Lisez dans mes pensées… à vos risques et périls !
L’écrivain : Marc Haddon
Mark Haddon est écrivain, illustrateur et auteur de scénarios. Il a écrit de nombreux livres pour enfants avant de publier ce premier roman très remarqué, qui vient de recevoir le prix Whitbread du meilleur livre de l’année 2003. Il vit à Oxford avec sa femme, leur fils et un chat.
Site Web : www.markhaddon.com
Le livre : The curious incident of the dog in the night-time
Editions Random House Inc., 2004
240 pages
Mot d’un éditeur :
Il a 15 ans et s’appelle Christopher Boone. Il excelle en mathématiques et adore Sherlock Holmes. Il aime les diagrammes, les listes, la vérité. Il ne supporte pas qu’on le touche. Pour lui, 4 voitures rouges à la file sont synonymes de Bonne Journée; 3 voitures rouges : d’une Assez Bonne Journée ; 5 voitures rouges : d’une Super Bonne Journée. Il est autiste et porte en lui une part de génie.
Quand un jour, Christophe apprend que Wellington, le caniche de sa voisine, a été assassiné, il décide de mener l’enquête qui va lui permettre d’arracher au passé l’énigme de sa propre histoire. Mais son enquête va bouleverser le délicat équilibre de l’univers qu’il s’était construit: sa mère n’est pas morte, elle est partie vivre à Londres avec le mari de la voisine; son père lui a menti. L’univers de Christopher se fissure. L’enquête alerte, truffée d’inventions et de tendre drôlerie, révèle alors d’immenses réservoirs de souffrance et de courage chez le jeune garçon qui, magnifiquement obstiné, poursuit son but coûte que coûte.
L’idée n’est pas mal du tout. Je ne sais pas si ça été fait pour d’autres poèmes / poètes mais j’ai aimé cette illustration en bande-dessinée du poème « Demain, dès l’aube » de Victor Hugo parue dans le recueil « Victor Hugo : Une petite anthologie » du site Lettres.net.
Sources :
Lien vers le poème « Demain, dès l’aube » en bande-dessinée
Lien vers le recueil « Victor Hugo : Une petite anthologie »
Je viens de découvrir ce texte paru dans l’édition du 22 mars 1999 du journal l’Humanité et dont l’auteur est Albert Jacquard, scientifique de haut niveau connu également pour ses réflexions sur l’éducation et plus généralement pour ses pensées humanistes modernes ayant pour objectif de faire évoluer la conscience collective. L’essayiste français exposes ses critiques autour de l’Éducation nationale ainsi que l’idéal, tel qu’il le conçoit, pour qu’elle réussisse sa vocation.
Voici le préambule de l’article et un lien vers le texte intégral :
Préambule :
L’Éducation nationale ne doit pas préparer les jeunes dont l’économie ou la société ont besoin. La finalité de l’éducation est de provoquer une métamorphose chez un être pour qu’il sorte de lui-même, surmonte sa peur de l’étranger, et rencontre le monde où il vit à travers le savoir. Moi, ministre de l’Éducation nationale, je n’ai qu’une obsession : que tous ceux qui me sont confiés apprennent à regarder les autres et leur environnement, à écouter, discuter, échanger, s’exprimer, s’émerveiller. À la société de s’arranger avec ceux qui sortent de l’école, aux entreprises d’organiser les évaluations et la formation de leur personnel à l’entrée des fonctions. Il faut que les rôles cessent d’être inversés : l’éducation nationale ne produira plus de chair à profit.
Texte intégral de l’article sur le site du journal l’Humanité.
1 jan 07
Merci, vous le grand dirigeant George W. Bush.
Merci de montrer à tous le danger que représente Saddam Hussein. Nombre d’entre nous avaient peut-être oublié qu’il avait utilisé des armes chimiques contre son peuple, contre les Kurdes, contre les Iraniens. Hussein est un dictateur sanguinaire, l’une des expressions les plus manifestes du Mal au jour d’aujourd’hui.
Mais j’ai d’autres raisons de vous remercier. Au cours des deux premiers mois de l’année 2003, vous avez su montrer au monde beaucoup de choses importantes, et pour cela vous méritez ma reconnaissance. Ainsi, me rappelant un poème que j’ai appris enfant, je veux vous dire merci.
Merci de montrer à tous que le peuple turc et son Parlement ne se vendent pas, même pour 26 milliards de dollars.
Merci de révéler au monde le gigantesque abîme qui existe entre les décisions des gouvernants et les désirs du peuple. De faire apparaître clairement que José Maria Aznar comme Tony Blair n’ont aucun respect pour les voix qu’ils ont reçues et n’en tiennent aucun compte. Aznar est capable d’ignorer que 90 % des Espagnols sont opposés à la guerre, et Blair ne fait aucun cas de la plus grande manifestation publique de ces trente dernières années en Angleterre.
Merci, car votre persévérance a forcé Tony Blair à se rendre au Parlement britannique avec un dossier truqué, rédigé par un étudiant il y a dix ans, et à le présenter comme « des preuves irréfutables recueillies par les services secrets britanniques ».
Merci d’avoir fait en sorte que Colin Powel s’expose au ridicule en présentant au Conseil de sécurité de l’ONU des photos qui, une semaine plus tard, ont été publiquement contestées par Hans Blix, l’inspecteur responsable du désarmement de l’Irak.
Merci, car votre position a valu au ministre français des Affaires étrangères, M. Dominique de Villepin, prononçant son discours contre la guerre, l’honneur d’être applaudi en séance plénière – ce qui, à ma connaissance, n’était arrivé qu’une fois dans l’histoire des Nations unies, à l’occasion d’un discours de Nelson Mandela.
Merci, car grâce à vos efforts en faveur de la guerre, pour la première fois les nations arabes – en général divisées – ont unanimement condamné une invasion, lors de la rencontre du Caire, la dernière semaine de février.
Merci, car grâce à votre rhétorique affirmant que « l’ONU avait une chance de démontrer son importance » même les pays les plus réfractaires ont fini par prendre position contre une attaque de l’Irak.
Merci pour votre politique extérieure qui a conduit le ministre anglais des affaires étrangères, Jack Straw, à déclarer en plein XXIe siècle qu’« une guerre peut avoir des justifications morales » – et à perdre ainsi toute sa crédibilité.
Merci d’essayer de diviser une Europe qui lutte pour son unification ; cet avertissement ne sera pas ignoré.
Merci d’avoir réussi ce que peu de gens ont réussi en ce siècle : rassembler des millions de personnes, sur tous les continents, qui se battent pour la même idée – bien que cette idée soit opposée à la vôtre.
Merci de nous faire de nouveau sentir que nos paroles, même si elles ne sont pas entendues, sont au moins prononcées – cela nous donnera davantage de force dans l’avenir.
Merci de nous ignorer, de marginaliser tous ceux qui ont pris position contre votre décision, car l’avenir de la Terre appartient aux exclus.
Merci parce que, sans vous, nous n’aurions pas connu notre capacité de mobilisation. Peut-être ne servira-t-elle à rien aujourd’hui, mais elle sera certainement utile plus tard.
À présent que les tambours de la guerre semblent résonner de manière irréversible, je veux faire miens les mots qu’un roi européen adressa autrefois à un envahisseur : « Que pour vous la matinée soit belle, que le soleil brille sur les armures de vos soldats – car cet après-midi je vous mettrai en déroute. »
Merci de permettre à nous tous, armée d’anonymes qui nous promenons dans les rues pour tenter d’arrêter un processus désormais en marche, de découvrir ce qu’est la sensation d’impuissance, d’apprendre à l’affronter et à la transformer.
Donc, profitez de votre matinée, et de ce qu’elle peut encore vous apporter de gloire.
Merci, car vous ne nous avez pas écoutés, et ne nous avez pas pris au sérieux. Sachez bien que nous, nous vous écoutons et que nous n’oublierons pas vos propos.
Merci, grand dirigeant George W. Bush.
Merci beaucoup.
Auteur :
Paulo Coelho
Traduction :
Françoise Marchand Sauvagnargues
1 jan 07
L’horloge
Charles Dobzynski
L’horloge de chêne tricote
avec ses aiguilles de fer
un invisible pull-over
et le temps lui sert de pelote.
Maille à l’endroit, maille à l’envers,
le temps lui file entre les doigts,
fil de neige pour les jours froids
et fil d’herbe pour les jours verts.
Une heure noire, une heure blanche,
crochetées et croisées sans trêve,
l’écheveau des nuits et des rêves
se dévide au bout de ses branches.
Qui portera ce vêtement
qu’elle tisse avec tant d’adresse,
sa laine douce est la caresse
de quel hiver, de quel printemps ?
Elle tisse car le temps presse,
maille blanche sur maille noire,
en ignorant que la mémoire
défera les fils qu’elle tresse.
Elle a beau nouer et lier
le fil qui se perd et se casse,
nul jamais n’a pu s’habiller
de la laine du temps qui passe.
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