce processus aux enfants pour ne pas que ça soit « tout cru » et trop académique. Après tout les enfants aprennent mieux en s’amusant.
Alors certainement il y a des activités qui pourraient aider les enfants à assimiler et à adopter ce process de communication mais le plus important à ce dire dans cette démarche est qu’on nait avec un langage girafe, qu’à la naissance on parle déjà CNV et qu’on assume complètement nos sentiments et nos besoins. C’est au long de notre éducation que nous apprenons à communiquer en chacal (communication violente) alors c’est plus facile de communiquer correctement avec des enfants et de leur désapprendre le peu qu’ils ont apprit à leur age.
Aux adeptes de CNV…
L’écrivain : Marshall B. Rosenberg
Marshall B. Rosenberg, formé à la psychothérapie psychanalytique, puis élève de Cari Rogers, docteur en psychologie clinique, est le fondateur et le directeur de la formation du Center for NonViolent Communication, une organisation internationale. Il voyage dans le monde entier pour intervenir en tant que médiateur dans les conflits et promouvoir la paix.
Le livre : Enseigner avec bienveillance : Instaurer une entente mutuelle entre élèves et enseignants
Jouvence, juillet 2006
94 pages
Lors de sa conférence (ovationnée!) donnée pendant le Congrès national regroupant les enseignants des écoles Montessori, Marshall a décrit les principes-clés de la Communication NonViolente en illustrant clairement la façon de les appliquer en classe. Il a proposé des outils dont on peut s’inspirer pour créer un environnement d’apprentissage sûr et motivant; il a expliqué les notions de pouvoir, de punition et de lien empathique.
Le même jour, au cours d’un atelier, Marshall a proposé un jeu de rôle à une enseignante confrontée à une situation difficile: il lui a ainsi montré comment combler les besoins de chacun.
Les propos de ce livre, la transcription de la conférence et de l’atelier, apporteront certainement de précieuses informations aux enseignants et parents qui souhaitent enseigner avec bienveillance, c’est-à-dire développer des relations saines avec les enfants, rompre avec des schémas passés insatisfaisants et créer de nouvelles structures sociales acceptables pour tous.
Je ne mourrai pas après une vie non vécue.
Je ne vivrai pas dans la peur
De tomber ou de prendre feu.
Je fais le choix d’habiter mes journées,
De permettre à ce que je vis de m’ouvrir,
De me rendre moins peureuse,
Plus accessible,
D’assouplir mon cœur
Jusqu’à ce qu’il devienne une aile,
Une torche, une promesse.
Je choisis de prendre le risque de ma signifiance,
De vivre de telle manière que
Ce qui m’arrivera sous forme de graine
Parvienne au suivant sous forme de fleur
Et que ce qui m’est venu sous forme de fleur
Poursuive sa route en tant que fruit.
Dawna Markova
Traduit au français par Anne Bourrit
Une troisième lecture à Seth, qui a été beaucoup moins passionnante pour moi. Peut-être car je suis déjà un leader ? :-P
Pour les gens qui n’ont fait que suivre jusque là, Seth Godin explique comment vous avez toujours l’occasion d’être un leader, qu’il y a toujours des gens qui attendent que quelqu’un les rassemble autour d’une passion, idée ou cause qu’ils partagent.
Alors si vous ne connaissez pas la sensation et que ça vous tente…
Seth Godin is the author of nine international bestsellers, most recently the New York Times bestseller The Dip. His other books include Permission Marketing, Unleashing the Ideavirus, Purple Cow, Free Prize Inside!, All Marketers Are Liars, and Small Is the New Big. He is also the founder and CEO of Squidoo and the most popular marketing bloggers in the world.
Rendez-vous sur le site officiel de Seth Godin et cliquez sur sa tête pour consulter son blog.
Le livre : Tribes: We Need You To Lead Us
Piatkus Books, novembre 2008
160 pages
Présentation de l’éditeur :
Without leaders, there are no followers.
You’re a leader.
We need you.
In this fascinating book, Seth Godin argues that today everyone has an opportunity to start a movement – to bring together a tribe of like-minded people and do amazing things. And yet too many people ignore the opportunity to lead because they are « sheepwalking » their way through their lives and work, too afraid to question whether their compliance is doing them – or their company – any good.
Tribes is for those who don’t want to be sheep and instead have a desire to do fresh and exciting work. If you have a passion for what you want to do and the drive to make it happen, there is a tribe of fellow employees, or customers, or investors, or readers, just waiting for you to connect them with each other and lead them where they want to go.
21 août 09
Un copain est venu chez moi par hasard quand je lisais « Les falsificateurs » et, rien qu’en examinant la présentation de l’éditeur au dos de la couverture, il m’as dit : « C’est le genre de livres qu’en le lisant tu peux finir athée ! » et il a raison. Tu ne crois plus en rien ni en personne. L’histoire de Sliv au CFR (Consortium de Falsification du Réel) est hallucinante.
Cet organisme recrute des membres qui sont chargés d’inventer des scénarios imaginaires sur la base desquels ils vont constituer des dossiers de toutes pièces et faire en sorte que le scénario imaginaire et le présent réel se marient dans une souplesse parfois étonnante grâce à une imagination débordante de certains membres.
Pour quelles raisons ? Pour satisfaire quels objectifs du CRF ? J’ai bien peur que personne ne le sait.
PS : Après avoir fini la lecture, je me suis surpris à examiner avec espoir et persévérance les 3 feuilles blanches à la fin du livre, juste avant la couverture, cherchant une suite à ce roman que j’ai dévoré en un temps record…
Antoine Bello vit à New York. Il est l’auteur de deux livres remarqués, publiés aux Editions Gallimard : Les funambules et Eloge de la pièce manquante.
Antoine Bello sur Wikipédia.fr
Gallimard, janvier 2007
501 pages
Présentation de l’éditeur :
C’est l’histoire d’une organisation secrète internationale, le CFR (Consortium de Falsification du Réel), qui falsifie la réalité mais dont personne ne connaît les motivations.
C’est l’histoire de quelques-unes des plus grandes supercheries de notre époque : de Laïka, la première chienne dans l’espace, qui n’a jamais existé ; de Christophe Colomb qui n’a pas découvert l’Amérique ; des fausses archives de la Stasi.
C’est l’histoire d’un jeune homme, embauché par le CFR, qui veut comprendre pourquoi et pour qui il travaille.
C’est l’histoire d’une bande d’amis qui veulent réussir leur vie, sans trop savoir ce que cela veut dire.
C’est, d’une certaine façon, l’histoire de notre siècle.
8 août 09
Du roman que je suis entrain de lire actuellement (et duquel vous apprendrez davantage quand j’aurai terminé sa lecture), j’ai bien aimé ce passage, alors j’avais envie d’en partager quelques extraits avec vous.
La notion de vraisemblance d’un scénario renvoie à cette question fondamentale : pourquoi croit-on à une histoire ?
On distingue généralement quatre ressorts essentiels, mais je préférerais les entendre de votre bouche. Un volontaire ? [...]
- J’imagine, dit bravement Magawati, que cela dépend de qui raconte l’histoire.
- C’est en effet le premier critère. Vous accorderez consciemment plus de crédit à une histoire si vous avez confiance dans la personne ou dans l’institution qui vous la raconte, à une condition cependant : que sa neutralité et son impartialité ne puissent être sujettes à caution. Si, par exemple, un constructeur automobile communique sur le fait que des études scientifiques prouvent que les véhicules diesel n’émettent pas davantage de particules polluantes que les véhicules à essence, vous penserez que ce constructeur tente de justifier ses propres choix de motorisation. En revanche, si un laboratoire de recherche australien ne bénéficiant d’aucun financement en provenance de l’industrie automobile parvient aux mêmes conclusions, vous serez nettement plus enclins à les accepter. D’où l’importance évidemment de pouvoir s’appuyer sur ce que nous appelons des sources de référence. [...] Qui peut me dire quels sont les autres critères ?
- On croit plus facilement une histoire si elle confirme une opinion que l’on a déjà, dit Fernando de la Peña. [...]
- Absolument, dit Vargas. C’est un phénomène bien connu en sciences humaines et dont on a prouvé qu’il favorisait et accélérait la propagation des rumeurs. Si je dis par exemple à un Européen que les juifs échappent deux fois plus souvent que les catholiques au service militaire, il est malheureusement démontré qu’il me croira plus que si j’avais inversé la proposition. [...]
- On croit plus facilement une histoire qui finit bien ? suggéra encore de la Peña
- En tout cas, c’est ce que pensent les scénaristes de Hollywood ! plaisanta Vargas. Mais sérieusement, vous mettez le doigt sur quelque chose d’important. On croit plus facilement à une histoire que l’on aime. Cela dit, attention, tout le monde n’a pas les mêmes goûts. Certains aimeront une histoire parce qu’elle les fait rire, d’autres au contraire parce qu’elle les fait pleurer. Certains parce qu’elle les fait réfléchir, d’autres au contraire parce qu’elle leur fait oublier leurs soucis. Par conséquent, la façon dont vous racontez une histoire doit impérativement dépendre du public à qui vous la destinez. Si, comme c’est le plus souvent le cas, vous vous adressez à plusieurs publics distincts, racontez-leur la même histoire, mais de façon différente. Et surtout, raccrochez-vous aussi souvent que possible à des canevas narratifs universels : le challenger qui défie les champions et l’emporte à la surprise générale, l’homme sans passé qui revient venger les siens, la jeune femme qui rompt avec un milliardaire pour épouser l’ami d’enfance qui l’aimait en secret, etc. [...]
Il reste un ressort, reprit Vargas. Peut-être le plus important car le seul qui porte sur la dynamique du scénario plus que sur le scénario lui-même. [...]
Certaines histoires sont plus que des histoires, elles sont des points de départ. Sitôt lâchées dans la nature, elles échappent à leur auteur. Des groupes se les approprient, les modifient, les enjolivent et, ce faisant, leur donnent une substance qui emporte l’adhésion des plus sceptiques. C’est qu’à la base les créateurs de ces histoires ne se contentent pas d’imaginer quelques piquantes péripéties ou de camper des personnages plus vrais que nature, ils anticipent les conséquences qu’aura leur récit et les intègrent par avance dans le scénario dont elles deviennent les rouages essentiels. Mais tout cela doit vous sembler bien abstrait.
[...]
Sur ce… Que soient vraies les histoires que vous choisirez de croire…
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