Lisez dans mes pensées… à vos risques et périls !
Ça fait un bon bout de temps que j’ai décidé de le faire, trouver les origines de certains termes que nous utilisons quotidiennement, qui font désormais partie intégrante de notre dialecte tunisien, mais qui ne sont pas d’origine arabe.
Certains de ces termes résultent du passage français en Tunisie, ou bien d’une influence italienne ou espagnole, tandis que d’autres sont hérités du berbère ou du phénicien. En voici donc une première liste (triée par ordre alphabétique), en espérant pouvoir la mettre à jour assez régulièrement!
banou : pour dire bain, d’origine française
barwita : pour dire brouette, d’origine française
bisklét : pour dire vélo ou bicyclette, d’origine française
blassa : pour dire place, d’origine française
brikiyya : pour dire briquet, d’origine française
chmandifir : pour dire train, d’origine française (chemins de fer)
dacourdou : pour dire d’accord, d’origine française
farfatto : pour dire papillon, d’origine italienne (farfalla)
kartaba : pour dire cartable, d’origine française
kayyés : pour dire route, d’origine française (caillasses)
koujina : pour dire cuisine, d’origine italienne (cucina)
mékina : pour dire machine, d’origine italienne (macchina)
outil : (le « l » n’est pas muet) pour dire hôtel, d’origine française
qattous : pour dire chat, d’origine italienne (gatto)
raffey : pour dire réveil, d’origine française
sbadri ou sbèdri : pour dire espadrilles, d’origine française
talvza : pour dire télévision, d’origine française
tisèf : (dans la région de Bizerte) pour dire radio, d’origine française (TSF : l’ancienne appellation du radio, signifiant (il me semble) Télécoms Sans Frontières)
trinou : pour dire train, d’origine italienne (treno)
D’autres termes suivront dans une mise de jour de cet article, il fait que je trouve leurs origines exactes avant… n’hésitez pas à m’en lister d’autres!
6 déc 06
Cette année, comme par pur hasard, l’Aïd El Kébir (Aïd Al Idha) tombera un 1er janvier. Laissez-moi réfléchir pour pas que je dise des bêtises, mais il me semble que ça correspond avec le réveillon ! Mon Dieu ! Que feraient nos amis les tunisiens ? Ces petites natures pour qui la fête de fin d’année est plus qu’un rituel, une coutume, une preuve même de leur… bref.
Donc certes, les tunisiens vont faire ce qui leur a été prescrit dans le Coran, égorger leurs moutons, pas par conviction, mais par habitude, comme d’habitude, quoi ! Mais ce n’est pas grave, car cette année, il y aura au moins de quoi accompagner les centaines bouteilles de vin, de whisky, de vodka et de bières qui seront consommées à l’occasion du réveillon. Et oui, c’est ce qu’on appelle joindre l’utile à l’agréable. Un savoir faire typiquement tunisien.
Seulement attention, nous égorgerons les moutons, ils rendront leurs âmes et celles des hôteliers. C’est un coup dur pour le tourisme local auquel on ne songe qu’une fois par an, faute d’une meilleure cible en cette période de l’année. On verra sûrement des prix alléchants chez les agences de voyages. On ne va sûrement pas (ou peu) en profiter mais ça nous donnera de l’espoir… et l’espoir fera vivre les ivres.
Joyeuse fête de l’Aïd à tous !
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