Lisez dans mes pensées… à vos risques et périls !
Je reçois régulièrement sur ma boite email personnelle des campagnes emailing pour diverses marques et en provenance de plusieurs agences de communication : Dot Marketing, CIOA Tunisie (pour lesquels j’avais remonté un problème au niveau de la désinscription), Internet Management Group (site en construction) et essentiellement E-direct Tunisie qui se définit comme étant « le leader de l’emailing en Tunisie avec plus de 70% de parts de marché ».
Le dernier emailing que j’ai reçu de la part de E-direct Tunisie est pour le compte de leur client ElMouradi au sujet de l’offre « EL MOURADI : Diner GALA, Miss Poland 2007« .
Ce mailing, comme tous les précédents en provenance de cette agence, a été considéré comme Spam (courrier indésirable, pourriel, polluriel…) par Gmail.
Il est à noter que je n’ai jamais déclaré ces mails en tant que Spam, mieux encore, je jette toujours un coup d’œil sur mon dossier Spam pour marquer comme acceptables certains emails dont justement ceux en provenance de E-direct Tunisie.
Alors pourquoi, malgré tout cela, les emails sont-ils toujours considérés comme courrier indésirable ?
La réponse est très simple, il s’agit d’un principe de base que les plateformes de routage d’emailing sont censées appliquer. Au fait, il faut que l’adresse de l’expéditeur existe réellement. En l’occurrence, l’expéditeur du mail était Elmouradi@edirect-tunisie.com et pour les autres emailings des autres clients c’était toujours sous la forme annonceur@edirect-tunisie.com. Ces adresses n’ont jamais existé réellement, et cela implique essentiellement deux choses importantes :
Pour un avenir meilleur au Webmarketing en Tunisie, j’aurai vraiment aimé que l’agence s’en rende compte un peu plus tôt, histoire de s’aligner aux standards du métier et d’assurer un minimum de délivrabilité aux campagnes de ses clients.
À bon entendeur…
Comme plusieurs blogueurs, j’ai reçu un email de l’agence Prosdelacom annonçant le lancement de Buzz2com qu’il définissent comme la première offre marketing orientée réseau d’influenceurs et prescripteurs en ligne en Tunisie visant à aider les marques à communiquer et diffuser de l’information sur Internet.
Plusieurs blogueurs en ont parlé, et je vois en l’air une certaine confusion entre Viral et Buzz, deux concepts proches mais bien distincts du Webmarketing. Je voudrai donc commencer par présenter une définition de chacun et les différences qui les séparent.
Le viral consiste à faire passer un message entre les consommateurs. C’est une sorte de virus, si j’ose dire, qui est transmis par l’annonceur au consommateur, ce dernier pouvant contaminer d’autres personnes de son entourage en leur transférant le message. Pensez aux différents emails que vous recevez ou pages Web que vous consultez et qui contiennent un bouton « Envoyer à un ami » (« Tell a friend »).
Ce qui est le plus important à retenir ici est que le message reçu et retransmis est défini par l’annonceur, pas par le consommateur. Ce dernier peut dans certains cas ajouter un petit commentaire avant de transférer le message à ses contacts (« Hey John, take a look at this, ça a l’air pas mal ! »), mais l’essentiel du message (la description du produit, du service, de l’offre…) est élaboré par l’annonceur.
Le client n’est pas obligé de transmettre le message, ni d’approuver son contenu, ni d’ajouter un commentaire.
Dans une opération de buzz marketing, l’annonceur invite le consommateur à parler d’un produit, offre ou service, mais sans lui recommander un message. Là est la différence majeure entre le marketing viral et le buzz marketing.
L’enseigne propose au client de tester des produits ou des services en avant première, l’invite à des soirées de lancement, et lui laisse le choix de donner suite ou pas, d’en parler ou pas, de dire ce qu’il en pense. Aucun message n’est proposé par l’annonceur. C’est du vrai bouche-à-oreille, dans le sens où le message sort de la bouche du client, pas celle de la marque.
Le projet, comme l’indique son nom, est de buzz, non de viral. L’agence Prosdelacom se propose de faire le lien entre l’annonceur et le consommateur en facilitant le passage des propositions des annonceurs vers des consommateurs qui pourraient, selon plusieurs critères, assurer cette opération.
A ma connaissance, c’est effectivement une première en Tunisie. Certains blogueurs tunisiens ont été invités à tester des produits ou assister à des soirées de lancement, mais pas en Tunisie. C’était pour des marques étrangères. Les opérations elles-mêmes se sont déroulées en dehors de la Tunisie.
Ne sommes-nous pas entrain de faire du buzz sans aucune incitation ? Nous parlons souvent de produits que nous avons essayé, de services que nous découvrons, des spots publicitaires de telle ou telle marque, et nous exprimons librement ce que nous aimons ou pas.
Quelqu’un qui est branché high-tech ne serait-il pas intéressé par la possibilité de tester l’iPhone de Apple avant même qu’il ne soit commercialisé ? C’est le premier avantage de l’affiliation à ce programme de buzz marketing.
Bien évidemment, je n’irai pas assister au lancement de la nouvelle crème anti-rides de L’Oréal si cela ne m’intéresse pas. L’agence est aussi tenue d’acquérir progressivement une certaine connaissance de mes préférences et de mes habitudes pour ne me proposer que ce qui m’intéresse.
Deuxième avantage : Grâce à mes réactions sur ce qui m’intéresse, et quand il s’agit de nouveaux produits ou d’anciens qui suscitent l’intérêt de mes lecteurs, mon blog gagne en notoriété, je reçois plus de visites et de commentaires avec l’opinion de chacun.
Troisième avantage : Si l’annonceur voit en mon blog un bon site où il pourra envisager de louer un espace publicitaire (bannière image, animation Flash, etc.) ou qu’il voudra sponsoriser, il me fera la proposition à travers l’agence. On parle d’achat d’espace publicitaire. L’action est donc rémunérée, mais elle est complètement indépendante et n’influe en rien le déroulement du projet initial de buzz marketing.
Toute enseigne désirant faire du bruit (d’où l’appellation buzz) autour de ses produits verra en ce système une aubaine. Ces opérations lui sont beaucoup mois coûteuses que les affichages offline, les spots publicitaires ou la pub sur le Web.
En Tunisie, Internet étant encore à ses débuts, c’est une occasion en or pour les différents acteurs du marché leur permettant de tâter le terrain et d’expérimenter l’efficacité du Webmarketing pour choisir d’adopter ou pas de nouvelles pratiques qui n’existaient pas avec le marketing traditionnel.
Résultat immédiat du projet de buzz, l’annonceur a une visibilité bien meilleure sur les retours des consommateurs, un élément nécessaire à l’amélioration de son offre et la satisfaction client.
Le buzz marketing n’est pas un nouveau concept. Nous n’allons donc pas réinventer la roue.
J’aurai préféré qu’il soit expliqué plus en détail aux blogueurs ce qu’ils gagnent en participant à ces opérations, et qu’on ne leur imposera pas de tester des produits, qu’on ne leur dictera pas ce qu’ils vont dire, que ça sera objectif.
La culture Internet / Webmarketing est encore à ses débuts en Tunisie. Toute imprécision peut facilement porter à confusion et à méfiance.
Aussi, il n’est pas approprié, à mon sens, de présenter le projet comme un réseau d’influenceurs. Le concept n’est pas le même.
On utilise le pouvoir des leaders de communauté, étant particulièrement influenceurs dans leur entourage, pas seulement pour faire du bruit autour d’un produit ou un service, ou pour recenser les retours des consommateurs, mais pour déclencher un phénomène d’épidémie autour d’une idée, d’un comportement souhaité face à un produit, d’une association entre une valeur et une marque, etc.
Pour moi c’est plus du viral (sous une forme particulière) que du buzz.

Le 22 mai, à l’occasion de la 3ème édition de la cérémonie de remise des Trophées, Marketing Magazine a désigné l’Homme Marketing 2007 et remis ses Trophées de l’Innovation Marketing aux instituts d’études, agences conseils, agences médias et prestataires.
Marketing Magazine a désigné Laurent Foisset, « Homme Marketing de l’année 2007″. Cette distinction suprême est le résultat du vote des lecteurs de Marketing Magazine, le magazine des décideurs marketing, et d’un sondage réalisé par TNS Sofres auprès de plus de 5000 professionnels.
Laurent Foisset, directeur marketing du 118 218 Le Numéro, élu parmi un prestigieux cénacle de dix personnalités, succède ainsi à Jean-Paul Le Roux, directeur général de Nespresso France.
Aliza Jabès, présidente de Nuxe accède à la seconde place du podium et Benjamin Bejbaum, co-fondateur et P-dg de Dailymotion monte, quant à lui, sur la troisième marche.
1 – Laurent Foisset, directeur marketing du 118 218 Le Numéro
Après avoir débuté sa carrière chez Cetelem, Laurent Foisset découvre le secteur des télécommunications chez Cegetel. Nommé ensuite directeur de la communication et du marketing direct d’AOL France, il intègre en 2005 Le Numéro en tant que directeur marketing en vue de lancer le 118 218. Parti avant ses concurrents avec un plan de communication puissant et une création très décalée, le service de renseignements téléphoniques est devenu, en une année, le numéro un en part de marché, en notoriété et en qualité de service.
2 – Aliza Jabès, présidente de Nuxe
Passionnée de cosmétologie dès son adolescence, Aliza Jabès reprend en 1989 un petit laboratoire spécialisé dans l’aromathérapie et la phytothérapie. L’Huile Prodigieuse, produit multifonction mis sur le marché en 1991, va rapidement faire connaître la marque Nuxe. Qui, depuis, n’a cessé de développer avec succès sa gamme de soins de beauté et s’est lancé sur le marché porteur des spas. Une réussite sous-tendue par une volonté de création au-delà des modes et dans un esprit résolument indépendant.
3 – Benjamin Bejbaum, co-fondateur et P-dg de Dailymotion
C’est en mars 2005 que Benjamin Bejbaum, et Olivier Poitrey, adaptent à la vidéo le concept des sites de partage communautaire, en créant Dailymotion. Un site typiquement dans la mouvance Web 2.0 qui est devenu rapidement le numéro deux mondial derrière YouTube et le numéro un européen du genre. Un succès qui lui vaut désormais de signer des partenariats stratégiques d’envergure tel que celui réalisé récemment avec Warner Music Group au niveau mondial.
Marketing Magazine a également récompensé les instituts d’études, agences conseils, agences médias et prestataires en remettant ses Trophées de l’Innovation Marketing dans les catégories : études, design produit et packaging, marketing relationnel, marketing événementiel, stratégie de communication et créativité médias.
Un jury de 13 directeurs marketing / communication / d’études et d’experts a tranché parmi 18 candidats qui ont exposé des opérations organisées pour leurs clients.
Source & Autres liens :
10 mai 07
Enfin! La nouvelle version de Google Analytics vient d’être activée sur mon compte! La sortie de cette version a été annoncée avant hier, 8 mai 2007, au Emetrics Summit à San Francisco. Les comptes Google sont entrain d’être migrés petit à petit vers la V2.
Ce matin alors j’ai pu faire un tour dans la nouvelle interface. A vrai dire, le gros changement était sur le plan ergonomique : la présentation des statistiques, le choix des filtres, la sélection de la date et le menu de navigation. Par rapport à ce dernier par exemple, Google a compris que son ancienne répartition des menus par profil (manager, webmaster, responsable marketing) n’était pas une bonne idée finalement. Comme ils ont très bien compris aussi que la différence majeure entre les différentes solutions de Web analytique se résumait presque au niveau de l’ergonomie, du moment où les analyses statistiques offertes sont globalement les mêmes.

Sur le nouveau tableau de bord, la courbe principale représente l’évolution du nombre de visites sur la période choisie, avec la possibilité de choisir un autre indicateur à analyser sur le même graphique : Pages vues, Pages par visite, Temps moyen passé sur le site, Taux de rebond, Nouvelles visites (en %). Le Nombre de visiteurs, vu son importance, fait l’objet d’un graphique à part.
Toujours sur la tableau de bord, un graphique représentait une Synthèse géographique, et le quatrième est un camembert de répartition des sources de trafic (provenances directs, moteurs de recherche, sites référents, etc.) en plus de deux tableaux, le premier résume la fréquentation du site en se basant sur les indicateurs cités plus haut (qui étaient disponibles pour la courbe d’évolution) et une vue d’ensemble du contenu pour avoir les 5 pages les plus visitées.
Pour ce qui est de la sélection de la période, je vous laisse d’abord découvrir par vous mêmes :

A coté des calendriers permettant de choisir tout type de période, l’onglet Chronologique permet de sélectionner une période libre plus facilement en déplaçant et redimensionnant le rectangle bleu… La petite cerise que Google n’oublie jamais de poser sur la gâteau.
Sur les autres reporting, le plus important à noter est que vous pouvez croiser les indicateurs entre eux. Par exemple, sur le reporting « Moteurs de recherche« , on peut avoir le nombre de visites qu’ont généré les moteurs en provenance de chaque pays, ou encore pour chaque page de destination, avec chaque navigateur, etc. Par contre il n’est pas possible de croiser plus que deux indicateurs.
On verra si cette nouvelle version, toujours gratuite, pourra arracher une part du marché aux autres (XiTi, StatCounter, Weborama, etc.)…
Pour plus d’infos :
23 avr 07
Je viens de recevoir une deuxième fois un email de la part de la BIAT informant du lancement de la Carte « Chabèb ». Cette fois j’ai cliqué sur le lien de désinscription en bas du message, juste pour voir ce que ça donne.
Le lien est le suivant :
http://cioa.tanitsystems.com/carte-chabeb/%UnSubscribe%

La page Web est introuvable, du coup c’est impossible de se désinscrire. On t’oblige à recevoir des campagnes que tu n’as pas demandé de recevoir.
Je n’ai rien contre la BIAT (sauf peut-être son service Marketing qui ne s’est pas rendu compte de cela ou qui fait comme s’il n’a rien vu) mais plutôt contre ces prestataires qui se croient seuls sur le marché et qui se permettent de passer à coté des règles fondamentales de l’emailing.
A quand des lois tunisiennes pour réglementer tout ça…
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