Lisez dans mes pensées… à vos risques et périls !
En deux mots : J’annonce la 2ème Édition de Blogosphèrna que j’organise moi-même cette fois et dont le thème sera :
« Entrepreneuriat en Tunisie : Quelles opportunités & Quels obstacles pour les jeunes ? »
Voici un rappel des différentes étapes :
L’article de lancement publié par l’organisateur (le présent post) annonçant le thème. En l’occurrence : « Entrepreneuriat en Tunisie : Quelles opportunités & Quels obstacles pour les jeunes ? »
Chaque blogueur intéressé par le thème proposé rédige un article et le publie sur son blog avant la date limite, en ajoutant un commentaire (avec le lien de son article) sur la page Facebook et sur l’article de lancement de l’organisateur.
Son article doit également indiquer un lien vers l’article de lancement publié par l’organisateur de l’édition en cours.
Je rappelle aussi que vous pouvez participer avec des photos, notes Facebook…
Date limite de publication : jeudi 30 septembre
À la fin du mois, l’organisateur publie un article récapitulatif de l’édition qu’il a piloté (avec des liens vers tous les articles publiés autour du thème choisi) et annonce l’identité du prochain organisateur que je lui communiquerai moi-même.
Rejoignez la page Facebook et invitez vos amis blogueurs !
PS : Si vous voulez organiser une des prochaines éditions, avez une suggestion, une remarque, une proposition d’identité visuelle… alors n’hésitez pas à m’en faire part sur la page Facebook.
Chers blogueurs,
Chers lecteurs,
Voici donc le bilan de la 1ére Édition du mouvement Blogosphèrna au thème « Tunisie : Identité et Appartenance » et je suis fier de partager avec vous les 4 contributions qui constituent pour moi un très bon début ! Cette liste sera mise à jour à fur et à mesure que d’autres contributions sont publiées.
Je sais que plusieurs blogueurs voulaient participer à cette édition et ont trouvé le thème très intéressant, mais n’ont pas pu par manque de temps (Ramadhan, pression à la rentrée…). Ce n’est que partie remise, on vous attend pour les prochaines éditions !
Je remercie toutes les personnes ayant contribué d’une manière ou d’une autre à la naissance de ce mouvement, et j’annonce dores et déjà que j’organiserai moi-même la deuxième édition du mois de septembre. Un article de lancement suivra !
30 août 10
Pendant les 10 dernières années, il y a eu de plus en plus de jeux vidéo, de plus en plus sophistiqués, de plus en plus violents… Et tout ce que ça fait poser comme question c’est « Est-ce que ces jeux poussent les enfants et les adolescents à la violence ? »
Alors deux camps se font la guerre ; ceux qui disent que, indéniablement et selon les statistiques, le taux de violence est élevé chez les jeunes qui investissent ce genre de jeux et, de l’autre coté, ceux qui prétendent que ces jeunes-là, s’ils passent à la violence, c’est qu’ils en avaient les prédispositions (donc en gros ce n’est pas à cause des jeux vidéo, ce n’est qu’un déclencheur parmi d’autres).
D’abord, admettons que ça soit un déclencheur de plus dans leur environnement et que ça n’affecte que des jeunes qui manifestent déjà de la violence dans leur comportement mais qui ne se laissait pas voir avant. Alors avons-nous besoin de les pousser, en mettant à leur dispositions d’autres armes, d’autres moyens pour extérioriser cette violence de la pire façon qui soit ? Est-on capables de produire des jeux qui calmeraient la violence chez des jeunes intérieurement violents à la base, et développer d’autres compétences chez les autres ?
Mais bon, soit.
Pour moi la vraie question c’est : « Quel est l’impact des jeux vidéo violents sur la perception de la violence et de la souffrance chez les enfants et les adolescents ? »
Si en jouant à « GTA » ou à « Mafia II » (parmi les plus soft), je vais tuer un gars simplement parce que j’avais besoin d’une voiture, ou sur « Medal of Honor » je vais en tuer par milliers en quelques parties bien dynamiques comme ils aiment les qualifier, serais-je choqué, une fois adulte, en voyant tous ces crimes de guerre (pourtant réels), ces tueries, ce sang, ces souffrances ?
Ne les verrais-je pas plutôt comme légétime défense, un acte banal et insignifiant de quelqu’un qui a toutes les raisons de le faire ?
Silence absolu.
Dégage ! C’est ce qu’ils ont dit à plus de mille Roms pendant les 4 dernières semaines, en leur accordant une « aide spécifique » (attention !) ; 300€ par adulte, 100€ par enfant.
Ce que fait Sarkozy en ce moment (expulsion de Roms, déchoir de leur nationalité les fils d’immigrants qu’on n’aime pas…) je le qualifierai tout simplement d’un vide-grenier ; on se débarrasse de vieux objets (ne les traite-t-on pas comme tout sauf des êtres humains ?) qui ne nous ont pas coûté excessivement cher (relativiser les coût de la guerre et de la colonisation par rapport aux richesses qu’on en tire… tout est question de retour sur investissement !) et dont on ne s’en sert plus (on pourrait, mais ils sont largement rentabilisés)… Ils nous prennent même de la place ! A un moment où on voudrait redécorer la France avec un style plutôt épuré…
Vide ton grenier, Mr le voyou de la République.
26 août 10
Cet article est une contribution à la 1ère édition de « Blogosphèrna » organisée par Le blog d’un jeune tunisien et accessible également sur Facebook.
On pourrait introduire le sujet ainsi : Que répondriez-vous à un étranger qui vous demande de lui présenter la Tunisie en quelques mots ?
Le jasmin, dont le premier souvenir qui me vient à l’esprit est l’insistance irritante des vendeurs de bouquets lors des soirées d’été ?
Sidi Bou Saïd, dont très peu connaissent l’histoire, et qui n’existe que par le bleu et le blanc si chers au baron d’Erlanger depuis seulement 100 ans, écrasant derrière lui le religieux qui a donné son nom au quartier, comme l’histoire géopolitique de la montagne qui l’héberge ?
La médina, qui ne voit venir certains tunisiens que pendant les soirées du mois de Ramadhan ?
L’huile d’olive ? Le sud ? Le désert ? Les dromadaires ? Star Wars ?
C’est sans doute tout cela, mais pas uniquement, ni en premier lieu.
Je crois sincèrement que notre identité est un vrai puzzle dont il faut assumer la complexité. Une terre qui a vu passer tellement de peuples, de civilisations et de dynasties ; berbères, phéniciens, puniques (mariage de berbères, grecs, italiens, ibères…), romains, arabes, byzantins, abbassides, aghlabides, fatimides… (ouf !) et j’en passe ! J’allais presque zapper les français ! Sans oublier les religions qui allaient avec ; christianisme, islam, judaïsme…
Mais le cerveau humain est fainéant, on préfère une présentation en 3 mots (choisissez-en 3 au hasard de ceux que j’ai mentionné plus haut !) et au-delà des présentations, l’identité, au quotidien, c’est tout autre chose. Si on parle d’identité, c’est que l’être humain (ou l’être vivant en général, on peut observer ça chez les animaux) a cruellement besoin d’appartenance. Une sorte de lien avec son environnement qui lui apporte de la sécurité et des voies vers l’accomplissement et la reconnaissance sociale.
Alors pour appartenir à un groupe, il faut bien des points communs pour caractériser ce dernier, et on ne peut clairement pas dire que ce qui nous lire c’est le jasmin, l’huile d’olive, Star Wars… encore moins les dromadaires. Alors il nait ce que j’appelle :
Des mouvements dans lesquels on se sent unis et défendons la même cause (peu importe si cette dernière représente des valeurs et lesquelles) comme :
Y’en a (par milliers) qui défendent leur équipe favorite comme on défend sa patrie, on y consacre des heures et des heures… Un alibi qui permet d’appartenir à un groupe clairement défini, là où on ne se casse pas la tête à se poser des questions d’identité ; EST, CA, ESS, CSS, ST… c’est l’un ou l’autre, faut faire un choix !
Feuilletons, sitcom, buffets bien (trop bien) garnis, claxon-party tous les jours, personne n’arrive à bosser, c’est Ramadhan… Parfois ça n’a rien de religieux (pas la peine de vous affoler, je dis bien « parfois »), c’est surtout notre façon à nous de vivre ce mois, d’entretenir l’image de la marque « Ramadhan en Tunisie ».
C’est là où ça commence à devenir grave. A l’encontre de tout regard critique d’un comportement typique, il y a très vite un « A7na hakka ettwensa… » (« Les tunisiens, nous sommes comme ça… ») comme c’est confortable de maintenir le statu quo ! Un équilibre fait de toutes pièces ; bonne habitudes, mauvaises habitudes, absurdités, égoïsme… Mais c’est trop dangereux de le changer ; de quoi sera faite notre identité sinon ?
La Tunisie est un petit bout de terre d’un intérêt géopolitique inversement proportionnel à son étendue. Ce qui a favorisé la visite de plusieurs civilisations qui se sont donné les moyens de réaliser leur rêve ; conquérir et dominer le monde.
Notre identité est faite de tout ce qu’ils ont laissé au passage ; religions, langues, architectures, administration, couleurs, cuisine, exploitation…
Une identité complexe et fragile, avec laquelle il faut savoir composer, si l’on veut évoluer sans que les gens ne se sentent perdus ou menacés dans leur besoin d’appartenance.
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